Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 2 mai 2013

"Même s'il était animé de bonnes intentions, ce bourreau, on ne pouvait pas l'encadrer". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU BONHEUR
QU'IL TE RENDE FORCEMENT HEUREUX)

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COURTS RÉCITS AU LONG COURS (88/5)
pcc Benoît Barvin


   Tom Drake, agent du FBI, enquête sur une explosion qui a tué toutes les danseuses du "Blue Circle". Toutes? Non, l'une d'elles n'est autre que la petite amie de son collègue Peter Duncan. Mais quand Drake arrive à l'hôtel où réside ce dernier, c'est pour constater que la fille s'est suicidée.


5 

   Quelques heures plus tard, je fouillai en catimini la chambre de Doris. Elle l’avait louée un an plus tôt, quelque part sur Saint Charles road. Le moins qu’on pouvait dire, c’est que la fille ne roulait pas sur l’or. La pièce était un meublé et, à part une affiche de « L’ange Bleu », avec la sublime Marlène Dietrich, rien n’indiquait que l’occupante des lieux ait voulu y mettre sa touche personnelle. Je m’occupai également de ses différentes tenues – toutes très légères, à part ses habits « de ville » -, ainsi que de ses dessous – très nombreux et affriolants. 

   Doris avait du goût mais, en fouillant parmi ses papiers, je compris que c’était le patron du « Blue Circle » qui louait les tenues de scène. Car rien n’appartenait en propre à la jeune femme. Je me promis d’interroger Duncan à propos de Doris, curieux de savoir comment tous deux avaient pu se rencontrer et si leur histoire était sérieuse. 

   En fait, après une fouille méticuleuse, je dus me rendre à l’évidence : rien, chez cette fille, ne la différenciait des innombrables danseuses qui sévissaient dans les cabarets et les boîtes de Chicago. 

   "Alors pourquoi a-t-elle préféré se supprimer sur simple coup de fil plutôt que de faire front ?" me demandai-je, à la suite de Ness. 

   En revenant à l’appartement de Duncan, je passai par le commissariat central. Le divisionnaire n’était pas là mais les dossiers, dûment remplis, m’attendaient sur son bureau. Je me plongeai dans leur étude attentive, sous les yeux de son second, l’inspecteur Anton Korsakov – un grand échalas venu de la lointaine Russie. Il était installé en face de moi, face à une machine à écrire - une Underwood Typewriter - dont, manifestement, il ne savait pas se servir, si j’en croyais la «promptitude» avec laquelle il tapait sur les touches. "Tip... Top... Tip... Top..."

   Il ne me fallut pas moins de deux bonnes heures - avec en fond sonore les cliquetis de l'échalas sur les touches - pour éplucher la vie de toutes les malheureuses victimes du « Blue Circle », sous les regards lourds que me décochait à intervalles réguliers mon ange gardien. Chacune avait un parcours de vie qui  ressemblait, de très près, à celle de Doris. Des filles venues de tout l’état, fuyant la pauvreté des campagnes – et souvent des pères alcooliques. Elles tentaient de survivre à Chicago, d’abord en jouant les serveuses puis, rapidement, elles se retrouvaient à ôter leurs fringues sur la scène des différentes boîtes de la cité. Quand ce n’était pas pire. Point, barre. 

   Rien d’original, pourtant, aucun vrai contact avec la pègre. Rien que de petites souris qui s’agitaient lascivement pour le bonheur de mâles qui, très vite, les rejetaient, une fois qu’ils les avaient essorées. 

   - Alorrs, agent spécial ! fit Korsakov, me sortant brutalement de mes ruminations. Vous vous donnez bien du mal pourr de simples putes, vous ne crroyez pas ? Elles n’en valent pas le coup. 

   Je refermai le dossier, relevai la tête et croisai le regard méprisant du Ruskov. Ness m’avait confié une mission - ma première mission -, et il n’était pas question que je la loupe en cédant à mon esprit chevaleresque. Au lieu de démolir le type - ce n'était pas l'envie qui m'en manquait -, je lui souris, me levai, enfilai mon pardessus et, en passant devant lui, je lui rectifiai le nœud de cravate en grognant. 

   - Ce n’est pas mon avis, inspecteur. Ces « putes », comme vous dites, ont été dessoudées d’une manière abominable. Je coincerai le ou les salauds qui leur ont fait ça – quels qu’ils soient -… et je le leur ferai payer ! 

   J’eus la joie mauvaise de voir pâlir d’un coup le visage de mon interlocuteur. 

(A Suivre)

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(L'Étreinte amoureuse du Capitalisme
mondialisé était un peu poussée)


ilustrato.com

De pire en pire
 Évariste

   (...) Commençons par une bonne nouvelle : le mariage pour tous est passé ! Mais nous avons vu ce dont était capable la réaction : la connivence droite-extrême droite, la complaisance avec la violence des milices d’extrême droite, notamment religieuses. Ne nous y trompons pas : l’opposition au mariage pour tous est une première étape du rassemblement réactionnaire dans un pays où la gauche est minoritaire. Nous rappelons notre analyse du premier tour de la présidentielle de 2012 qui montre la gauche largement minoritaire et comment la victoire de François Hollande n’a été possible que parce la gauche s’est rassemblée et que les droites sont restés divisées.

   Malheureusement, François Hollande n’a pas eu la stratégie voulue pour maintenir et développer le rassemblement de la gauche qui s’était réalisé au deuxième tour de la présidentielle. Pire, il a décidé un virage à droite en appliquant la politique du Medef, qui n’en demandait pas tant. Appliquant à la lettre la stratégie du club Terra Nova d’abandon des couches populaires ouvriers et employés (53 % de la population), il parie sur le fait que ces couches continueront à s’abstenir massivement (l’abstention est le premier choix de ces couches sociales loin devant les choix - dans l’ordre -FN, PS, UMP et Front de gauche en 5e position). 

   Il parie sur la sur-mobilisation des couches moyennes intermédiaires (24 % de la population) et des cadres salariés (15 %). Mais cette stratégie présidentielle produit la désespérance et favorise la droite et l’extrême droite comme l’a montré l’élection partielle de l’Oise en mars 20131.
   
   François Hollande décide même de malmener la gauche de gauche. Il a donné 5 mois à la réaction pour mobiliser contre le mariage pour tous mais seulement trois semaines à la gauche de gauche pour déployer sa mobilisation tant sur le traité budgétaire que sur la « loi Medef » sur la sécurisation des licenciements. Celle-ci est donc obligé de se rebiffer. L’aile gauche du PS renâcle et Gérard Filoche, qui s’est bien battu contre la loi Medef sur la sécurisation des licenciements, a même été demandé comme conférencier par des assemblées citoyennes du Front de gauche ! 

   Le Front de gauche décide de manifester le 5 mai pour la VIe République pour exprimer son ras le bol de la stratégie de François Hollande. Il sera rejoint par une minorité de militants d’EELV-les Verts. Car sur le plan économique et social, c’est de pire en pire. Le numéro de 117 de Respublica a montré l’attaque en règle de la protection sociale par l’ordolibéralisme au pouvoir.

   L’oligarchie capitaliste a d’abord tenté de régler la crise du capitalisme (baisse du taux de profit dans l’économie réelle) par le développement de la spéculation internationale. Puis, elle a réussi à enrayer l’écroulement bancaire et financier privé en faisant appel à l’argent public contrôlé par les amis des oligarques à la tête des États. La dette publique, déjà mise à mal par les cadeaux fiscaux aux rentiers et aux revenus des couches aisées et riches, s’est alourdie en venant sauver les institutions bancaires et financières internationales. 

   Alors, pour financer la dette publique, les oligarques ont décidé que ce sont les salariés des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires qui paieront la note via les politiques d’austérité. Ces politiques d’austérité basées sur la baisse des dépenses publiques ont comme conséquence de diminuer les recettes fiscales des États d’un montant supérieur à la baisse des dépenses publiques. L’effet multiplicateur joue à fond et oblige les oligarques à redoubler d’intégrisme dogmatique en demandant un nouveau tour de vis austéritaire.

   Cette évolution touche la majorité des pays de la zone euro puisque nous savons aujourd’hui qu’entre mars 2011 et septembre 2012, la dette de la zone euro a augmenté de 86 à 90 % et que les capacités de production baissent dans la plupart des pays européens. Il est à noter que nous voyons de plus en plus l’intégrisme ordolibéral européen (version extrémisée du néolibéralisme mondial) verser dans la spirale austéritaire alors que les politiques des Etats-Unis, du Japon et des BRICS (pays émergents) sont moins extrémistes. (...)
Suite sur:
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"Hum... J'ai hâte de savoir quelles
excellentes nouvelles Tu Quoque 
nous a concocté..."


Coby Whitmore

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"Pour l'audition du roi...
C'est où?
- Et ben, heu... SHRAKK!!!"

Laissez tomber le roi, 
embauchez un acteur

Arnon Grunberg
Traduction : Leslie Talaga

   (...) Le 30 avril 1980, Beatrix a succédé à sa mère, la reine Juliana des Pays-Bas. Ce jour-là, de violentes émeutes ont éclaté à Amsterdam. Sous le slogan “Geen woning, geen kroning” [Pas de toit sur nos têtes, pas de couronne sur la vôtre], des squatteurs et des anarchistes s'étaient indignés contre le couronnement de la nouvelle souveraine et la crise du logement que traversait le pays.

   J'avais 9 ans et j'ai tout regardé à la télévision avec ma mère. Les bombes fumigènes et la police anti-émeutes m’ont davantage marqué que le couronnement lui-même. Mon père était aussi peu impressionné par les manifestants que par la reine, et il a passé la journée plongé dans sa collection de timbres.(...)

   (...) Mes parents, des juifs allemands qui avaient fui la Hollande dans les années 1930, n'étaient pas vraiment du genre royalistes. Ma mère avait toutefois un faible pour les familles royales et surtout pour les scandales qui accompagnent les monarchies.

   Et avec la reine Juliana, elle a eu sa dose de scandales. L'époux de la souveraine, le prince Bernhard, était un sacré coureur de jupons, qui a engendré Dieu sait combien d'enfants illégitimes. Il a aussi été accusé d'accepter des pots de vin de la part de Lockheed [Lockheed Martin, une entreprise de défense] dans les années 1970, ce qui l'a contraint à abandonner son rôle d'inspecteur général des forces armées néerlandaises.

   En revanche, le règne de la reine Beatrix, qui a duré 33 ans, a dans l'ensemble été exempt d'esclandres. Le principal accroc qu'a subi la réputation de la monarchie reste le mariage de son fils aîné, Willem-Alexander, – qui succède à sa mère le mardi 30 avril – avec la fille de Jorge Zorreguieta, qui était le secrétaire d’Etat argentin à l'Agriculture pendant la dictature militaire et qui était sûrement au courant des disparitions systématiques qui ont eu lieu pendant la “guerre sale”. (...)

   (...) Actuellement, les personnes qui voudraient se débarrasser de la monarchie ont relativement peu d'influence. Le Parti socialiste est trop petit pour faire le poids et la Nieuw Republikeins Genootschap (NRG, Nouvelle société républicaine) donne une impression de somnolence et globalement de maladresse. Ce n’est guère étonnant comme observation. Pourquoi, après tout, dépenser autant d'énergie pour s'opposer à une performance artistique ?

   Peut-être parce que la rémunération pour ce type de performance artistique est un peu inhabituelle. Le futur roi des Pays-Bas, Willem-Alexander, reçoit un salaire annuel non imposable de plus d'un million de dollars [825 000 €], ainsi qu'une indemnité de 5,7 millions de dollars [4,4m€] “pour les coûts liés à son personnel et à ses dépenses matérielles”. Son épouse, Máxima, reçoit également un salaire non imposable de 425 000 dollars [327 000 €] et environ 750 000 dollars [574 000 €] supplémentaires pour ses faux-frais.

   Ces sommes sont un peu excessives à l'heure où les Pays-Bas ont imposé des restrictions drastiques aux subventions publiques dédiées aux autres formes de théâtre. Il est vraiment archaïque de la part de la famille royale d'essayer d'échapper en douce aux mécanismes du marché et à la méritocratie.(...)

   (...) Maintenant que les théâtres, les opéras et les musées ne peuvent exister sans le soutien de sponsors, il est peut-être temps pour les Néerlandais de se résigner à avoir une famille royale qui, pendant les visites et les cérémonies officielles, glissera subtilement que l'événement peut notamment avoir lieu grâce au soutien de Shell. Ou Pfizer, d'ailleurs. A l'heure de la mondialisation, la famille royale ne devrait pas forcément être sponsorisée par des entreprises néerlandaises.

   Et si, à partir de maintenant, on organisait des auditions pour les rôles du roi et de la reine, n'est-ce pas une bonne idée ? On trouverait sûrement des candidats bien plus doués que les membres actuels de la royauté et ils seraient prêts à remplir ces fonctions pour une fraction des salaires qu'ils perçoivent. (...)

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Luc Desle

samedi 10 novembre 2012

"Cet admirateur de Dieu, quand il le rencontra, ne le reconnut pas." Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE NE TE DONNE RIEN
ET C'EST DÉJÀ BEAUCOUP)

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"La route pour l'Ouest sauvage, je vous prie...
- Pardon?"


Broken Arm.
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"Maman... T'es zomosexuelle?
- Que dans l'intimité, ma chérie...
- Ouf, tu me rassures, je croyais
que tu l'étais tout le temps..."

verocomtois.com

Mariage homosexuel : 
le PS répond à l'Eglise catholique

   Erwann Binet, rapporteur PS du projet de loi sur le mariage homosexuel, répond au discours de l'Eglise catholique dans une interview au "Journal du dimanche" du 4 novembre.

   A propos du discours de l'Eglise, opposée au mariage homosexuel, Erwann Binet souhaite "que les chrétiens, comme tous les Français, ne cherchent pas à imposer leur vision de la famille à la société".

   "Qu'ils ouvrent les yeux sur les familles d'aujourd'hui qui font cette société, des familles monoparentales, homoparentales, recomposées (...) Je pense donc essentiel que les parlementaires que nous sommes s'assurent que toutes ces formes de familles puissent avoir les mêmes droits", souligne-t-il.(...)

   Erwann Binet estime aussi que l'UMP réclame des états généraux à propos du projet de loi sur le mariage homosexuel parce qu'elle n'a "pas beaucoup d'arguments" pour s'opposer au texte.

   "Depuis trois ou quatre mois, l'UMP réclame des états généraux, une commission spéciale... Je vais être dur, mais ces gens-là n'ouvrent la bouche que pour demander des débats sans y prendre part", déclare-t-il. Le débat est, selon lui, "ouvert, et c'est une hypocrisie de dire qu'il n'a pas lieu. Tout ça démontre que, derrière, il n'y a pas beaucoup d'arguments".

   Interrogé sur les amendements qu'entendent proposer les parlementaires socialistes "notamment sur l'assistance médicale à la procréation", le député de l'Isère estime que celle-ci "est une suite logique du mariage et de l'adoption". "C'est accorder une stabilité et une protection supplémentaires aux couples de même sexe et aux enfants élevés par ces couples qui sont de plus en plus nombreux", explique-t-il. (...)
Lire sur:


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"Il faut que je tienne la tringle de la douche
pour l'empêcher de tomber? OK. Pendant
combien de temps?
- Oh, un certain temps..."


Joan Crawford photographed by Elmer Fryer, 1931


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"Quoi, l'Europe? J'm'en fous, d'l'Europe!
P'tain, 4 ans de plus!
Je kiffe grave..."


Obama, un allié sans éclat
Eric Maurice 

   (...) C’est un fait entendu, Barack Obama symbolise un tournant, celui d’une Amérique qui ne sent plus d’affinités avec le Vieux continent. Né à Hawaï d’un père africain, ayant grandi en Indonésie, Obama préside un pays dans lequel la part de la population hispanique, noire et asiatique est en augmentation constante. Et même le candidat républicain, certes élu de Nouvelle-Angleterre, mais mormon, n’a plus grand-chose à voir avec cette élite WASP (blanche, anglo-saxonne et protestante) qui a donné le ton de la politique intérieure et internationale pendant des décennies.

   Pendant ce premier mandat de Barack Obama, l’Europe aura dû gérer deux héritages : celui des guerres d’Irak et d’Afghanistan, et celui de la crise des subprimes qui a éclaté en 2007. Au prix de quelques vigoureux débats internes (qui ont fait tomber un gouvernement aux Pays-Bas) et tensions au sein de l’OTAN, la plupart des pays européens ont engagé ou terminé leur retrait d’Afghanistan, sans que cela ne remette en cause leur lien à l’Amérique ou l’unité de l’UE, comme cela avait été le cas en 2003 avec la guerre en Irak.

   En revanche, la crise des subprimes, qui s’est muée en crise des banques, de la dette, des économies et des sociétés, est un héritage beaucoup plus lourd. Malgré de nombreuses réunions du G8 et du G20 et de multiples coups de téléphone d’Obama aux dirigeants européens, aucune gestion en commun efficace n’a semblé pouvoir se mettre en place. Et, même si le dollar et l’euro ont une influence réciproque sur leur santé, Washington et la zone euro n’ont pas engagé de politique monétaire concertée, notamment vis-à-vis du yuan chinois.

   Pour le reste, Barack Obama, qui a géré les relations transatlantiques par vidéoconférence, a su être aux côtés des Britanniques et des Français lors de leur intervention en Libye, fournissant les équipements militaires qui leur faisaient défaut et leur évitant ainsi un enlisement humiliant. Mais il a laissé les Européens quasiment seuls dans les négociations sur le changement climatique, et aura contribué à faire perdre à la planète quelques précieuses années. 

Lire sur:


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Benoît Barvin

lundi 9 avril 2012

"Cet ancien tortionnaire avait une peur bleue des piqûres". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE BONHEUR A MILLE VISAGES.
LE MALHEUR UN SEUL)

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( La favorite du Soleil s'apprêtant à envoyer 
un joli cadeau à la gentille industrie solaire allemande)
Eclipse sur le solaire
(Ah ces honteux jeux de mots laids!)
Stefan Schultz

   (...) Il n'y a pas si longtemps, Q-Cells faisait figure d'entreprise d'avenir. Il fut un temps où cette société était le plus grand fabricant de panneaux solaires au monde. Même en pleine tempête financière, Q-Cells passait pour une entreprise profitable et un bon investissement.
   C'est autour de son site de production à Bitterfeld-Wolfen, dans une ancienne région du charbon en Saxe-Anhalt, que s'est développée la "Solar Valley" [Sonnental en allemand] ainsi baptisée en référence à la Silicon Valley de Californie.
   Fragilisée depuis un certain temps, la Sonnental traverse ses heures les plus difficiles avec la faillite de Q-Cells. Le champion de l'énergie du futur pourrait bien ne plus avoir d'avenir du tout : en 2011, Q-Cells a enregistré 846 millions d'euros de pertes. La "Solar Valley", où travaillent encore près de 2 200 employés de Q-Cells, pourrait bien être victime de coupes claires. (...) 
   (...) Cette faillite est un nouveau choc pour l'industrie solaire allemande. Q-Cells est la quatrième entreprise du secteur à déposer le bilan et sa disparition pourrait fortement augmenter la dépendance des fabricants de panneaux solaires allemands de leurs concurrents asiatiques. Et cela, en dépit des milliards d'euros d'aide distribués par le gouvernement et alors que l'énergie solaire devient progressivement compétitive.
   Et ce n'est pas tout, car le processus s’accélère. En décembre 2011, ce sont deux géants du secteur qui ont disparu : le berlinois Solon et l’entreprise d’Erlangen [en Bavière] Solar Millenium. Une société indienne, Microsol, a repris le cœur de métier de Solon et continue d'employer 400 des 1 000 employés de Solon. La faillite de Solar Millenium a affecté des milliers de petites entreprises. (...)
Lire sur:


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"Alors, tête de pioche,
ça t'fait quoi, d'êt' subversif?
- Une belle jambe...
- Vérolée?
- Ahaha... T'es un rigolo, toi!"
Shakespeare, 
dernière victime de la censure


   (...) Macbeth, ce général écossais qui, avec l'aide de son épouse et de sorcières, assassine son roi pour se hisser sur le trône, menacerait-il aussi, quatre cents ans après sa création par le dramaturge anglais, l'unité du royaume thaïlandais ? Oui, si l'on en croit la décision rendue le 3 avril par le bureau de la censure. Il a tout bonnement interdit la projection de Shakespeare Must Die [Shakespeare doit mourir] du réalisateur Ing K sous prétexte que le film est susceptible de diviser la population, lit-on dans le Bangkok Post. L'adaptation, transposée dans un contexte contemporain et dans l'esprit d'un film d'horreur, avait pourtant reçu en 2010 des financements de la part du ministère de la Culture. (...)

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(En prison, cette tenue pour col blanc
était un piège...)
Cours de savoir-vivre carcéral 
pour cols blancs
Michael Rothfeld 
   (...) Garett Bauer a gagné 10 millions de dollars en monnayant des tuyaux sur la Bourse. Dernièrement, après un douloureux revers de fortune, il s'est aperçu que c'était surtout sur la vie en milieu carcéral qu'il avait besoin de tuyaux. Conseillé par d'anciens détenus, il a appris qu'il ne fallait surtout pas répondre aux provocations d'un autre détenu qui chercherait la bagarre mais au contraire se mettre immédiatement en position fœtale sur le sol. Contracter des dettes ou vouloir donner son avis sur le choix des programmes télé est à proscrire. "Je vais devoir tout apprendre", explique M. Bauer, un ancien trader de 44 ans qui, en mai prochain, devrait être condamné à onze ans de prison pour délit d'initié.
   La multiplication des arrestations à Wall Street pour délit d'initié a engendré l'essor d'un nouveau secteur : les cours de savoir-vivre en milieu carcéral. Les prisons étant de plus en plus surpeuplées, ce secteur est florissant et les anciens cadres supérieurs sont prêts à dépenser des fortunes pour apprendre comment gérer au mieux les fouilles au corps et amadouer un compagnon de cellule tatoué appelé Bubba.
   M. Bauer a reconnu en décembre dernier devant une cour fédérale du New Jersey avoir participé à une gigantesque arnaque ayant rapporté 37 millions de dollars pendant dix-sept ans alors qu'il travaillait pour plusieurs fonds spéculatifs à Manhattan. Il a plaidé coupable pour infraction à la législation boursière avec préméditation, blanchiment d'argent avec préméditation et obstruction à la justice.
   L'apprentissage des futurs détenus passe évidemment par celui de l'argot carcéral, qui peut s'avérer incompréhensible pour le néophyte. Certaines sociétés de consultants ont même des sites Internet très impressionnants. "J'ai aidé des centaines de types pendant mes dix ans au placard, de 1998 à 2007", peut-on lire sur le site de Larry Levine, le fondateur imposant de Wall Street Prison Consultants. "Et maintenant, à mon tour de vous aider !"
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(La mode du déguisement en éléphant du PS
battait son plein)
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Benoît Barvin

mercredi 7 décembre 2011

"Pris d'une envie pressante, le Résident leva la patte... oubliant que se trouvait, près de lui, sa consoeur teutonne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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"Prostituée soft? Non, potiche, tout simplement... Pourquoi?"
Miss France 2011, Laury Thilleman tentera de ramener le titre suprême dans l'Hexagone. 
La France n'a plus remporté de titre de Miss Univers depuis la 2e édition du concours
 et Christiane Martel... en 1953. (Darren Decker/HO/Miss Universe Organization)


L'abolition de la prostitution 
au menu de l'Assemblée

    (...) Cette résolution, qui "réaffirme la position abolitionniste de la France en matière de prostitution" (et de sexe?) vise à "battre en brèche les idées reçues qui laissent accroire que sous-prétexte que la prostitution serait 'le plus vieux métier du monde', elle est une fatalité" (ben... heu... si vous le dites...), expliquent ses auteurs.
   Elle est présentée par la député PS Danielle Bousquet, qui a présidé une mission d'information parlementaire sur la prostitution en France, le député UMP Guy Geoffroy, rapporteur de la mission, et tous les présidents de groupes à l'Assemblée (Oh unanimisme triomphant concernant une question qui ne touche pas, en profondeur... heu... le Peuple Français...).
   Guy Geoffroy justifie cette résolution en affirmant qu'il "fallait une étape importante, symbolique et solennelle" dans la lutte contre la prostitution.
   Le texte précise que les principes abolitionnistes, adoptés par la France en 1960, "doivent être proclamés haut et fort à une époque où la prostitution semble se banaliser en Europe". (...)
Lire le long article sur:

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"On va leur dire ce qu'on pense réellement de leur dégradation, 
à nos amis de Standard & Poor's"

La France est plus sévèrement 
menacée par Standard & Poor's

   (...) La France a été le pays le plus sévèrement menacé (Oh Non! Ce n'est pas possiple! Mais que fait le Résident?) lundi 5 décembre par l'agence de notation Standard & Poor's, qui envisage (qui va?) d'abaisser de deux crans la note attribuée à sa dette, actuellement "AAA", sur fond de croissance décevante.
    L'agence a placé cette note sous "surveillance négative", parmi 15 des 17 pays de la zone euro, tous menacés de voir leur note abaissée.
   Mais là où la France se distingue négativement, c'est qu'elle est le seul pays des six pays "AAA" (la meilleure note possible) pour lequel S&P envisage un abaissement de deux crans (deux crans!!!).
   La "surveillance négative" signifie qu'il y a plus d'une chance sur deux pour que lors des trois prochains mois, la note de la France passe à "AA+" ou "AA" (Aie, Aie, Aie!!!).
   S&P a un calendrier serré, puisqu'elle veut "conclure sa surveillance aussitôt que possible après le sommet européen du 9 décembre" (tiens, pourquoi? Pour peser sur le sommet, peut-être? Non, nous avons décidément trop mauvais esprit...). (...)


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(Agnan, le premier de la classe du "Petit Nicolas" avait fait du chemin.
Mais il était toujours aussi faux c...)
François Baroin veut une règle d'or 
avant l'élection présidentielle
(tiens, pourquoi? Pour lier les Socialistes?)

   (...) Le ministre du l'Economie (Allemande?) appelle à "l'union nationale" (de la con..., mais y'a d'autres vocables, hein?) pour faire voter au Congrès (les deux chambres réunies, l'UMPS dans un baiser qui tue?) une règle d'or renforcée et sévère (ah, cette sévérité qu'on impose aux autres mais pas à soi!). (...)

(Temps Réel... On croit cauchemarder, mais non! 
Le Nouvel Obs ne s'est jamais mouché dans du papier toilettes)

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Propos entendus, par hasard, avant la représentation 
de "L'Opéra de Quat'sous" de Bertolt Brecht.

"Ya, Ya, che le diens bar ze que du zais...
Ahaha..."

Luc Desle (avec l'appui de Jacques Damboise)
deux affreux Deutschlandophobes, évidemment...

vendredi 25 novembre 2011

"Uniquement par lassitude, échange Banquier pourri contre Politicien véreux ". Benoît Barvin in "Annonces déclassées".

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"Vous voulez voir un conseiller de la Banque de France?
Voyons voir... Vous allez tout droit puis, au bout,
vous tournez à droite, puis tout de suite à gauche...
vous prenez un taxi qui vous conduit à l'aéroport...
vous prenez le premier avion venu et allez dans
cette île... qui... bref, une île paradisiaque. Là, vous...
- Heu... Merci, finalement je ne crois pas que c'était une bonne idée"


univers-l.com
(La Banquière. Romy Schneider)


28 octobre 2011
Sarkozy, plus c’est gros 
plus ça passe (suite…)
Jean-François Couvrat

   (...) La fatigue due à cet interminable « sommet » européen explique probablement cet ultime dérapage présidentiel, témoin lui aussi de sa prétention à décider de tout, même de ce qui lui échappe :
   « J’ai demandé au gouverneur de la Banque de France de recevoir dans les jours qui viennent la totalité des banquiers français pour les interroger sur le plan de recapitalisation qu’ils mettront en œuvre (…). Nous demanderons aux banques françaises que la quasi totalité de leurs dividendes serve à l’augmentation de leurs fonds propres plutôt qu’à la rémunération de leurs actionnaires (…). Le gouverneur veillera à ce que la pratique des bonus et celle des rémunérations rentre enfin dans une pratique normale… »
   Le problème est que le statut de la Banque de France, réformé en 1994 lorsque Nicolas Sarkozy était ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, stipule expressément ceci :
   « Dans l'exercice des missions qu'elle accomplit à raison de sa participation au Système européen de banques centrales, la Banque de France, en la personne de son gouverneur ou de ses sous-gouverneurs, ne peut ni solliciter ni accepter d'instructions du Gouvernement ou de toute personne. (Ben zut, alors, le Résident il avait oublié...)»
   Au lieu de solliciter indûment le gouverneur, et faire semblant d’agir à travers lui, Nicolas Sarkozy aurait peut-être pu envisager les mesures législatives qui s’imposeraient aux banques – car cela, il le peut (car qui peut peu ne peut pas?). (...)


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(Réponse au slogan des écologistes
'Vous n'imaginez pas le pouvoir de l'écologie':
NON... et je me trompe rarement)

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Pourquoi je ne voterai pas 
pour Eva Joly en 2012
Le Yéti voyageur à domicile

   (...) Il y a une autre façon de juger des convictions d'une personnalité politique et du groupe qui la soutient : c'est la différence entre les intentions proclamées et le comportement dans la vraie réalité.
   Prenons les votes du groupe écologiste au Parlement européen depuis 2009 (seul endroit où ils sont à ce jour significativement représentés) :
   20 octobre 2010 : vote (avec la droite ! ) d'une résolution précisant que « le financement des pensions [de retraite, ndlr] ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés ».
   13 octobre 2011 : vote (avec la droite ! ) d'une résolution demandant « la mise en place d'un mécanisme plus rapide et plus strict qui permette à la Commission de faire respecter l'acquis relatif au marché unique dans les États membres ».
   Enterrement en grande pompe de la retraite par répartition, ode au « marché unique » et reconnaissance de la toute puissance d'une Commission européenne affranchie de tout droit de véto parlementaire ? (bon, on n'a pas vraiment compris pourquoi l'auteur ne votera pas pour Joly, qui paraît plus droite - hem - que ses petits camarades, mais le rappel des faits était digne d'être signalé...) (...)
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"Hé-M'Dame-Ch'uis-Pas-Là-
Pour-Te-Torcher-Les-Fesses-Moi!
-Huhuhu... Ces nouvelles auxiliaires de vie 
ont vraiment de l'humour"


Retraités abandonnés : 
l'auxiliaire de vie avait oublié qu'elle travaillait
(Le chapeau, comme d'hab', chez les journalistes
intègres est légèrement put...
Le Parisien aurait pu parler de l'impéritie
de la Direction, par exemple.)

   (...) Au lendemain du scandale de la maison de retraite de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire pour mise en danger de la vie d'autrui et délaissement. Dans la nuit de mardi à mercredi, soixante et onze pensionnaires de la résidence pour personnes âgées "Le Sourire" ont été littéralement abandonnées par le personnel et secourues par la police.
   Les deux employées au statut de femmes de ménage, qui assuraient le service de jour, ont quitté les lieux à 19 h 30 sans attendre l'arrivée de la relève (la fatigue d'être sous-payée et considérée comme de la m... expliquant peut-être certaines réactions...) et les deux femmes de la nuit ne sont jamais arrivées. 
   Mercredi, les policiers du commissariat de Poissy ont entendu de nombreuses victimes particulièrement choquées par cette expérience. Ils ont aussi entendu les deux femmes qui devaient travailler ce soir-là. La première, agent hôtelier, avait prévenu de son absence dans la matinée (qu'a fait la direction de l'établissement pour pallier à cette carence?). Elle s'était mise en arrêt maladie parce que son enfant était souffrant (quoi?! Les enfants du petit personnel ont également une vie? Scandale...). La seconde, une auxiliaire de vie vacataire, âgée de 44 ans, en poste depuis début novembre, soutient qu'elle avait tout bonnement oublié qu'elle travaillait (pour un salaire de misère et aucune considération... qui ne comprend pas?). Et son téléphone portable n'était pas en réception. 
   La suite de l'enquête devrait permettre de mettre en lumière les différents niveaux de responsabilité dans ce grave dysfonctionnement (dont, le premier, est dû à la direction... Mais ce qu'on en dit, nous, hein, affreux marxistes...).

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"Quoi, mon nom me convient bien?
Quoi ça, je réagis au quart de tour comme une gonzesse?
T'es qui, Toi, d'abord? 
Viens ici qu'on s'explique entre mecs!"


Noah : Douillet et l'Espagne (rien que ça) en colère
Nicolas Rouyer avec AFP

   (...) Les condamnations sont vives après les déclarations de Yannick Noah dans Le Monde.
   Ils ont en commun d'avoir longtemps figuré (ou de figurer encore) dans la liste des sportifs préférés des Français. Mais, sur la question du dopage, Yannick Noah et David Douillet ne sont pas vraiment en accord. Le ministre des Sports, très protocolaire, a pris la parole samedi soir, dans le 20-Heures de France 2, pour réagir à l'édito du franc-tireur chanteur publié dans Le Monde daté de samedi et dans lequel il milite pour une légalisation du dopage, par équité sportive.
   "Ce sont des propos graves et irresponsables. C'est un sujet extrêmement lourd (heu...), on parle ici de tricherie (ben non, si c'est légalisé...) et de santé publique", a insisté l'ancien judoka, qui a dit être "la preuve vivante qu'on peut gagner sans se doper" (heu... dopé aux pièces jaunes, peut-être?). (et blablabla...)

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Luc Desle