Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 5 septembre 2014

"L'Association Cacafouillas s'intéressait aux actions des hommes politiques". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS PAS DU TEMPS 
QU'IL TE FASSE CRÉDIT)

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(La fille de l'eau n'était pas un mythe)


Nobuhiko Ôbayashi , emotion 1966

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(Danseuse indienne exécutant 
la danse de l'évacuation)



IRAK

L'Inde forcée 
d'évacuer ses ressortissants...

   (...) Avec l'aggravation de la situation qui frappe l'Irak, l'Inde a décidé d'évacuer ses ressortissants. Un navire de guerre indien a été déployé dans le golfe Persique et est maintenu en état d'alerte tandis que l'armée de l'air indienne a mobilisé des avions de transport lourds C17 et C-130J Super Hercules, en prévision d'une évacuation imminente. Les résidents indiens habitent surtout dans les villes de Najaf, Karbala et Bassora. 

    Mais, ils sont plus de 10 000 travaillant en Irak et qui veulent revenir. 39 ressortissants indiens sont par ailleurs toujours détenus en otages à Mossoul. Le navire de guerre envoyé par Delhi est un destroyer lance-missile INS Mysore. Un cabinet de crise a été formé à Delhi. A la question de savoir si le gouvernement indien avait engagé des pourparlers avec ses voisins régionaux pour libérer les 39 otages, le Ministre des affaires étrangères indien, Sushma Swaraj a répété que le gouvernement avait frappé à toutes les portes : "les portes avant, les portes arrière et les trappes". 

   46 infirmières indiennes sont aussi bloquées dans le campus universitaire de Tikrit loin du centre ville où auraient lieu de violents combats menés par les forces gouvernementales irakiennes. 100 ressortissants indiens demeureraient au cœur de la zone de conflit en Irak, principalement dans les régions du Nord qui ont été envahies par les djihadistes et où s'est formé un califat sur la frontière syro-irakienne. 

   Il y a quelques jours 17 Indiens ont été évacués par hélicoptère de la zone de conflit de Samarra. Enfin, des fonctionnaires indiens ont été envoyés en Irak pour favoriser le rapatriement de leurs concitoyens et une réunion houleuse de tous les ambassadeurs ou consuls indiens du Golfe a eu lieu aux Emirats./03.09/ ML.


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(La pluie...
Toujours recommencée)



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Luc Desle

lundi 18 août 2014

"C'est au kilo qu'elle voulait vendre sa tendresse, la grosse péripatéticienne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"..

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA NUIT EST FAITE POUR DORMIR,
PAS POUR  TE SOUVENIR
DU JOUR PASSÉ)

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"Oui, alors je lui ai dit que... 
Comment? Tu trouves que j'ai de jolies fesses?
Mais comment tu sais ça, toi?
- Oh comme ça... Disons, une intuition..."


Photo: André de Dienes

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(Soldat français montrant le maniement
des armes destinées aux Kurdes)



IRAK

Les armes françaises, 
symbole d'une Europe 
qui se réveille ?

PAUL GRISOT ET CAROLIN LOHRENZ

   (...) La France s'est placée en tête de la mobilisation européenne contre les djihadistes et livre des armes aux Kurdes en Irak. Cette mesure vise à "répondre aux besoins urgents exprimés par les autorités régionales du Kurdistan", a indiqué l'Elysée, sans toutefois préciser la quantité et la nature des armements livrés.

   Cette décision a impressionné la presse outre-Rhin, où le gouvernement et l'opposition sont unis dans leur hésitation : "Paris, lui, arme les Kurdes en Irak", titre la Süddeutsche Zeitung au lendemain de l'annonce de François Hollande de soutenir avec du matériel de guerre le combat des peshmergas – les combattant kurdes – contre l'Etat islamique (EI) en Irak. 

   "L'Allemagne polémique, la France agit", constate en une le quotidien berlinois Die Welt. Mardi, Berlin a déclaré qu'il livrait déjà du matériel non létal à l'Irak et continue depuis à "ne pas exclure des livraisons de matériel de guerre", tandis que le Royaume-Uni et la République tchèque se mobilisent pour aider les combattants kurdes.

   D'après la presse britannique, Londres aurait de son côté envoyé des officiers des forces spéciales (SAS) la nuit dernière, aux côtés des "instructeurs" américains envoyés par Obama. D'après The Times, "les officiers du SAS [britannique] sont dans la région, et envoient des informations à Londres".

   Le Premier ministre David Cameron a expliqué le 13 août qu'une mission de sauvetage des réfugiés était à l'étude, et que "la Grande-Bretagne y jouerait un rôle", sans dévoiler davantage de détails.

   "Pas un mot sur les Forces spéciales, alors que les [hélicoptères de transport de troupes] Chinooks de la RAF rejoignent les avions de chasse pour des missions de sécurité au-dessus de l'Irak", regrette le quotidien de gauche The Independent, qui déplore le manque de transparence du gouvernement au sujet de l'opération militaire qui s'annonce.

   Des appels ont été lancés "pour que le Royaume-Uni suive la France en armant lui-aussi les combattants kurdes", explique The Independent. Ce à quoi David Cameron s'est contenté de répondre que, "concernant les munitions que [les combattants kurdes] veulent obtenir, la Grande-Bretagne joue un rôle pour les aider à les obtenir".

   "L'Europe se réveille", titre pour sa part Die Presse en Autriche. Mais si "la France, comme première dans l'UE, s'est enfin résolue à soutenir les Kurdes en Irak, cela sera-t-il suffisant?" s'interroge le quotidien viennois.

   "L'Europe ne veut plus rester spectatrice du massacre qu'une meute de barbares extrémistes inflige aux Yézidis et chrétiens d'Irak. La France, toujours partante pour entrer en action, s'est lancée. […] Mais elle aussi laisse les autres faire le sale boulot : ce sont les Kurdes qui sont priés de risquer leurs vies sur leur territoire, avec le soutien aérien des Etat-Unis. Cela ne permettra pas de venir à bout des fanatiques autour du calife autoproclamé Abou Bakr al-Baghdadi. Pour repousser l'Etat islamique dans le royaume de l'imagination malsaine, il faudra une intervention internationale, au mieux avec un mandat de l'ONU. Mais après les expériences de la décennie passée, aucune puissance occidentale ne veut se noyer dans le marais irakien, pas les Etats-Unis, et pas les Européens non plus."


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(Marie-Noëlle avait une façon bien à
elle de faire du gringue aux Messieurs)


100% ART
(Source: yournaoko )

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Luc Desle

lundi 28 juillet 2014

"C'est à pas cadencés que les robots poètes filent faire la fête afin de se beurrer". Jacques Damboise in "Pensées poétics".

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Pensées pour nous-mêmes:

(UN GRAIN DE RIZ 
EST LE DÉBUT DE TA FORTUNE)

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(Cette Blonde foulait aux pieds la Littérature,
la Vilaine...)



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MOYEN-ORIENT

Le Kurdistan prépare son indépendance

BEN VAN HEUVELEN
THE WASHINGTON POST

   Les forces militaires du Kurdistan, connues sous le nom de peshmergas (“ceux qui bravent la mort”), ont repris la plupart des positions abandonnées par l’armée nationale dans le nord du pays, élargissant ainsi nettement la zone sous contrôle kurde. 

   Les Kurdes viennent également de franchir une étape importante vers l’indépendance économique en renforçant leur partenariat stratégique avec le gouvernement turc. Fin mai, ils ont commencé à exporter du pétrole grâce à un oléoduc traversant la Turquie, dont les recettes devraient atterrir sur un compte bancaire détenu par les Kurdes, et non dans les caisses du Trésor irakien. 

   Depuis le début de l’année, le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a répliqué aux ambitions pétrolières kurdes en supprimant la dotation mensuelle de la région prélevée sur le budget national. L’Etat irakien a également déposé une demande d’arbitrage international à l’encontre de la Turquie pour avoir favorisé ces exportations, considérées par Bagdad comme de la contrebande, et a menacé de poursuivre en justice quiconque se porterait acquéreur de ce pétrole. 

   Dans un tel climat de tension, Arbil, la capitale du Kurdistan, n’a aucune envie d’apporter un soutien militaire, de quelque nature qu’il soit, à Maliki.“L’Etat irakien prend les Kurdes en otages et il serait déraisonnable de sa part d’attendre que ceux-ci lui viennent en aide au vu des circonstances sans accéder à certaines de leurs requêtes”, analyse un conseiller de l’Etat kurde qui préfère garder l’anonymat. Les peshmergas affirment qu’ils n’ont pas essayé d’évincer l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) des territoires dont ils ont pris le contrôle. 

   “Dans la plupart des régions, on les laisse tranquille et eux aussi nous laissent tranquilles – ainsi que les civils”, assure le général de corps d’armée Shaukur Zibari, un des chefs peshmergas. Plusieurs années durant, les Etats-Unis ont essayé de négocier des accords visant à rapprocher Erbil et Bagdad, mais ces efforts ont été vains, les deux camps ayant des visions diamétralement opposées de l’avenir du pays. Alors que Maliki a plaidé en faveur d’un contrôle centralisé – notamment sur les ressources pétrolières, qui représentent 95 % des recettes de l’Etat –, les Kurdes ont exigé que la Constitution leur accorde une autonomie quasi totale. (...)

   (...) Le climat est devenu tellement tendu ces derniers temps que des chefs de file kurdes ont laissé entendre que, faute de concessions de la part de Maliki, ils organiseraient un référendum sur l’indépendance – lequel verrait à coup sûr une victoire du “oui” dans un contexte de regain du nationalisme kurde. Les tensions ont également été aggravées par les différends territoriaux. 

   Après la chute du régime de Saddam Hussein, qui avait orchestré des campagnes d’épuration ethnique, plusieurs groupes ethniques ont revendiqué une bande de terre qui s’étend à travers le pays, profitant du non-règlement de la question de la frontière officielle entre le Kurdistan et l’Irak fédéral. L’épicentre symbolique de ces querelles est la ville pétrolière de Kirkouk, que certains ont baptisée la “Jérusalem des Kurdes”. 

   Le 10 juin, après le départ de l’armée nationale, des drapeaux kurdes ont été hissés à la place des drapeaux irakiens, et Jabbar Yawar [porte-parole des peshmergas] a déclaré que les forces kurdes “[contrôlaient] désormais la ville de Kirkouk et sa région”. Des responsables kurdes ont fait savoir que même les sites pétroliers de l’Etat irakien étaient désormais sous la garde des troupes kurdes. 

    (...) A l’heure où ils tentent de consolider leur territoire, les Kurdes, qui n’ont pas d’accès à la mer, ont besoin d’un poumon économique, et se sont pour cela tournés vers la Turquie. L’empressement de la Turquie à faciliter cette autonomie marque un revirement spectaculaire de la part du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont l’administration s’est inquiétée autrefois d’un Kurdistan irakien indépendant qui risquait de donner des idées à la minorité kurde de Turquie. Erdogan s’est finalement laissé convaincre, au vu des convergences d’intérêts, et notamment de la demande énergétique croissante de la Turquie. En outre, le Kurdistan irakien sert aujourd’hui de zone tampon entre la Turquie et le Sud, où règne l’anarchie, dans un contexte de montée en puissance de l’EIIL.

Repères: 

   Le Kurdistan d’Irak est autonome depuis les années 1990. Ce statut s’est renforcé dans l’Etat irakien fédéral mis en place après la chute de Saddam Hussein, en 2003. La région possède son propre gouvernement et ses propres institutions. Elle a connu en une décennie un développement économique rapide, notamment en raison de sa stabilité et de sa sécurité en comparaison du reste de l’Irak. 

   La zone pétrolifère de Kirkouk, très disputée, a été récupérée par les peshmergas (l’armée kurde) après la déroute de l’armée irakienne. Environ 5 millions de Kurdes vivent dans cette région, sur les 28 millions de Kurdes disséminés sur quatre pays (Irak, Iran, Turquie, Syrie). Des milliers d’Irakiens cherchent refuge dans la région autonome depuis le début de l’offensive des djihadistes de l’EEIL .


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(La Fille qui fumait trop finit en fumée)



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Benoît Barvin

jeudi 19 juin 2014

"Déguisé en mouton, ce loup se mit à bêler tristement". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU N'AS PAS BESOIN DE BONS POINTS
POUR AVANCER DANS LA VIE)

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"Oui, oui, ces horribles chapeaux sont

des créations originales qui...
- Comment ça, horribles?!"



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DavidP tagged ...

IRAK
Blair justifie 
encore une fois la guerre




   (...) A la suite de l'avancée des troupes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (Eiil) en Irak qui a ranimé le débat sur le bien-fondé de l'invasion du pays en 2003, Tony Blair maintient que celle-ci était justifiée.

   Dans un essai controversé, publié sur son site web et repris dans plusieurs journaux, l'ancien Premier ministre estime qu'"il faut que nous nous libérions de l’idée que c’est 'nous' qui avons causé ceci [la situation actuelle en Irak]. C’est faux. [...] La cause fondamentale de la crise est liée au sein de la région, non pas à l’extérieur." Blair, qui menait l'invasion d'Irak en 2003 aux côtés des Etats-Unis, trouve qu'"il est bizarre d'argumenter que la situation actuelle ne serait pas survenue si nous n'avions pas fait tomber Saddam Hussein". (...)
   (...) Dans son essai, Blair tente de démonter ce qu'il appelle les deux arguments majeurs contre l’invasion de l’Irak en 2003, c’est-à-dire le manque de preuves que Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive et l’idée que l'lrak serait aujourd’hui un pays stable si Saddam Hussein n’était pas tombé. 

   En ce qui concerne le premier argument, Blair estime qu"il aurait été très peu probable" que "Saddam se fût abstenu d’utiliser des armes chimiques" contre les Irakiens, en rappelant qu'il avait utilisé dans les années 1980 des armes chimiques contre les Iraniens et contre sa propre population".

   Quant au deuxième argument, Blair rappelle le "printemps arabe" de 2011, qui selon lui aurait eu des conséquences catastrophiques pour l'Irak. "L'Irak, sous le régime le plus brutal et cynique [de la région], aurait-il été par miracle une oasis de calme ? Le scénario le plus probable, c’est que l’Irak aurait été englouti dans la même éruption [de révoltes]. La réponse la plus probable de Saddam Hussein aurait été de se battre pour maintenir son pouvoir. [...]. Imaginez les conséquences ! De l’autre côté de la frontière [en Syrie], une minorité soutenue par des chiites qui s’accroche au pouvoir en essayant d’arrêter l’insurrection majoritairement sunnite ; en Irak, on aurait vu l’inverse. Le risque aurait été une guerre sectaire totale à travers la région."(...)

   (...) Les propos de Blair ont rencontré de violentes réactions dans son pays. Dans sa chronique publiée dans le Daily Telegraph, le maire de Londres Boris Johnson estime que "Blair devrait la boucler ou au moins accepter la réalité de cette catastrophe qu’il a contribué à générer". Il considère que "l'invasion de l'Irak s'est révélée une erreur tragique" qui réside aussi dans le manque d'engagement des Britanniques et des Américains pour assurer une transition démocratique après la chute du dictateur. Selon Johnson, "la réalité est que, avant l’invasion en 2003 [en Irak] menée par les Etats-Unis, il n’y avait pas de présence d'Al-Qaida dans ce pays, aucune. 

   Certes, Saddam Hussein était un tyran bassiste sans scrupules qui traitait sa population avec une brutalité alarmante. Mais il n'entretenait aucun lien avec les auteurs des attaques du 11 septembre 2001 au World Trade Center, et ne disposait pas d’armes destruction massive." 

   La vérité, c’est que nous avons détruit les institutions d’autorité en Irak sans avoir la moindre idée de ce qui allait suivre [...] Plus de 100 000 Irakiens morts seraient encore vivants [si l'invasion n'avait pas eu lieu]. Quand nous avons voté pour cette guerre – y compris moi –, on l’a fait avec ce qui paraît aujourd’hui une supposition naïve que les gouvernements britannique et américain avaient un projet pour après [...], qu'il y aurait "un projet pour une transition comme ce fut le cas avec l’Allemagne en 1945, où la machinerie basique et essentielle était poursuivie tout en mettant en place un programme de dénazification". (...) 

   (...) Mais si cette invasion en 2003 était "de la folie" et semble avoir été "motivée par l’envie générale de contrôler un des plus grands exportateurs de pétrole dans le monde et de faire tomber Saddam Hussein", Johnson ne plaide pas contre l’interventionnisme. La situation en Irak "ne veut pas dire que toute intervention est toujours, et partout, mauvaise [...] Il serait faux de conclure que parce que nous avions tort en ce qui concerne l’Irak, nous aurions toujours tort de tenter de changer les choses."

   Même son de cloche dans le Daily Mail qui titre : "Le carnage fait honte à Blair". Le général britannique sir Michael Rose réfute l'argumentation de Blair pour exposer sa "fausse logique". Le général regrette que Tony Blair reste "en déni total sur la catastrophe qu'il a infligée non seulement au peuple irakien, mais aussi à des millions d'autres personnes à travers le Moyen-Orient à la suite de l'invasion de 2003 [...] Blair n'assume pas la moindre responsabilité et refuse toujours de s'excuser de nous avoir menés à la guerre."


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"Heu... Ça veut dire oui?"




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Luc Desle

lundi 16 juin 2014

"Il vendait ses poupées gigognes dissimulées sous plusieurs manteaux". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ENVIE EST SUIVIE
D'UNE PROFONDE AFFLICTION)

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(La femme qui était montée seule sur ce cactus,
s'y dessécha sur place)


by Nika Kaiser

°°°

(Terroriste barbaresque fumant 
tranquillement la calumet de la guerre)



IRAK
Le groupe terroriste Eiil 
est millionnaire

COURRIER INTERNATIONAL

   (...) Alors que le groupe rebelle a pris le contrôle de la deuxième ville du pays, il a aussi braqué la banque centrale de Mossoul, rapporte The Washington Post. D’après le gouverneur de la région, l'Eiil est en possession de 500 milliards de dinars irakiens, soit 313 millions d’euros. Les islamistes ont aussi braqué d’autres banques alentour et collecté "une grande quantité de lingots d’or", rapporte l’International Business Times. Un tel butin fait de l'Eiil le groupe djihadiste le plus riche au monde, plus riche qu’Al-Qaida ou même plus riche que certains pays comme le royaume de Tonga ou la république des îles Marshall. Le budget des talibans par exemple s’échelonne entre 50 et 300 millions d’euros, et celui du Hezbollah entre 150 et 340 millions.

   La nouvelle richesse de l'Etat islamique en Irak et au Levant va grandement compliquer la tâche du gouvernement irakien de défaire le groupe rebelle. Pour The Washington Post, "l’Irak est empêtré dans une guerre civile". Le quotidien s’inquiète de la "vulnérabilité" de Bagdad alors que les insurgés ne sont qu’à 110 km de la capitale et que l'armée irakienne s'effondre. Le président Nouri Al-Maliki a déclaré l'état d’urgence national et appelé, le 10 juin, à "confronter cette attaque vicieuse". 

   "L’argent d’Eiil complique cet appel à l’action", ajoute le Postavant de citer l’analyste Brown Moses : "Avec 313 millions d'euros, le groupe est en mesure de verser à 60 000 soldats une solde mensuelle de 450 euros pendant un an." Bien que, d’après une étude du Soufan Group [agence spécialisée dans les études d’intelligence et de géopolitique], le groupe n’ait pas de mal à attirer les recrues, déjà 12 000 militants étrangers – dont 3 000 venus de l’Occident – ont été enrôlés. (...)


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"Que fait là votre main?
- Je tâte votre sein...
Le téton en est moelleux"



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Luc Desle

samedi 28 décembre 2013

"Depuis qu'il avait perdu ses jambes, il parlait d'une voix de basse". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA VIE T'AIME)

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"Miroir, gentil miroir, dis-moi
si je suis la plus sexy?
- Avec ou sans galurin sur la tête?"



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"Que puis-je t'offrir, Oh Ma Divine?
- Un chapeau melon.
- Hein?"



Oum Salah, maquerelle à Bagdad

OMAR AL-JAFFAL

   (...) Les pages Facebook irakiennes débordent de sexe. Apparues d'un coup, les pages des maquerelles talonnent celles des hommes politiques les plus populaires et celles des hommes de religion les plus influents. Depuis août, la page d'Oum Salah, par exemple, a reçu plus de 71 000 "j'aime", et cela sans la moindre publicité. Les jeunes hommes se sont rués dessus comme des fourmis sur un morceau de sucre tombé par terre.

   Oum Salah, c'est en quelque sorte un morceau de sucre qui serait tombé très bas. Car le sexe est tabou en Irak. C'est pourquoi les relations sexuelles entre les jeunes hommes et les femmes sont quasi inexistantes. Les frustrations sont par conséquent la chose la mieux partagée. Et c'est pour ça qu'Oum Salah peut proposer des gourmandises sur un plateau d'argent.

   Elle publie beaucoup de photos, à l'instar de ses consœurs maquerelles, Oum Ali et autres Oum quelque chose. Certaines travaillent à l'échelle de leur ville, d'autres à l'échelle d'une ou plusieurs provinces et d'autres encore ont étendu leur réseau sur tout le pays. (...)

   (...) Elles mettent en ligne des photos de jeunes femmes sans montrer leur visage, mais avec un numéro de téléphone permettant de fixer un rendez-vous pour du sexe rapide. Les prix sont fixés à l'avance, en fonction de l'offre et de la demande. Ainsi les prix dégringolent pendant les mois sacrés de Mouharram [pendant lequel ont lieu des cérémonies religieuses majeures pour les chiites] et du Ramadan [le mois du jeûne], car si l'offre est toujours abondante, la demande, quant à elle, faiblit.

   Les photos et les commentaires en ligne sont destinés à exciter les jeunes gens agglutinés devant leur écran et qui consentent généralement à satisfaire les demandes qu'on leur fait. Soit, la plupart du temps, une recharge de crédit pour le téléphone portable de leur interlocutrice.

   Quelques instants après avoir mis en ligne une nouvelle photo d'une fille en sous-vêtements impudiques, Oum Salah compte 47 commentaires [sur sa page Facebook] de la part de jeunes hommes qui savent ce qu'ils veulent. Un seul mot suffirait à résumer leur état et à qualifier ce qu'ils demandent. Oum Salah entretient la chose : "Si vous voulez d'autres photos, envoyez-moi une recharge téléphonique !" Après, sur son compte mail personnel, elle conclut des transactions autrement plus conséquentes, mais personne ne sait combien elle en tire.

   Oum Salah joue sur la sensibilité à fleur de peau de ces jeunes hommes. Mais il s'agit aussi de respecter les règles du métier. Offrir des filles de joie et rien d'autre. Et veiller à ce que l'interlocuteur soit dûment répertorié, après avoir été introduit par des clients déjà connus. Car il faut éviter le risque pour les filles d'être arrêtées ou violentées par les clients.

   Nous rencontrons Oum Ali grâce à l'un de ses vieux clients, qu'elle connaissait avant de lancer son affaire sur Internet. Elle parle volontiers, à la manière d'une femme d'affaires. Grâce à son réseau, elle parvient à couvrir toutes les régions du pays. Elle consacre une heure au milieu de la nuit et une autre en journée à ses 1 400 amis Facebook.

   Elle ne les connaît pas tous, mais elle veille à garder sa page "propre", comme elle dit. Elle envoie quelques nouvelles photos afin d'offrir plus de choix, sans hésiter à évoquer les humeurs des filles qui travaillent pour elle.

   Une nuit coûte 100 dollars, avec obligation d'amener la fille à l'endroit souhaité et de lui offrir un bon repas, ainsi que du whisky ou des bouteilles de bière.

   Le mot "sexe" n'a plus cours que dans les quartiers huppés. Dans le reste du pays, il a quasiment disparu, alors que dans les années 1990 il était très répandu parce qu'il avait en arabe une connotation moins vulgaire et moins embarrassante que d'autres mots pour évoquer entre jeunes gens des images de corps nus. 

   Il existe un groupe Facebook intitulé "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Il est réservé aux filles. Elles s'y livrent entièrement, parlent de sexualité, de mariage et de films érotiques. Pour en devenir membre, il faut franchir certaines barrières. Les filles doivent notamment envoyer une photo de leurs seins avec la mention "Il n'y a que les filles irakiennes qui comprennent". Une précaution destinée à éviter l'intrusion du sexe opposé.

   Or des hommes ont réussi à se faire passer pour des filles. Ils se sont introduits sur ce groupe Facebook comme sur une île habitée uniquement par des femmes et où aucun homme n'aurait encore mis les pieds. Une fois admis, ils ont commencé à voler des images et à les faire fuiter. Quand les fuites se sont multipliées, les administratrices se sont employées à "nettoyer" la page pour en chasser les "espions" et autres intrus. Et, selon elles, la page est désormais sûre. (...) 


@@@

"Halte là, faquin!
Ici on n'entre qu'avec un chapeau
vissé sur la tête.
- Mais je suis un chien...
- On ne fait aucune distinction d'espèce,
désolé."


Paul Éluard

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Benoît Barvin

mardi 26 mars 2013

"Ce tueur débutant se faisait aider par un conseiller militaire". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

µµµ
Pensées pour nous-mêmes:

(LA TRAVERSÉE DES APPARENCES
DURE TOUTE UNE VIE)

µµµ

"Snif... Tous ces kids... Snif...
qui ne pourront pas utiliser
nos nouvelles armes d'assaut...
Quel gâchis"


Obama lâché par les sénateurs 
sur l'interdiction des armes d'assaut

   (...) Après la tuerie qui avait coûté la vie à 20 enfants et six adultes le 14 décembre 2012 dans l'école de Newtown (Connecticut), Barack Obama, avait fait de l’interdiction des armes d’assaut l’une de ses mesures phares.

   Le président américain va pourtant devoir renoncer à ce projet. Les élus démocrates au Sénat ont en effet décidé d’abandonner ce texte. Le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, a confirmé, mardi 19 mars, qu’il ne disposait pas du soutien nécessaire à la défense du texte. "À l’heure actuelle, si l’on se réfère aux chiffres les plus optimistes, cette amendement dispose de moins de 40 votes", sur les 100 élus que compte le Sénat, a-t-il déclaré.

   Pour garantir l’adoption des mesures les moins controversées, comme le renforcement des contrôles concernant les antécédents des acheteurs et de nouveaux crédits pour renforcer la sécurité dans les écoles, les sénateurs démocrates ont choisi de scinder les propositions de Barack Obama. Le texte sur l’interdiction des armes d’assaut sera soumis au vote indépendamment sous la forme d’un amendement, qui devrait être rejeté.(...)

   À l’annonce de cet échec, la sénatrice démocrate de Californie, Dianne Feinstein, à l’origine du texte, n’a pas caché sa déception. "Vous savez sur ce sujet, les ennemis sont très puissants, je l’ai su toute ma vie", a-t-elle confié aux journalistes.

   Pour Alan Gottlieb, vice-président exécutif de la Fondation pour le Deuxième amendement (qui garantit le droit de porter des armes) , cette capitulation n’est pas non plus une surprise. Elle s’explique, selon lui, par un simple calcul électoral. "Beaucoup de démocrates ne veulent pas avoir à affronter les prochaines élections en ayant voté pour ça", a-t-il affirmé à l’AFP.

   Le texte controversé aurait interdit dans tout le pays la fabrication, l’important et la vente de 157 modèles de fusils semi-automatiques de type militaire, dits "d’assaut", dont celui utilisé par Adam Lanza, le tueur de la fusillade de Newtown. Seuls sept États et la capitale fédérale Washington interdisent pour l’instant ces armes.

   Malgré ce recul sur l’interdiction des fusils d’assaut, les associations qui militent depuis des années pour le renforcement de la législation affirment qu’elles vont continuer à ce battre. L'une des plus influentes  The Brady Campaign to Prevent Gun Violence, a déclaré dans un communiqué qu’il "gardait espoir dans la série de réformes lancée par le président". (Elle est bien la seule...) (...)


µµµ

"Bwana, Ben Sahib, vous z'allez pas m'enfermer
à Abu Ghraib, hein? Siouplaît...
- Abu quoi? Je ne sais pas de quoi
tu parles, petit homme..."


µµµ

"Hi, les boys, y'a des z'autochtones qui nous zieutent...
- Faites comme si de rien n'était...
- Et s'ils nous font un salut?
- Vous tirez dans le tas."


Ces entreprises qui ont prospéré 
sur le dos de la reconstruction en Irak

   (...) Dix ans après la guerre en Irak, la société américaine de construction, d'ingénierie et de milice privée KBR apparaît comme le grand gagnant des sommes considérables investies par les États-Unis pour reconstruire le pays. Cette ancienne filiale de Halliburton - le géant de l’exploitation pétrolière dirigé jusqu’en 2000 par Dick Cheney, l’un des principaux conseillers du président Georges W. Bush - a reçu depuis 2003 plus de 39 milliards de dollars des autorités américaines, d’après une enquête du quotidien britannique le “Financial Times” publiée lundi 18 mars.

   Contacté par le quotidien britannique, KBR, qui n’a pas nié le montant des sommes, a souligné que la société avait agi “avec honneur et sens du sacrifice dans un environnement hostile”. Le groupe a rappelé qu’il avait servi en Irak un milliard de repas et produit plus de 94 milliards de litres d’eau potable.

   Très loin derrière KBR, deux entités du Koweït - le groupe de logistique Agility Logistic et la compagnie nationale de pétrole Kuwait Petroleum Corporation - occupent la deuxième et troisième place du Top 10 des heureux bénéficiaires du programme de reconstruction.

   Au total, Washington a dépensé pas moins de 138 milliards de dollars en une décennie pour financer la reconstruction et la sécurité en Irak, affirme le "Financial Times", qui a pu éplucher l'ensemble des contrats publics négociés durant cette période. Une somme colossale, qui pourrait l'être davantage. Le quotidien reconnaît, en effet, qu’il était parfois difficile d’identifier certaines sociétés qui se sont donné du mal pour brouiller les pistes en utilisant des noms différents.(...) 

   Des chiffres qui reflètent à quel point l’Irak après l’invasion américaine de 2003 s’est transformé en gros gâteau que se sont partagées quelques sociétés privées. “Aux alentours de 2005 - 2006, il y avait plus d’employés de ces groupes privés que de soldats américains en Irak”, rappelle le "Financial Times".

   “Ces données sont choquantes et rappellent à quel point l’argent des contribuables américains a été mis à contribution dans des projets qui n’ont, au final, pas fait grand chose pour améliorer la situation sur place” (Ça n'est pas possible!!!), a souligné au "Financial Times" Claire McCaskill, une sénatrice américaine du parti démocrate qui milite pour encadrer plus strictement ce type de contrats.

   Car l’utilisation de ces fonds publics par des société privées n’en finit pas de nourrir la polémique aux États-Unis, à l’heure où le pays traque les économies. Fraudes, gaspillages et absence de suivi des contrats : telles sont les conclusions du rapport final de l’inspecteur américain pour la reconstruction en Irak, Stuart Bowen, qui a été soumis au Sénat américain le 6 mars 2013. (...)

   Le général Bowen rappelle, dans ce document, qu’en 2005 les États-Unis dépensaient en moyenne 25 millions de dollars par jour en Irak. Il n’existe pourtant aucune trace écrite de la finalité de ces sommes distribuées aux Irakiens et aux sociétés privées, indique le rapport. Certaines entreprises n’ont pas hésité à surévaluer grossièrement le prix de fournitures livrées à l’armée et aux autorités américaines. Une société basée à Dubaï a ainsi facturé des stocks d’interrupteurs et de matériel de plomberie de 3 000 à 12 000 % plus cher que les prix du marché, souligne Stuart Bowen.

   Le scandale des maltraitances américaines à la prison d’Abu Ghraib fin 2003 a également eu d’importantes conséquences financières, d’après le rapport. Face à l’hostilité de la population locale, les États-Unis ont dû allouer des milliards, prévus initialement à la reconstruction des infrastructures du pays, à la sécurité des militaires.

   Mais le pire, d’après le général Stuart Bowen, est que l’administration américaine ne semble pas avoir appris de l’expérience irakienne. Il n’existe toujours pas d’autorité unique aux États-Unis pour superviser les dépenses publiques liées aux efforts de reconstruction ou d’accompagnement des conflits armés. Une absence qui, d’après le rapport, laisse la porte ouverte à de futurs abus et gaspillages. (Laisser faire le capitalisme qui se règle de lui-même, qu'ils disaient... On voit comment) (...)


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Benoît Barvin