Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 14 janvier 2015

"L'Homme qui ne pensait à rien aimait bien s'entourer de Blondes". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'HOMME SANS ESPOIR EST 
COMME UN ARBRE SANS RACINES)

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"Chérie, je t'aime...
Moi ou mon shampoing?"



!! Saul Steinberg, “Kiss”, 1959. Veja também


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Le terrorisme, 
produit authentique de l’impérialisme

Mohamed BELAALI

   Taliban, Al Qaeda, Aqmi, Boko Haram, Rebelles libyens, Rebelles syriens, Daech, Al Nosra, Khorassane, ne sont que des noms, parmi tant d’autres, pour désigner des organisations et des mouvements créés, financés, entraînés et armés directement et indirectement par l’impérialisme américain et son caniche européen dans le seul et unique but de servir leurs intérêts économiques et stratégiques. En condamnant toutes les voies et toutes les issues progressistes, l’impérialisme a ouvert la boîte de Pandore libérant des monstres qui essaiment un peu partout et qui lui servent de prétexte pour d’éventuelles interventions dans les pays qui lui sont réfractaires. L’impérialisme est le père de tous les terrorismes.

   La violence des groupes « terroristes » aussi barbare soit-elle, est peu de chose par rapport à la terreur que l’impérialisme exerce sur les peuples qui refusent de se soumettre à sa domination. Un pays comme l’Irak est aujourd’hui dans un état de décomposition avancé. L’intégrité du pays et son unité ne sont désormais qu’un lointain souvenir. Les guerres impérialistes dans ce pays ont laissé derrière elles des centaines de milliers de morts. C’est Madeleine Albrith qui justifiait froidement en 1996 la mort de 500 000 enfants irakiens. Le nombre de blessés et de refugiés se chiffre par million. La population est réduite à vivre dans des conditions infra-humaines. 

   Ce que subit aujourd’hui le peuple irakien donne la mesure de la barbarie et de la cruauté dont l’impérialisme est capable (1). Toute l’histoire de l’impérialisme américain n’est qu’une suite de crimes, de guerres et de massacres perpétrés à travers toute la planète. Contre la culture de l’amnésie propagée par les médias bourgeois, citons quelques faits marquants du XXème et du XXI ème siècle : Hiroshima et Nakasaki, Corée (nord et sud), Indonésie, Viêt-nam, Afghanistan,Yougoslavie, Irak, Libye et Syrie. L’impérialisme américain a soutenu les régimes les plus rétrogrades, les dictateurs les plus féroces comme Suharto l’indonésien, Marcos le philippin, Pinochet le chilien, Videla l’argentin, Uribe le colombien, Ben Ali le tunisien, Moubarak l’égyptien etc.etc.

   L’empire américain a dressé des fanatiques religieux contre Nasser en Egypte, contre Sukarno en Indonésie, contre Bhutto au Pakistan, contre Najibullah en Afghanistan. Le but est de contrer et d’étouffer toute pensée et tout mouvement communiste ou même nationaliste. Au Pakistan par exemple, le général dictateur Zia a renversé le gouvernement démocratiquement élu d’Ali Bhutto grâce au soutien décisif de Washington. Pour asseoir son pouvoir et mater toute opposition laïque, le dictateur instrumentalise l’Islam. « Les hommes de Zia étaient obtus, insensibles et cruels. Le nouveau régime avait décidé d’utiliser l’Islam comme machine de guerre ; ses partisans barbus, souvent incroyablement stupides, étaient opportunistes jusqu’à la moelle. Ils mêlaient la religion aux profanations les plus viles » écrivait Tariq Ali dans « Le choc des intégrismes » (2). 

   Des Madrassas (écoles coraniques) fleurissaient alors un peu partout au Pakistan. En plus de la formation religieuse, on apprenait à ces talibans (étudiants) le maniement des armes et les techniques de la guérilla. Il s’agit en fait de centres d’endoctrinement gérés et contrôlés par les fameux services secrets pakistanais ISI (Inter-Services Intelligence). De ces écoles religieuses naquirent des dizaines de milliers de fanatiques prêts à tous les sacrifices. L’impérialisme avait besoin de Zia et de ses talibans pour renverser d’abord le gouvernement pro-soviétique, installé à Kaboul, et surtout livrer la guerre aux troupes Soviétiques présentes sur le sol Afghan ensuite. Les talibans sont ainsi devenus, par la grâce des dollars américains et des pétrodollars saoudiens les « moudjahidins de la liberté » qui allaient mener le djihad (la guerre sainte) contre les « communistes » afghans et leur protecteur soviètique. 

   Dans son interview accordée au Nouvel Observateur, le chef de la sécurité nationale de Jimmy Carter, Zbigniew Brzezinski déclarait ceci :

   - Nouvel Observateur : « Vous ne regrettez pas non plus d’avoir favorisé l’intégrisme islamiste, d’avoir donné des armes, des conseils à des futurs terroristes ? »

   - Zbigniew Brzezinski : « Qu’est-ce qui est le plus important au regard de l’histoire du monde ? Les talibans ou la chute de l’empire soviétique ? Quelques excités islamistes ou la libération de l’Europe centrale et la fin de la guerre froide ? » (3).

   Rappelons que pendant la guerre contre l’Union soviétique, le dictateur Zia et ses services de renseignement ont demandé à l’Arabie Saoudite de dépêcher un membre de la famille royale pour superviser la « guerre sainte ». Faute de pouvoir trouver un émir, c’est un certain Oussama Ben Laden qui fut envoyé !!

   Le chaos que connaît actuellement la Libye est la conséquence directe de l’intervention militaire américaine et européenne dans ce pays (4). Les nombreuses milices islamistes qui font régner aujourd’hui la terreur dans ce pays martyr, avaient non seulement servi de troupes terrestres aux bombardements de l’OTAN , bras armé de l’impérialisme, mais également de justification et de légitimation de l’intervention impérialiste pour renverser le régime de Kadhafi. La propagande des médias américains et européens présentaient ces djihadistes comme des « rebelles » et des « révolutionnaires » prêts à se sacrifier pour la liberté et la démocratie. 

   Il fallait donc les entraîner, les armer et les financer. Et c’est grâce à L’OTAN que ces milices sont entrées triomphalement à Tripoli. Abdelhakim Belhaj, « l’émir » du Groupe islamique combattant (GIC) lié à Al Qaeda, remerciait d’ailleurs publiquement les dirigeants américains et européens de lui avoir offert ce triomphe (5). Rappelons que les chefs de ce groupe sont tous formés par la CIA en Afghanistan pour combattre l’armée soviétique. Derna, ville libyenne sur la méditerranée, est aujourd’hui dirigée par ce que l’on appelle communément l’Etat Islamique (EI). Le contrôle de cette ville par EI est rendu possible grâce à la collaboration d’une autre milice, Ansar Al Charia, farouche opposante au régime disparu de Kadhafi.

   La destruction de l’État libyen par l’OTAN et ses alliés islamistes a permis par ailleurs le pillage des arsenaux militaires par des groupes djihadistes opérant en Tunisie, en Égypte et surtout au nord Mali. La France qui est intervenue dans ce dernier pays pour mener « la guerre au terrorisme », a participé activement au renversement du régime libyen en soutenant les milices islamistes ! Les mêmes groupes armés sont traités tantôt de « terroristes », tantôt de « rebelles » en fonction des seuls intérêts de la bourgeoisie.

   La Turquie, dirigée aujourd’hui par un gouvernement islamiste et conservateur, affiche ostensiblement sa volonté de renverser le régime laïc baassiste syrien. Il faut préciser que la Turquie est membre à part entière de l’OTAN et alliée de poids de l’impérialisme américain dans la région. Son soutien aux « rebelles syriens » est total. Les frontières turques sont largement ouvertes aux « rebelles » et aux mercenaires du monde entier pour mener la « guerre sainte » au régime syrien. La Turquie sert de base arrière aux islamistes de tout bord pour se soigner, se reposer et surtout pour s’entraîner. Mais cette volonté de la Turquie de renverser le régime baassiste par tous les moyens n’est rendue possible que grâce à la complicité de l’impérialisme américain et européen.

   Vouloir installer par la violence des gouvernements à leur solde, l’impérialisme et ses alliés locaux n’ont pas hésité à soutenir des mouvements politiques dont l’Islam n’est qu’un voile derrière lequel se cachent les intérêts des uns et des autres. Les mauvaises graines qu’ils ont semées à travers la planète ont produit une moisson abondante de groupes dont la cruauté et la barbarie s’inspirent directement de celles de leurs maîtres. L’Arabie Saoudite, modèle de démocratie et du respect des droits de l’homme et surtout de la femme, décapite au sabre et en public chaque année des dizaines d’hommes. 

   Or l’Arabie reste le soutien financier et idéoligique (le wahhabisme) le plus décisif des nombreuses organisations djihadistes réactionnaires qui opèrent notamment en Irak et en Syrie. Mais l’Arabie Saoudite est également pour l’impérialisme américain, en plus de ses richesses pétrolières, le rempart le plus solide contre toute idée et tout régime démocratique, progressiste et laïc : « Les richesses pétrolières enfouies sous le sable de l’Arabie, le rôle de défenseur des intérêts impériaux de l’impérialisme américain font de cet État féodal un « ami » de toutes les bourgeoisies occidentales et l’ennemi de tous les travailleurs » (6). Le terrorisme est à l’image de l’impérialisme.


(2) Tarik Ali « Le choc des intégrismes »,Textuel,2002, page 215

(3) Le Nouvel Observateur du 15-21 janvier 1998


Voir également son portrait dressé par le journal Libération



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(Mes bons voeux furent curieusement 
considérés  comme islamophobes)



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Luc Desle

samedi 1 novembre 2014

"Il marchait sur ses pattes de derrière, ce politicien bestial". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'APPARENCE EST-ELLE
L'ESSENCE DE L'ETRE?)

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"Allez, mes amis, souquez ferme...
La Terre de la France amie est à quelques
encablures seulement..."


Paul Mathias Padua 1903- 1981


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"Vous êtes au courant de ce plug anal 
qui a été détruit à Lutèce?
- Pas un plug, un arbre de Noël.
- Un arbre de Noël anal?"


Jeunes riches vandales à Carthage (Pierre Joubert)


Œuvre d’art vandalisée: 
pour les Américains, Paris sent le moisi

   (...) Cela s’est passé dans la nuit de vendredi à samedi (18 octobre). Place Vendôme, à Paris: une œuvre d’art un rien provocante de l’artiste américain Paul McCarthy, fraîchement installée, a été promptement vandalisée. L’histoire a fait le tour des médias et des réseaux sociaux, déclenché la perplexité chez les uns, l’hilarité chez les autres, les ricanements polis chez les troisièmes. Bref, ce qui s’appelle un buzz d’enfer. (...)

   Est-il besoin de dire que les déboires de ce godemiché monumental ont rapidement fait le tour de la planète? Du New York Magazine, qui donne dans l’understatement vachard en constatant mélancolique que «Paris is now just slightly less magical», au quotidien hispanisant El Mundo, qui titre (tout un poème pour nous francophones…): «El consolador verde que divide Paris.» Grâce à quoi l’on apprend donc en passant qu’un godemiché, en espagnol, se dit un «consolateur».

   Buzzfeed, lui, n’en perd pas une pour faire dans le conseil pratique et l’éducation des foules ignares: son infographie animée consacrée à l’«infamous» sex toy vaut son pesant d’or.

   Quant au New York Observer, sous la plume de Nate Freeman, il pointe du doigt ce que, faute de mieux, l’on doit bien appeler un paradoxe français: «Why are Parisians so afraid of a Paul McCarthy Butt Plug Sculpture?» Oui, pourquoi la France est-elle si effrayée, elle qui eut une bonne longueur d’avance en explorant le monde de tous les possibles sexuels, à tout le moins, en littérature? Et de citer les œuvres du Marquis de Sade, de Pauline Réage et de Georges Bataille.

   Mais la pique la plus venimeuse vient du Wall Street Journal. Ruth Bender y relate, avec un air de ne pas y toucher, l’émoi que l’installation monumentale a suscité. Pour arriver à cette conclusion acide sur les prétentions de Paris à faire son retour sur la scène internationale de l’art contemporain: «The attack on Mr. McCarthy and his work comes just as Paris is about to welcome the crème de la crème of the contemporary-art scene for a series of events that are said to give the city back its appeal for edgy contemporary art after decades of enduring a gilded but fusty reputation». 

   «L’attaque sur Paul McCarthy et son œuvre vient juste au moment où Paris est sur le point d’accueillir la crème de la crème de la scène artistique contemporaine après des décennies où elle a joui d’une réputation certes dorée mais qui sentait le moisi.» Paris sentirait le moisi? Si c’est le Wall Street Journal qui le dit… (...)



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"Comment ça je ressemble à une oeuvre
d'art contemporaine? Et à un Paul McCarthy, en plus!!!
GRRRR..."


Michelangelo by Dave Rapoza


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Benoît Barvin

mardi 14 octobre 2014

"Il priait tous les jours pour que Dieu arrête le Temps un peu, juste un peu". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE SOIS PAS LA PORCELAINE
SUR LE CHEMIN DE L’ÉLÉPHANT)

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(L'Homme qui buvait trop
buvait vraiment trop...)



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Gaz de schiste en Algérie :
un nouveau désastre pour la population,
une nouvelle rente pour son gouvernement


Frack Free Europe – Groupe France – octobre 2014


   (...) Si l’accès aux informations sur les projets des compagnies exploitant les hydrocarbures non conventionnels a été et est toujours très difficile dans la plupart des pays européens, en Algérie et au Maghreb, l’opacité est totale.

   Le soutien que les multinationales reçoivent très facilement des gouvernements en place est scandaleux : en effet, ces projets se situent dans des zones désertiques où l’utilisation de l’eau est une question de vie ou de mort pour les populations locales, alors que les conséquences sanitaires (1) dramatiques (tant sur la quantité nécessaire que pour la pollution irréversible), et l’impact avéré sur le climat (2) engendrés par l’exploitation de ces hydrocarbures sont parfaitement connues.

Les français, européens et étatsuniens, citoyens vivant dans les pays où ces multinationales ont leur siège, sont ignorants de toutes ces « bonnes affaires ». Il est temps de lever le voile et de mettre à jour l’impunité des multinationales au Maghreb. (...)

   (...) (Total et Gdf-Suez les deux groupes français intéressés), restent assez discrets sur leurs activités en Algérie, que ce soit la nature de la l’hydrocarbure visé (tight gas, shalegas, shaleoil) ou la technique utilisée. Les annonces successives et parfois contradictoires du nombre de forages réalisés ou programmés sont faites pour rassurer les actionnaires.

   Le gouvernement algérien continue ainsi à s’assurer une rente confortable. Total a réalisé, en janvier 1995, un accord d’1,5 milliards de dollars pour une exploitation de gaz conventionnel dans le sud du pays (BP avait fait de même un mois avant) : ces ont, sans aucun doute, renforcé le régime qui a pratiqué une violence systématique à travers le pays à un moment d’isolement national. Liées à l’Algérie, grâce à de très grands investissements, ces entreprises et l’Union Européenne avaient un intérêt évident à ce que le régime répressif ne tombe pas(3).

   Depuis fin 2013, Total est opérationnel en Algérie dans le bassin de Timimoun où elle dispose d’un contrat avec Sonatrach et la société espagnole Cepsa. Sur le bassin d’Ahnet, à 2 000 km au Sud d’Alger dans la région d’In Salah, Total, associé à Schlumberger, Sonatrach et le turque Partex, annonce l’exploration de réservoirs de tight gas, en assurant la « maîtrise de technologies de forage par fracturation et stimulation des puits ». Le groupe prétend une capacité de 70 000 barils équivalents pétrole par jour, soit 4 milliards de m3 par an avec le forage de 120 puits.

   Et tout ceci, sans vergogne des parties, puisque le fisc algérien poursuit Total pour avoir « triché sur l’origine et le montant de ses importations » et lui réclame 80 millions d’euros (4). Le groupe franco-belge GdF-Suez dispose d’un contrat d’exploration de gaz dans la région de Touat. Le premier forage d’exploration intervient en juillet 2012, première étape d’un programme de 40 puits, sur une superficie de 3 000 km2 ; avec une estimation d’extraction de 4,5 milliards de m3 par an de gaz et 630 000 barils de condensat (pétrole mélangé au gaz).

   En octobre 2012, les annonces de GdF-Suez pleuvent : exploitation à partir de 2016, investissement de 1,5 milliards de dollar, création de 2500 emplois, construction d’un centre de traitement des eaux usées domestiques, projets culturels et éducatifs…

   Des blocs sur le bassin d’Illizi sont explorés par un consortium associant GdF-Suez (9,8%), l’opérateur Repsol (25,7%), Enel (13,4%) et Sonatrach (51%) créé en janvier 2010. La campagne d’exploration est programmée entre mai 2010 et mai 2015. Après la campagne sismique, les forages d’exploration ont commencé en juillet 2012. Un premier gisement de gaz exploitable est découvert en novembre (Tihalatine Sud-1, à une profondeur de 1192 m) ; un second en avril 2013 (Tin Essameid Est-1, à une profondeur de 1512 m). Les accords de commercialisation confie à Sonatrach la vente de la totalité du gaz produit et GdF-Suez en est le principal client de gaz. (...)

   (...) Les sous-sols du Maroc et de la Tunisie comprennent aussi des hydrocarbures non- conventionnels. En Tunisie, des permis de recherches sont accordés, à la société Shell dans la région de Kairouan, au polonais Serinus dans l’extrême Sud-Ouest du pays ; là ou le franco-britannique Perenco est déjà installé.

   Au Maroc, ce sont principalement des gisements de schistes bitumineux qui vont être exploités avec une prévision de plus de 50 milliards de barils. Les principaux sites visés sont Timahdit dans la chaîne du Moyen- Atlas et Tarfaya, le long de la côte à 1500 km au Sud de Rabat. En septembre dernier, la société irlandaise San Leon Energy extrait pour la première fois du pétrole de schiste sur le site de Timahdit dans la région de Melnès. L’espagnol Repsol et l’américain Anadarko visent des gisements de gaz de schiste. (...)

   (...) En exportant 68% de sa production gazière en 2012, l’Algérie est le 6 ème exportateur mondial de gaz. L’Europe est le client quasi-exclusif de l’Algérie, absorbant 88,6 % des exportations algériennes de gaz. L’Algérie est au 7ème rang mondial des exportateurs de GNL, ce qui représente 97% du total de la valeur de ses exportations. En 2011, L’Algérie fournissait à la France 16 % de son approvisionnement en gaz.

   En juillet 2013, le président de la Commission européenne, M. Barroso, et le premier ministre algérien A.Sellal, signent un accord de partenariat stratégique sur l’énergie. L’Union Européenne veut la sécurité sur les approvisionnements, l’accès au gaz algérien étant identifié comme une priorité économique et stratégique ; et l’Algérie la garantie de parts de marché5. Les ressources en gaz algérien peuvent être visées à travers différents instruments institutionnels européens : EuroMed-Energies, programme de coopération P3A6, MedReg… ; certains d’entre eux associant le lobby des industriels avec des regroupements tel que MedEmip7, OME8 ; le tout avec le soutien de la BERD ! (...)

   (...) Dès 2004, l’Agence américaine US Energy Information Administration (EIA), annonce que le sous-sol algérien comprend la troisième réserve mondiale de gaz de schiste récupérables, après la Chine et l’Argentine. Les négociations entre la Sonatrach, entreprise d’état, et des sociétés transnationales, Eni, Shell et Exxon-Mobil, Total, GDF Suez… vont très vite commencer. Dès 2009, le gouvernement algérien prévoit un plan de développement de 8 gisements dans le Sud-ouest algérien entre les villes de Timimoun et Adrar et la construction d’installations de collecte et traitement du gaz. Le projet MedGaz, aujourd’hui opérationnel, est détenu par Sonatrach, Total, et l’espagnol Cepsa.

   Le système de gouvernance algérien fait que la société d’Etat Sonatrach dispose de plus des trois quarts des actifs dans l’industrie des hydrocarbures. Les sociétés transnationales ne représentent que 18% des investissements, avec une part de 2% pour Total. En février 2012, l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT) annonce le programme d’exploitation de ces gisements à partir de 2014, avec une prévision de production de 5 millions de m3 de gaz et de condensat par jour sur une période de huit ans.

   Une nouvelle loi sur les hydrocarbures est publiée en février 2013 (9). Elle ouvre la voie à l’exploitation des hydrocarbures non-conventionnels et comprend des mesures fiscales incitative pour attirer les investisseurs. En novembre 2013, l’administration française publie une note précisant que les gisements algériens en gaz de schiste sont estimés à 700 trillons de m 3, soit quatre fois le niveau des réserves actuelles (10)

   Le 21 mai 2014, le gouvernement autorise officiellement l’exploitation du gaz de schiste. Devant l’assemblée nationale, le premier ministre déclare : « Si les réserves (de gaz naturel et de pétrole), restent en 2030 à leur niveau actuel, nous n’allons couvrir que la demande nationale. Il n’en restera que très peu pour l’exportation. »

   Les autorités annoncent un objectif de production de 30 milliards de m3 de gaz par an ; et qu’elle doivent investir 300 milliards de $ sur 50 ans, dont 100 milliards entre 2014 et 2018 (11). C’est la valse des chiffres. En deux ans, on est passé d’une prévision d’extraction àmillions m3/jour à 82 millions de m3/jour ! Désormais, ce sont sept bassins algériens qui sont concernées par des projets d’exploration : Tindouf, Reggane, Timimoun, Ahnet, Mouydir, Ghadames Berkine et Illizi, zones habitées par près de 1,5 million d’habitants. (...)

   (...) La perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels en Algérie offre des opportunités aux géants français : Total et GdF-Suez. _ Mais la concurrence entre entreprises européennes est rude. Depuis quelques années, Sonatrach négocie des partenariats tous azimuts, avec Shell, Exxon Mobil, Eni, Talisman…

   En janvier 2014, l’ALNAFT procède au « 4 ème appel d’offres pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures », avec la mise en concurrence de 31 « périmètres d’hydrocarbures », dont 17 ciblent du gaz de schiste. 52 sociétés sont autorisées à concourir, dont TOTAL, GdF-Suez, Shell, Amerada Hess, Gazprom…, toutes déjà actives en Algérie. La date limite de dépôt des soumissions, initialement fixé au 4 septembre, est repoussée au 30 septembre prochain. (...)

   (...)  Quelles alternatives ? L’Algérie, comme ses pays voisins, est en stress hydrique permanent et la nappe Albienne, étendue sous trois pays (Algérie, Tunisie et Libye) n’est pas renouvelable. Les pluies sont trop faibles pour recharger les aquifères.

   Le journaliste algérien Mehdi Bsikri, militant antigaz de schiste, rapporte, le 2 février 2014, la crainte des agriculteurs du sud « Le projet d’exploitation de gaz de schiste, décidé par le gouvernement, met en péril l’agriculture dans le Sahara ». Exploiter le gaz de schiste dans cette région revient à provoquer un véritable écocide : d’une part, en utilisant une ressource en eau non renouvelable et de manière excessive ; d’autre part en condamnant les populations sédentaires et nomades qui vivent dans cette région désertique à consommer une eau polluée par les adjuvants chimiques injectés lors de fracturations hydrauliques ou les métaux lourds qui vont se mélanger aux eaux de surface.

   Cette perspective d’extraction d’hydrocarbures non conventionnels dans tout le Maghreb rappelle la période des années 60, durant laquelle les Français ont procédé à des essais de tirs nucléaires impactant très fortement et durablement une très vase zone, dépassant largement les frontières algériennes.

   L’Europe prétend à une « Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable » alors qu’elle soutient ses industriels qui investissent dans ces pays dont la règle est de vivre de la rente pétrolière et gazière, sacrifiant le développement de l’agriculture et du tourisme, alors que ces secteurs peuvent produire de quoi nourrir une grande partie de la population du pays et créeraient de l’emploi. « Il existe dans notre région des centaines d’oasis. Elles font travailler des milliers de personnes… Le gouvernement ferait mieux de multiplier les projets agricoles dans le Sahara et d’en finir avec les importations de denrées alimentaires. L’eau de la nappe albienne est le véritable moteur du développement du pays » (Mehdi Bsirki – El Watan – février 2014).




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(La femme qui devait se séparer d'un sein
hésitait sur celui qu'elle allait donner)



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Luc Desle

mardi 5 août 2014

"Ce Sans Domicile Fixe était également Sans Déprime Fixe". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI L'AMOUR ÉTAIT COTÉ
EN BOURSE, POURRAIS-TU
EN ACHETER UNE ACTION?)

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"Tu viens jouer à la Main Chaude?
- Je peux pas, aujourd’hui j'ai piscine..."


— Cyril Barreaux

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"Heu... Vous êtes sûrs qu'ils veulent
imposer l'Apéro pour tous?"



RESET AU FMI 

L'Améro : une nouvelle phase 
d’intégration totalitaire

Auran Derien 

   (...) Le mot fascine les organisations mondialistes. Il est prononcé des dizaines de fois par Christine Lagarde du FMI, dans un entretien réalisé pour une agence anglo-saxonne. Le moment était venu d’informer le monde de la finance: le Système Monétaire International a besoin d’un RESET. Préparez-vous. Une révolution monétaire grandiose est à venir. (...)

   (...) Plus personne ne conteste la situation dans laquelle le pouvoir financier a jeté le monde. Partout, chômage et destructions. La dépression s’est abattue sur l’Occident, et cela pour longtemps puisque les revenus sont détruits par le chômage, les délocalisations, l’usure et le parasitisme. Sans argent, pas d’achats; les commerces ferment, alors que les industries sont déjà parties. Pour manger, allons-nous devoir faire le siège des salles d’urgence et boire le sang des saignées ? Ce que firent quelques pauvres hères au temps des famines du XVIIème siècle, est-il programmé en grand, au XXIème? Il est vrai que le vampirisme financier n’a jamais autant engraissé la finance anglo-saxonne qui, depuis l’année 1973, lorsque le dollar a commencé à tomber du ciel, a acheté tout ce qu’elle a voulu. (...)

   (...) Le RESET devrait aller de pair avec la mise en fonctionnement de nouvelles structures de dictature économique. Le diktat transatlantique est prêt. Tout le domaine des services a déjà été réglé, en modèle réduit, avec les accords UE-Canada. Du côté de l’Amérique, on connaît la musique. Le Canada avait servi de cobaye en signant dès 1988 un premier accord avec la machinerie totalitaire étatsunienne. Il s’était intégré ensuite à l’ALENA et, depuis lors, les fers se généralisent, tant entre les pays d’Amérique du Nord qu’avec l’Union Européenne. Des associations, des fondations, concourent à la propagande de masse. Entre le projet d’Union pour l’Amérique du Nord et la liquéfaction de l’Europe par le diktat transatlantique, tout est prêt pour un nouveau monde de fanatiques à placer en travers de la montée de l’Asie. (...)

   Parmi les projets figure certainement celui de l’Amero, une monnaie unique qui serait émise par la réserve fédérale étatsunienne. S’il demeure une élite dans les peuples d’Europe en décomposition avancée, elle doit se préparer en prévoyant un plan de déploiement d’une monnaie complémentaire. Dans chaque pays, il faudrait que le projet concret d’Economie Complémentaire Sociétale (E.C.S.) soit prêt°. Il se préoccupe de la richesse réelle et non de la richesse symbolique (l’argent ). Il récupère pour partie la création monétaire volée par une mafia de banquiers privés. Il répartit la production entre ses ayant-droit, et non selon la règle kleptocratique de l’oligarchie. Le pas suivant consistera à revenir peu à peu à la sagesse grecque: contribuer à la vie plutôt que la perdre à devoir la gagner. (...)

   (...) Plongés dans un espace-temps culturel où domine la langue de bois, un changement de paradigme s’avère difficile, quoique essentiel pour faire revivre une véritable culture à visage humain. C’est toujours la finance mondialiste qui s’est opposée à la vie harmonieuse des peuples émettant la monnaie dont ils ont besoin. Le sens de la vie et la motivation n’ont pourtant rien à voir avec l’obsession de la richesse. Bien souvent on observe un parallèle entre le niveau de richesse matérielle et la pauvreté intérieure. Le besoin de démocratie est devenu tout aussi fondamental puisque les lobbys décident de tout désormais, ayant soumis les politiques à une parfaite corruption. La démocratie a toujours nécessité trois piliers: un pôle de représentants, un autre de démocratie directe et la nécessaire dimension participative. Tout sera donc à reconstruire. Une grande aventure s’ouvrira devant de nouvelles élites, si elles sont prêtes lorsque le RESET commencera. 

° (Philippe DERUDDER - André-Jacques HOLBECQ: Une monnaie nationale complémentaire. Ed. Yves Michel, 2011, 175p., 12€)


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"Si j'aime ta nouvelle armure?
Ben... Heu... OUI, OUI,
EVIDEMMENT!"


meanwhilebackinthedungeon:
— Larry Elmore



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Benoît Barvin

lundi 28 juillet 2014

"C'est à pas cadencés que les robots poètes filent faire la fête afin de se beurrer". Jacques Damboise in "Pensées poétics".

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Pensées pour nous-mêmes:

(UN GRAIN DE RIZ 
EST LE DÉBUT DE TA FORTUNE)

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(Cette Blonde foulait aux pieds la Littérature,
la Vilaine...)



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MOYEN-ORIENT

Le Kurdistan prépare son indépendance

BEN VAN HEUVELEN
THE WASHINGTON POST

   Les forces militaires du Kurdistan, connues sous le nom de peshmergas (“ceux qui bravent la mort”), ont repris la plupart des positions abandonnées par l’armée nationale dans le nord du pays, élargissant ainsi nettement la zone sous contrôle kurde. 

   Les Kurdes viennent également de franchir une étape importante vers l’indépendance économique en renforçant leur partenariat stratégique avec le gouvernement turc. Fin mai, ils ont commencé à exporter du pétrole grâce à un oléoduc traversant la Turquie, dont les recettes devraient atterrir sur un compte bancaire détenu par les Kurdes, et non dans les caisses du Trésor irakien. 

   Depuis le début de l’année, le Premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a répliqué aux ambitions pétrolières kurdes en supprimant la dotation mensuelle de la région prélevée sur le budget national. L’Etat irakien a également déposé une demande d’arbitrage international à l’encontre de la Turquie pour avoir favorisé ces exportations, considérées par Bagdad comme de la contrebande, et a menacé de poursuivre en justice quiconque se porterait acquéreur de ce pétrole. 

   Dans un tel climat de tension, Arbil, la capitale du Kurdistan, n’a aucune envie d’apporter un soutien militaire, de quelque nature qu’il soit, à Maliki.“L’Etat irakien prend les Kurdes en otages et il serait déraisonnable de sa part d’attendre que ceux-ci lui viennent en aide au vu des circonstances sans accéder à certaines de leurs requêtes”, analyse un conseiller de l’Etat kurde qui préfère garder l’anonymat. Les peshmergas affirment qu’ils n’ont pas essayé d’évincer l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) des territoires dont ils ont pris le contrôle. 

   “Dans la plupart des régions, on les laisse tranquille et eux aussi nous laissent tranquilles – ainsi que les civils”, assure le général de corps d’armée Shaukur Zibari, un des chefs peshmergas. Plusieurs années durant, les Etats-Unis ont essayé de négocier des accords visant à rapprocher Erbil et Bagdad, mais ces efforts ont été vains, les deux camps ayant des visions diamétralement opposées de l’avenir du pays. Alors que Maliki a plaidé en faveur d’un contrôle centralisé – notamment sur les ressources pétrolières, qui représentent 95 % des recettes de l’Etat –, les Kurdes ont exigé que la Constitution leur accorde une autonomie quasi totale. (...)

   (...) Le climat est devenu tellement tendu ces derniers temps que des chefs de file kurdes ont laissé entendre que, faute de concessions de la part de Maliki, ils organiseraient un référendum sur l’indépendance – lequel verrait à coup sûr une victoire du “oui” dans un contexte de regain du nationalisme kurde. Les tensions ont également été aggravées par les différends territoriaux. 

   Après la chute du régime de Saddam Hussein, qui avait orchestré des campagnes d’épuration ethnique, plusieurs groupes ethniques ont revendiqué une bande de terre qui s’étend à travers le pays, profitant du non-règlement de la question de la frontière officielle entre le Kurdistan et l’Irak fédéral. L’épicentre symbolique de ces querelles est la ville pétrolière de Kirkouk, que certains ont baptisée la “Jérusalem des Kurdes”. 

   Le 10 juin, après le départ de l’armée nationale, des drapeaux kurdes ont été hissés à la place des drapeaux irakiens, et Jabbar Yawar [porte-parole des peshmergas] a déclaré que les forces kurdes “[contrôlaient] désormais la ville de Kirkouk et sa région”. Des responsables kurdes ont fait savoir que même les sites pétroliers de l’Etat irakien étaient désormais sous la garde des troupes kurdes. 

    (...) A l’heure où ils tentent de consolider leur territoire, les Kurdes, qui n’ont pas d’accès à la mer, ont besoin d’un poumon économique, et se sont pour cela tournés vers la Turquie. L’empressement de la Turquie à faciliter cette autonomie marque un revirement spectaculaire de la part du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, dont l’administration s’est inquiétée autrefois d’un Kurdistan irakien indépendant qui risquait de donner des idées à la minorité kurde de Turquie. Erdogan s’est finalement laissé convaincre, au vu des convergences d’intérêts, et notamment de la demande énergétique croissante de la Turquie. En outre, le Kurdistan irakien sert aujourd’hui de zone tampon entre la Turquie et le Sud, où règne l’anarchie, dans un contexte de montée en puissance de l’EIIL.

Repères: 

   Le Kurdistan d’Irak est autonome depuis les années 1990. Ce statut s’est renforcé dans l’Etat irakien fédéral mis en place après la chute de Saddam Hussein, en 2003. La région possède son propre gouvernement et ses propres institutions. Elle a connu en une décennie un développement économique rapide, notamment en raison de sa stabilité et de sa sécurité en comparaison du reste de l’Irak. 

   La zone pétrolifère de Kirkouk, très disputée, a été récupérée par les peshmergas (l’armée kurde) après la déroute de l’armée irakienne. Environ 5 millions de Kurdes vivent dans cette région, sur les 28 millions de Kurdes disséminés sur quatre pays (Irak, Iran, Turquie, Syrie). Des milliers d’Irakiens cherchent refuge dans la région autonome depuis le début de l’offensive des djihadistes de l’EEIL .


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(La Fille qui fumait trop finit en fumée)



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Benoît Barvin

jeudi 17 juillet 2014

"La Fille qui se pâmait trop était-elle sincère?". Jacques Damboise in "Pensées de l'à-peu-près".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST-IL TON PÈRE?)

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(Réincarné en mammifère, Don Juan
gardait toujours ses bonnes manières)



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"Guili,guili...
Assez, Europe, tu n'échapperas 
de toute façon pas à l'austérité"


http://www.kusadasi.tv/fr/zeus-photos.html

La Commission européenne 
détruit tout ce qu’elle touche 
à l’inverse du roi Midas. 

(AmstrongEconomics)
Martin ARMSTRONG
 Ce sont des hommes de loi qui tentent d’assurer leur propre pérennité en professant que seule l’austérité permettra de maintenir la confiance dans l’Euro. Le président de la BCE, Draghi, a tellement perdu le contact avec la réalité que c’en est effrayant. Le montant total des dégâts causés à l’économie irlandaise commence seulement à apparaître. Le sauvetage des banques aux frais du contribuable a atteint quasiment 20% du PIB total du pays. C’est démentiel.

   Le Commissaire européen en charge des Affaires Sociales, László Andor, a parlé ouvertement de la possibilité d’un effondrement de la zone Euro. C’est très intéressant et cela montre que j’avais raison de dire que la nature humaine ne change jamais. Un gouvernement veut toujours PLUS de pouvoir, jamais moins. Pour la première fois, un membre de la Commission, Andor en l’occurence, a publiquement reconnu que la structure actuelle de l’UE la rendait vulnérable aux tensions sociales. Ce danger ne peut être combattu que par une plus grande fédéralisation de l’Europe. En d’autres termes, pour protéger la zone Euro, les pays doivent transférer leur souveraineté à Bruxelles. Ils ne pensent JAMAIS que le problème puisse venir d’eux.

   Angela Merkel veut que Jean-Claude Juncker soit le président de la Commission européenne (ce qui est chose faite maintenant). Dans une lettre confidentielle, Merkel a écrit qu’elle était obligée de proposer Juncker pour des raisons de politique intérieure. Merkel se sent apparemment persécutée par l’ombre imposante d’Helmut Kohl. Merkel dit quasiment au PM anglais, Cameron, de la boucler – C’est l’Europe qui est en charge pas l’Angleterre. Pourtant le Comité de Stabilité Financière allemand lui-même a attiré l’attention, dans un rapport, sur le fait que l’économie allemande encourrait "encore un certain nombre de grands dangers potentiels".

   Pendant ce temps, la dette publique italienne a atteint les 2000 milliards, un record. Fin mai, le nouveau PM italien Renzi a annoncé son intention de stimuler l’économie par des investissements massifs qui seront financés par de nouveaux emprunts. Une crise politique a éclaté en Italie avec l’annonce de la démission de quelque 14 sénateurs du Parti Démocrate (PD) de Matteo Renzi. Ils ont accusé le gouvernement d’avoir intentionnellement remplacé deux sénateurs du PD, Corradino Mineo et Vannino Chiti, à la Commission Parlementaire Constitutionnelle du Sénat, pour faire passer les projets de lois de Renzi de manière non démocratique. Les 14 Sénateurs appartiennent à un sous-groupe qui s’est formé à partir du Partito Democratico de Renzi. Cette situation oblige Renzi à rechercher une alliance avec Forza Italia de Berlusconi.

   En Belgique, cela fait 3 semaines, depuis les élections, qu’il n’y a pas de gouvernement effectif. Les pourparlers de coalition ont échoué sur la question de l’avenir du pays. Mais pour l’UE c’est une bonne affaire car le PM en titre, Elio Di Rupo, assure l’intérim et il entérine sans discuter toutes les décisions prises à Bruxelles. Ce qui contrarie fort les Belges.

   Partout où l’on regarde, on voit la Commission européenne se dresser contre les peuples. Andor prétend qu’ils vont fédérer Europe pour la sauver. Mais en réalité tout ce qu’ils veulent sauver c’est leurs propres intérêts et leur pouvoir.

   L’agence de notation Standard and Poor s’inquiète du montant de la dette européenne. En dépit des milliers de milliards que la BCE a injecté dans les marchés, la dette a explosé chez les particuliers comme dans les entreprises. C’est parce que l’économie a continué d’imploser et que le chômage des jeunes ne peut qu’augmenter. Les prix de l’immobilier montent dans les endroits où le capital afflue. C’est la conséquence directe du mouvement des capitaux.

   La politique de la troïka non-élue détruit l’Europe et au lieu de s’évertuer à éliminer la guerre, ils font tout ce qu’ils peuvent pour engendrer la division et le chaos. Le boom de l’immobilier est largement la conséquence du mouvement des capitaux. Les Français achètent beaucoup en Belgique pour tenter d’échapper à la folie de leur gouvernement qui les taxe à mort. D’ailleurs, d’une façon générale, les Français ont essayé de sortir leur argent des banques en investissant dans la pierre. L’immobilier est florissant en Angleterre grâce aux afflux de capitaux mais la même chose se produit en Nouvelle Zélande, Australie et Canada.

   En Chine, par contre, l’immobilier baisse pour la première fois. Aux Etats-Unis, l’immobilier a reculé dans les secteurs intermédiaires tandis que l’immobilier de luxe a rebondi grâce à l’afflux de capitaux.


Notes :
* Le roi Midas est un héros de la mythologie grecque. Un jour, Silène, ayant bu plus que de raison, s’égare jusque sur les terres de Midas, qui le recueille et lui offre l’hospitalité. Dionysos, à sa recherche, le trouve là et remercie l’hôte de celui qui l’a élevé en lui accordant un vœu. Midas demande alors la faculté de transformer en or tout ce qu’il touche. Incapable de manger et de boire, il supplie le dieu de reprendre son présent.


Traduction : Dominique Muselet


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"Je t'offre ma rose, 
mon bijou...
- ?"



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Luc Desle