Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

dimanche 22 juin 2014

"Il donnait des cours de mastication, l'Ogre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(PEUT-ON RIRE DE TOUT DEBOUT?)

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Je parlerai de toi - Michel Fugain - Acoustic


 Je Parlerai De Toi

1/ Je ne parlerai pas du monde d'aujourd'hui
Cela ne sert à rien de hurler face au vent
Je n'en parlerai pas
Je n'en parlerai pas car à quoi sert un cri
S'il ne réveille pas la conscience des gens
Je n'en parlerai pas
Je ne parlerai pas des scandales en série
Des filles de l'amour qui vivent sans amour
Des travailleurs au noir sous payés asservis
Dans des caves humides où n'entre pas le jour 

Refrain:
Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au coœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 
Je parlerai de toi 
Je parlerai de toi

2/ Je ne parlerai pas de l'hiver qui s'en vient
Jetant sur le pavé ceux qui ont tout perdu
Je n'en parlerai pas
Ceux qui malgré la honte osent tendre la main
Des enfants affamés volés violés vendus
Je n'en parlerai pas
Non je ne dirai rien de ce qui me fait mal
De ce qui me révolte et ce que je ressens
Je n'en parlerai pas car tout devient banal
Et l'odeur de la mort et la couleur du sang

Au refrain

Je ne parlerai pas des discours vains et creux
Des tribuns convaincants beaux parleurs de tous bords
Sous couvert d'un parti ou représentant Dieu
De la loi de la jungle et celle du plus fort
Je fermerai les yeux sur tout ce que je vois
De tout ce que j'entends je ne soufflerai mot
Et porte verrouillée je resterai chez moi

Refrain final :
Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au coœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 

Je parlerai de toi
Rien que de toi qui donnes encore
Un peu de joie
A mes années d'automne 
De la peur qui m'oppresse
Au cœur chaud de tes bras
Quand je sens ta jeunesse
Avide encore sous moi 
Je parlerai de toi 
Je parlerai de toi

Je parlerai de toi
Tout simplement de toi…


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Encore : Michel Fugain


Encore:

Encore 100 fois vivre d'amour
100 fois tomber, renaître
S'aimer comme au premier jour
Se détruire peut-être.
Nos regards qui se dévorent
Ton parfum qui m'enflamme
Et ma peau qui te réclame
Pour que l'on puisse encore
S'envoyer dans les étoiles
S'envoler jusqu'au final
Dans un ultime corps à corps
De l'amour comme ça,
j'en veux encore
Faire d'un lit un champ d'honneur
À nous exploser le coeur
De la petite à la vraie mort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.

Encore 100 fois boire au ruisseau
Du plaisir et des larmes
S'aimer vivant, presque trop
Sans peur et sans armes
Et si je tombe à genoux
Fou d'amour et sans honte
Je serai au bout du compte
Bien plus grand que debout.
S'envoyer dans les étoiles
S'envoler jusqu'au final
Dans un ultime corps à corps
De l'amour comme ça,
j'en veux encore
Faire d'un lit un champ d'honneur
À nous exploser le coeur
De la petite à la vraie mort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.
Faire l'amour comme un cadeau
Et monter toujours plus haut
Comme un outrage au Dieu qui dort
De l'amour comme ça,
j'en veux encore.
Tout donner sans retenir
À la Terre qui va s'ouvrir
Comme le ventre d'où je sors
De l'amour comme ça,
j'en veux encore

[ Ces sont Encore Paroles sur http://www.parolesmania.com/ ] 

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Michel Fugain - Je N'aurai Pas Le Temps [1967] ReWorked



Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

Même en courant
Plus vite que le vent
Plus vite que le temps
Même en volant
Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

De visiter
Toute l´immensité
D´un si grand univers
Même en cent ans
Je n´aurai pas le temps
De tout faire

J´ouvre tout grand mon cœur
J´aime de tous mes yeux
C´est trop peu
Pour tant de cœurs
Et tant de fleurs
Des milliers de jours
C´est bien trop court
C´est bien trop court

Et pour aimer
Comme l´on doit aimer
Quand on aime vraiment
Même en cent ans
Je n´aurai pas le temps
Pas le temps

Je n´aurai pas le temps
Pas le temps...

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Michel Fugain : Où s'en vont


Ou s´en vont? Ou s´en vont?

Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rait trop con.

Les copines, les tontons
ces anges à nous, nos divines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.

Ou s´en vont? Ou s´en vont?
Tous ces potes qu´on aime, ces certaines affections.
Qu´on est long, qu´on est long
à dire les je t´aime qu´on pense quand ils s´en vont.

Oooooaaaaah

Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C´est pas vrai qu´ça s´arrête, ce s´rai trop con.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
Font les gens qu´on aime quand ils s´en vont.
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh

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Nadine Estralla

samedi 21 juin 2014

"Il décrocha son diplôme au bout du mât de cocagne". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(QUI CHERCHE TROUVE
MAIS PAS FORCEMENT 
CE QU'IL CHERCHE)

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(Cet inventeur trouva un moyen original
de se débarrasser de sa femme)




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(Le président russe répliqua vertement
à ses contradicteur ukrainiens)





UKRAINE 
Un nom d'oiseau qui coûte cher 

COURRIER INTERNATIONAL


   (...) Il s'appelle Andriy Dechtchytsia et il est aujourd'hui, selon le quotidien de Lviv Vissoki Zamok, "l'Ukrainien le plus populaire au monde". Il était aussi ministre des Affaires étrangères, et il vient d'être limogé. Pourquoi ? Pour un seul mot : "khouïlo". Dont la traduction diverge selon les sources, la plus courante étant, en français, "tête de nœud", mais on trouvera également "connard" ou encore "couille molle". 

   Cette épithète fleurie était jusque-là citée dans un chant de stade, celui des supporters du Metallist, l'équipe de foot de la ville de Kharkiv, à destination de qui avait l'heur de leur déplaire. Puis, au lendemain de l'annexion de la Crimée [mars 2014] et avec le début des tensions dans le Donbass [territoire qui regroupe les régions administratives de Donetsk et Lougansk, dans l'est du pays], on a vu ces mêmes supporters défiler dans les rues de Kharkiv en scandant : "Poutine, khouïlo !" 

   Un "slogan" désormais repris avec ferveur par les anti-Russes en Ukraine. Le 14 juin, venu calmer des manifestants qui lançaient des pierres sur l'ambassade de Russie à Kiev, Dechtchytsia s'est mis à entonner avec eux ce chant viril. "La scène, filmée, a été aussitôt diffusée sur Internet, ce qui a déclenché un énorme scandale diplomatique, rappelle Vissoli Zamok. La Russie a émis une note de protestation soulignant que l'attitude du ministre était 'inappropriée'." Le principal intéressé, lui, prétend que, "souhaitant empêcher les manifestants de prendre d'assaut l'ambassade", il leur aurait dit : "Oui, c'est vrai, Poutine est une tête de nœud."

   Quoi qu'il en soit, cette mésaventure lui aura coûté son poste. Il devrait être remplacé par Pavlo Klimkine, "né à Koursk, en Russie, ancien ambassadeur en Allemagne". Un personnage plus policé que Dechtchytsia. Pour conclure, le quotidien de Lviv assure qu'une nouvelle plaisanterie court les rues du pays : "A Moscou, il a été décrété que l'expression 'tête de nœud' s'écrirait dorénavant avec une majuscule. C'est quand même du chef de l'Etat qu'il s'agit."


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(Cette plante carnivore savait y faire avec les femmes)



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Luc Desle

vendredi 20 juin 2014

"Cet amour était doux comme une huile de massage". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE SAGE AIME LA SAGESSE SAGEMENT)

***
"Fallait pas qu'il critique ma cuisine"



***
"Je t'ai coupé la tête provisoirement...
C'est pour réduire les déficits,
tu comprends?"


menestreletgladiateur.blogspot.com

Athènes, 
berceau du licenciement de masse

Ramon Pino

   (...) La Grèce va mal, nous dit-on depuis le début de « la crise ». Il serait plus juste de dire que c’est le peuple grec qui va mal. Tous les secteurs sont touchés, notamment les services publics. Le système libéral capitaliste prend prétexte de cette crise, qui est de son fait, pour accélérer la privatisation tous azimuts. Et son imagination est fertile pour atteindre ce but. Ainsi, le gouvernement a sorti de sa manche la « disponibilité de travail », sorte de chômage technique limité à huit mois, pouvant s’appliquer à tous les fonctionnaires et salariés du secteur public, qui sont menacés d’être licenciés « provisoirement » en conservant 75 % de leur salaire durant ces huit mois. Si, au bout de cette période, ils n’ont pas été réintégrés à leur poste, le licenciement devient définitif.

   Parmi les nombreuses luttes en cours contre cette mesure, celle des femmes de ménage du ministère des Finances est une des plus longues. Depuis des mois, elles organisent des sit-in devant le siège de cet organisme pour protester contre cette « disponibilité de travail » qu’on leur impose, et qui a déjà permis au gouvernement grec de licencier des milliers de fonctionnaires, et d’en réembaucher d’autres mais à des conditions bien plus désavantageuses – l’objectif de l’État étant de réduire au maximum le nombre d’emplois dans le secteur public.

   Pendant tous ces derniers mois, les femmes du service de nettoyage se sont donc rassemblées chaque matin et ont également participé à toutes les manifestations qui ont eu lieu à Athènes, allant même jusqu’à se joindre à d’autres collectifs et à envoyer une délégation à Bruxelles pour faire entendre leur voix.

   Face au gouvernement grec, qui n’a su répondre à leur demande de réintégrer leur poste de travail que par la violence et la répression, elles ont décidé de continuer leur sit-in en invitant d’abord tous les autres licenciés et sans-emploi à les rejoindre pour exiger la destitution du gouvernement et de la Troïka (UE-BCE-FMI), et en faisant aussi appel aux citoyens, syndicats, organisations de femmes, jeunes, intellectuels et scientifiques pour soutenir leur combat.

   Depuis 2011 en Grèce, les licenciements se comptent par centaines de milliers ; 2014 ne verra pas de ralentissement dans ce domaine : les prévisions indiquent que 200 000 travailleurs du public devront quitter leur emploi contraints et forcés. Le mot d’ordre de l’État : privatisation à outrance, fermetures d’hôpitaux et d’écoles. Dans les secteurs autrefois publics et nouvellement privatisés, les nouveaux salariés sont des précaires avec conditions de travail et salaires à la baisse, alors que le service fourni au citoyen (TV, gaz électricité, etc.) revient désormais plus cher.

   La Grèce devient ainsi le pays de l’Union européenne qui a le moins de travailleurs dans le service public, galopant vers le tout-privatisé, même si ça coûte plus cher au consommateur. Un seul secteur stable, voire en augmentation : les forces de sécurité chargées de protéger les institutions. Jusqu’à quand ? Jusqu’à un grand coup de balai des femmes de ménage en « disponibilité de travail » ? (...)


***
"Je t'ai dit cent fois de muscler tes fesses...
Tu sais ce qui t'attend?
- Oui Maîtresse..."


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Benoît Barvin

jeudi 19 juin 2014

"Déguisé en mouton, ce loup se mit à bêler tristement". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU N'AS PAS BESOIN DE BONS POINTS
POUR AVANCER DANS LA VIE)

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"Oui, oui, ces horribles chapeaux sont

des créations originales qui...
- Comment ça, horribles?!"



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DavidP tagged ...

IRAK
Blair justifie 
encore une fois la guerre




   (...) A la suite de l'avancée des troupes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (Eiil) en Irak qui a ranimé le débat sur le bien-fondé de l'invasion du pays en 2003, Tony Blair maintient que celle-ci était justifiée.

   Dans un essai controversé, publié sur son site web et repris dans plusieurs journaux, l'ancien Premier ministre estime qu'"il faut que nous nous libérions de l’idée que c’est 'nous' qui avons causé ceci [la situation actuelle en Irak]. C’est faux. [...] La cause fondamentale de la crise est liée au sein de la région, non pas à l’extérieur." Blair, qui menait l'invasion d'Irak en 2003 aux côtés des Etats-Unis, trouve qu'"il est bizarre d'argumenter que la situation actuelle ne serait pas survenue si nous n'avions pas fait tomber Saddam Hussein". (...)
   (...) Dans son essai, Blair tente de démonter ce qu'il appelle les deux arguments majeurs contre l’invasion de l’Irak en 2003, c’est-à-dire le manque de preuves que Saddam Hussein disposait d’armes de destruction massive et l’idée que l'lrak serait aujourd’hui un pays stable si Saddam Hussein n’était pas tombé. 

   En ce qui concerne le premier argument, Blair estime qu"il aurait été très peu probable" que "Saddam se fût abstenu d’utiliser des armes chimiques" contre les Irakiens, en rappelant qu'il avait utilisé dans les années 1980 des armes chimiques contre les Iraniens et contre sa propre population".

   Quant au deuxième argument, Blair rappelle le "printemps arabe" de 2011, qui selon lui aurait eu des conséquences catastrophiques pour l'Irak. "L'Irak, sous le régime le plus brutal et cynique [de la région], aurait-il été par miracle une oasis de calme ? Le scénario le plus probable, c’est que l’Irak aurait été englouti dans la même éruption [de révoltes]. La réponse la plus probable de Saddam Hussein aurait été de se battre pour maintenir son pouvoir. [...]. Imaginez les conséquences ! De l’autre côté de la frontière [en Syrie], une minorité soutenue par des chiites qui s’accroche au pouvoir en essayant d’arrêter l’insurrection majoritairement sunnite ; en Irak, on aurait vu l’inverse. Le risque aurait été une guerre sectaire totale à travers la région."(...)

   (...) Les propos de Blair ont rencontré de violentes réactions dans son pays. Dans sa chronique publiée dans le Daily Telegraph, le maire de Londres Boris Johnson estime que "Blair devrait la boucler ou au moins accepter la réalité de cette catastrophe qu’il a contribué à générer". Il considère que "l'invasion de l'Irak s'est révélée une erreur tragique" qui réside aussi dans le manque d'engagement des Britanniques et des Américains pour assurer une transition démocratique après la chute du dictateur. Selon Johnson, "la réalité est que, avant l’invasion en 2003 [en Irak] menée par les Etats-Unis, il n’y avait pas de présence d'Al-Qaida dans ce pays, aucune. 

   Certes, Saddam Hussein était un tyran bassiste sans scrupules qui traitait sa population avec une brutalité alarmante. Mais il n'entretenait aucun lien avec les auteurs des attaques du 11 septembre 2001 au World Trade Center, et ne disposait pas d’armes destruction massive." 

   La vérité, c’est que nous avons détruit les institutions d’autorité en Irak sans avoir la moindre idée de ce qui allait suivre [...] Plus de 100 000 Irakiens morts seraient encore vivants [si l'invasion n'avait pas eu lieu]. Quand nous avons voté pour cette guerre – y compris moi –, on l’a fait avec ce qui paraît aujourd’hui une supposition naïve que les gouvernements britannique et américain avaient un projet pour après [...], qu'il y aurait "un projet pour une transition comme ce fut le cas avec l’Allemagne en 1945, où la machinerie basique et essentielle était poursuivie tout en mettant en place un programme de dénazification". (...) 

   (...) Mais si cette invasion en 2003 était "de la folie" et semble avoir été "motivée par l’envie générale de contrôler un des plus grands exportateurs de pétrole dans le monde et de faire tomber Saddam Hussein", Johnson ne plaide pas contre l’interventionnisme. La situation en Irak "ne veut pas dire que toute intervention est toujours, et partout, mauvaise [...] Il serait faux de conclure que parce que nous avions tort en ce qui concerne l’Irak, nous aurions toujours tort de tenter de changer les choses."

   Même son de cloche dans le Daily Mail qui titre : "Le carnage fait honte à Blair". Le général britannique sir Michael Rose réfute l'argumentation de Blair pour exposer sa "fausse logique". Le général regrette que Tony Blair reste "en déni total sur la catastrophe qu'il a infligée non seulement au peuple irakien, mais aussi à des millions d'autres personnes à travers le Moyen-Orient à la suite de l'invasion de 2003 [...] Blair n'assume pas la moindre responsabilité et refuse toujours de s'excuser de nous avoir menés à la guerre."


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"Heu... Ça veut dire oui?"




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Luc Desle

mercredi 18 juin 2014

"En entrant par la sortie je savais que je prenais un risque". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ECOUTE PAS LE MAITRE
AVEC DES BOUCHONS DANS LES OREILLES)

PCC Jacques Damboise in 
"Pensées outrecuidantes"

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Roger Testu 

   dit Tetsu, est un peintre français né le 12 juillet 1913 à Bourges et mort le 2 février 2008 à Saint-Maur-des-Fossés.

   Peintre venu au dessin d'humour, son premier dessin parait dans Noir et Blanc en 1951. Très vite, il collabore aux principaux magazines de presse comme France Dimanche,Ici Paris, Jour de France, Le Figaro Magazine, Lui ou VSD. 

   Son ironie grinçante renvoie une image cruelle de l'existence humaine, d'autant plus que ses personnages sont banals, Monsieur et Madame Tout-Le-Monde. Il s'intéresse souvent aux couples et en dissèque l'inexistence quotidienne... 

   Auteur de plusieurs recueils de dessins, plusieurs expositions lui sont consacrées en France et en Belgique. Il a obtenu le prix Carrisey en 1955 et le prix de l'humour noir Grandville en 1964.


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Blanche Baptiste

mardi 17 juin 2014

"Son copain qui salivait trop en la regardant, la petite chèvre ne le sentait pas". Jacques Damboise in "Pensées outrecuidantes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MALHEUR N'A JAMAIS
DONNÉ DE BONS FRUITS)

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(L'Homme Invisible avait oublié sa veste)



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(L'After-party des Occupy promettait)




After party : 
Occupy se lance en politique 

Christelle Gérand


   (...) Un parti pour le peuple et par le peuple, voilà le nouveau projet d’Occupy. Divisé en une multitude de branches, qui luttent contre les dettes des particuliers ou construisent des logements pour les sans-abris, le mouvement se fédère à nouveau sous la bannière de l’After party. Ce parti anticapitaliste lancé début mai se veut participatif, équitable et sans corruption.

   « Nous sommes prêts à prendre le pouvoir par la force », affirme Demeeko Williams, l’un des fondateurs de la branche de Detroit, siège de l’After party. « Pas par la violence, ajoute-t-il, par la force de l’action. » Le parti s’inspire d’Occupy Sandy, qui avait su fédérer les bonnes volontés pour venir en aide aux victimes de l’ouragan du même nom, en 2012. Périodes électorales exceptées, il aura tout d’une organisation humanitaire.

    Justin Wedes, l’un des fondateurs d’Occupy Wall Street et d’Occupy Sandy, aujourd’hui leader de la coalition nationale de l’After party, se souvient : « On a réuni plus de 70.000 bénévoles en quelques semaines, à partir de rien. Lorsqu’on élimine les barrières à la participation, et qu’on créé une plate-forme à laquelle les gens peuvent se connecter, ils se surpassent. » (...)

   (...) Le manifeste de l’After party combine les programmes du Parti socialiste américain et du Parti vert : logement, nourriture et emploi pour tous, interdiction de l’exploitation du gaz de schiste, droit des immigrés, etc. « Maintenant, il faut transformer ces idées en actions, insiste Demeeko. On ne prétend pas être des sauveurs, on prévient les membres qu’il va falloir mettre la main à la pâte, construire des maisons, réparer des routes, distribuer de la nourriture », détaille ce jeune homme de vingt-huit ans, dont douze passés à militer au sein du BAMN ("By any means necessary"), un mouvement de défense des droits civiques. « De ces actions populaires émergeront des leaders politiques, gage Justin. Notre manifeste vise à inspirer les bonnes volontés, ce n’est pas un guide pratique clé en main, il va falloir que chaque branche gère les problèmes locaux par ses propres moyens. »

   Christopher Malone, président du département de sciences politiques de l’université Pace de New York, n’est guère surpris de l’évolution du mouvement contestataire. « Du mouvement abolitionniste au mouvement des droits civiques, tous les mouvements sociaux se sont transformés en mouvance politique. L’énergie révolutionnaire finit toujours par mourir, elle ne peut être maintenue ad vitam aeternam. La question étant : qu’en restera-t-il ? Jusqu’à maintenant, Occupy avait refusé de soutenir des candidats, mais leurs idées avaient émergé dans le jeu politique. 

   Sans ce mouvement, le maire de New York Bill de Blasio n’aurait jamais été élu sur un programme de lutte contre les inégalités sociales. Sans Occupy, Barack Obama n’aurait pas fait campagne sur le sujet pour sa réélection, après avoir passé quatre ans à la Maison Blanche sans aborder la question. L’énergie est toujours là. Je pense donc qu’il y a une place sur l’échiquier politique pour un parti dédié à la lutte contre les inégalités », estime le professeur, auteur d’Occupy political science, qui analyse les origines et les conséquences du mouvement sur la politique américaine. (...)

   (...) Généralement, les leaders d’Occupy ont moins de trente ans et cherchent à attirer la génération Y, qui ne se reconnaît pas dans les partis existants. Selon une étude récente du Pew Center, la moitié des Américains âgés de dix-huit à trente-trois ans se disent indépendants, à savoir non alignés sur les partis démocrate ou républicain. Demeeko Williams reconnaît dans l’After Party un « cousin » des autres partis progressistes américains, avec lesquels il envisage des alliances. Mais pour lui, ceux-ci n’ont jamais vraiment émergé. « On veut attirer les indépendants : tentez quelque chose de nouveau, rejoignez-nous ! »

   Pour séduire la "génération Occupy", l’After Party mise aussi sur la dimension festive. Le week-end du 2 mai, lors du lancement de la branche de Detroit, concerts, jeux et repas conviviaux étaient au rendez-vous. Une centaine de personnes sont devenues membres. À partir du 1er juin, les sympathisants pourront s’inscrire en ligne, et cotiser selon leurs ressources. Chômeurs et personnes défavorisées pourront financer leur inscription par des heures de service communautaire.

   Dans les semaines à venir, l’After party devrait essaimer une dizaine de branches locales, notamment dans le Missouri et dans le New Jersey, ainsi qu’en Californie. Dès 2016, le mouvement compte présenter des candidats au niveau des municipalités et des États ; il espère occuper les bancs du Congrès en 2024. À terme, Occupy projette de s’organiser à l’échelle internationale. (...)

   (...) « Jusqu’à présent, Occupy a mobilisé des contestataires, pas des votants, souligne le professeur Malone. Lorsque George Martinez, un membre d’Occupy Wall Street, a fait campagne pour un poste de député en 2012, il a été porté par le mouvement. Il a obtenu de nombreux votes, mais n’a pas été élu. C’est difficile sans argent. » Malgré tout, le chercheur est optimiste. « Le Parti socialiste manque d’énergie aux États-Unis, et le mouvement Occupy a déjà orienté le Parti démocrate vers la gauche. Je pense qu’ils peuvent avoir un impact réel au niveau local et étatique. Je suis plus réservé sur leurs chances au Congrès et à la présidentielle. »

   L’implantation du siège à Detroit est un choix très symbolique pour le nouveau parti. « Le pays connaît une recrudescence de l’engagement communautaire, et cela vient de villes comme Detroit, anéanties par le système existant », détaille Justin Wedes. Corruption et délocalisation – des usines comme des nantis – ont acculé l’ancienne capitale de l’automobile à la faillite en juillet dernier. Les salaires des fonctionnaires, policiers et pompiers inclus, ont été sévèrement diminués.

   Les services sociaux et d’entretien de la ville ont également été réduits à peau de chagrin, mais la carence municipale et étatique est compensée par un tissu associatif important, qui se transforme aujourd’hui en mouvement politique. « C’est l’essence de l’After Party, conclut Demeeko. Ne pas attendre que les hommes politiques ou le gouvernement réparent les choses, mais choisir ses outils et le faire par soi-même. »


°°°
(La classe américaine,
Chitty-Chitty Gang-Bang,
elle l'avait, indubitablement)



°°°
Luc Desle