Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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jeudi 14 août 2014

"Son livre 'L'Etre et le Béant' lui ouvrit des perspectives inédites". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(VEILLE A CE QUE l'ARBRE DE LA
CONNAISSANCE DONNE DE JOLIS FRUITS)

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"Tieu est t'amour...
- Si vous le dites..."



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(Jeunes gens découvrant le plaisir
du voyeurisme)


Titeuf


KENYA
Education sexuelle : 
un projet de loi qui divise le pays

JOSEPHINE RAYNAULD

   (...) "Les adolescents ont des rapports sexuels, permettons-leur d'en avoir sans risque", titre Voices of Africa à l'occasion du débat controversé à propos du projet de loi sur la santé reproductive. Celui-ci stipule que le gouvernement mettra à disposition des contraceptifs et des services de planning familial incluant diverses options contraceptives, conseil, information et éducation pour les adolescents. 

   Une étude démographique réalisée en 2008 et 2009 a effectivement révélé que 11,5 % des filles et 22,3 % des garçons ayant moins de 15 ans ont des rapports sexuels. "L'idée que des filles et garçons aient une activité sexuelle pour le plaisir est dure à avaler pour beaucoup de parents africains. En voulant garder les jeunes chastes et purs, l'autre côté de l'histoire – celle du garçon qui rencontre une fille, celle des hormones violentes et des désirs charnels –, n'est jamais raconté", relate le site collaboratif. (...)

   (...) D'après son initiatrice, la sénatrice Judith Sijeny, le projet de loi vise à instaurer un cadre pour la protection et la promotion des droits et de la santé des femmes et des enfants. Selon Voices of Africa, "les personnes en faveur du projet de loi soulignent son potentiel de réduction de grossesses d'adolescentes et de gestion du contrôle démographique". 

   Le rapport de la conférence internationale sur la population et le développement a annoncé que le taux de fertilité au Kenya est estimé à 2,9 par an, comparé à 3,4 enfants par femme dans les années 1970 et 1980. L'accès à la contraception et au planning familial pour les femmes mariées, passé de 17 % en 1984 à 46 % en 2008, y est présenté comme un facteur décisif. 

   Ce projet de loi pourrait également contribuer à ralentir la propagation du sida. Le secrétaire du cabinet de la santé, James Macharia, a annoncé en juillet que le Kenya compte parmi les quatre nations enregistrant le plus haut taux d'infection au sida par an. (...)

   Les opposants au projet de loi, eux, sont "outrés par une clause qui permet aux enfants de moins de 10 ans d'accéder à des services de santé et des à informations sur la reproduction sexuée sans le consentement de leurs parents". Ces détracteurs accusent ainsi le gouvernement de favoriser l'immoralité.

   "Un projet de loi comme celui-ci permet aux jeunes de savoir que leur sexualité et leurs choix liés au sexe n'appartiennent qu'à eux. (...) Laisser le pouvoir de prendre ces décisions entre les mains des adultes et des parents expose les enfants aux abus de ces mêmes parents et de ces dits 'adultes'", opine Voices of Africa.

   Le site d'information All Africa ajoute de son côté que la disposition sur l'avortement a également provoqué des réactions mitigées. "Le projet de loi accorde aux mères enceintes le droit de recourir à l'IVG sans le consentement de leur mari dans le cas où leur vie ou leur santé serait en danger", explique le site, qui précise qu'en 2012 un rapport du centre de recherche sur la population africaine a déclaré 464 690 cas d'avortement. Ce rapport mentionne également que 13 % des décès maternels sont dus à des avortements dangereux. Le projet de loi pourrait ainsi "atténuer tous les autres problèmes qu'apporte une activité sexuelle non protégée et non informée", juge Voices of Africa. (...)


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Benoît Barvin

vendredi 7 juin 2013

"Elle l'envoya sur les roses qui, en plus, étaient pleines d'épines". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MIRACLE C'EST
QUE TU SOIS TOI)

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LONG RÉCIT AU LONG COURS (1/30)
pcc Benoît Barvin et Blanche Baptiste

   La soeur d'Angélus rapporte les changements que son accident a provoqué chez Angélus...
ANGÉLUS 
ou 
LES SECRETS DE L’IMPALPABLE


Satanico pandemonium

DEUXIÈME PARTIE 

   « Si seulement après être tombées, les âmes pouvaient se relever et marcher droit sur la terre... » 

CHAPITRE 12 

   « Il me faut absolument rencontrer cet Angélus Gabrielli », se dit Elaine. Elle se faisait l’effet d’une enquêtrice qui, peu à peu, découvre le fil d’Ariane et remonte, lentement, jusqu’à la source du mystère. 

   Car mystère il y avait. Tout d’abord, le comportement de la Mère Supérieure était tout bonnement scandaleux. Se dénuder de la sorte, au risque d’être découverte, n’était rien d’autre qu’une forme particulièrement obscène d’exhibitionnisme. De cela, au moins, Elaine était sûre... 

   D’autre part, l’attitude du Père Grangeais se révélait très équivoque. Pourquoi couvrait-il ainsi la religieuse ? Elaine, tout en se reprochant d’avoir une idée aussi épouvantable, se dit que le prêtre éprouvait certainement pour la Mère Supérieure un sentiment coupable. Sinon, pourquoi aurait-il voulu étouffer le scandale ? 

   En toute logique, il fallait qu’il dénonce les agissements de Sœur Camille, non seulement parce que cela pouvait nuire au monastère tout entier, mais par charité chrétienne. La Supérieure avait peut-être sombré dans les méandres de la folie ? L’absence d’un homme à côté d’elle l’avait sûrement perturbée, au point qu’elle s’abandonnait à présent à cette ridicule licence... 

   Même si le prêtre se taisait, le secret de toute façon finirait par être éventé et alors... Alors c’en serait fini de cette vie monacale, de cette étrange retraite dans laquelle les religieuses et leur confesseur s’étaient assoupis. Les agissements hérétiques de la Supérieure du couvent finiraient par transpirer à l’extérieur et le lieu lui-même serait peut-être fermé, à jamais sujet d’opprobre. Pourquoi donc le Père Grangeais ne dénonçait-il pas ce libertinage intolérable ? 

   « Sotte que tu es, se morigéna Elaine. Cette histoire n’est pas la tienne. Laisse ces gens agir à leur guise, puisque tu n’es en aucune façon partie prenante dans cette affaire. Et puis, ne te souviens-tu pas que tu as toujours considéré le célibat des prêtres comme une absurdité ? Quant à la règle qui régit ce monastère et aux agissements de Soeur de la Miséricorde, là non plus tu n’as pas à intervenir ! Soeur Jeanne est assez grande pour dire son fait à sa tortionnaire. De plus, elle a choisi librement la vie de moniale et cette dernière nécessite une foi sans faille. Les macérations, les épreuves de toutes sortes font partie du jeu... » 

   Non, à vrai dire, ce n’était pas le comportement des différents protagonistes qui intriguait la jeune femme. Sans qu’elle puisse se l’expliquer, Elaine avait l’impression que la mort de son Adrien et la présence de l’apothicaire formaient chacun les deux bouts d’une même chaîne. En son for intérieur, elle avait relié ces deux destins et admis que leurs relations étaient très étroites. 

   Adrien était allé chercher des onguents dans un village voisin, comme il l’avait dit. Or le bourg le plus proche étant Fonserrane et l’apothicaire du lieu ayant pour nom Angélus Gabrielli, le lien entre les deux paraissait patent. Il y avait, en outre, l’étrange apparition de ce qui semblait être une main, dans l’étalage de la boutique de ce Gabrielli. Mi-humaine mi-animale, cette main appartenait-elle vraiment au maître des lieux ? Et pourquoi avait-elle éprouvé, à sa vue, une telle répugnance ? 

   De plus, la présence de l’apothicaire sur le seuil de sa boutique lui avait également laissé un goût de cendre dans la bouche. Cet homme lui faisait peur et l’attirait, tout à la fois. Se pourrait-il qu’il ait quelque chose à voir avec la mort de son Adrien ? 

   Plus Elaine réfléchissait, et plus cette hypothèse lui semblait digne d’intérêt. A présent, elle savait pour quelle raison Dieu l’avait guidée vers ce monastère. Il voulait qu’elle venge la mort de son fiancé ; qu’elle fasse subir un juste châtiment à celui - quel qu’il soit - qui avait empoisonné indirectement son amant. Si l’apothicaire, cet Angélus Gabrielli, avait quelque chose à se reprocher, elle saurait le démontrer, en apporter des preuves évidentes afin de le confondre et permettre qu’il soit puni. 

   Mais, pour cela, mieux valait être prudente. Il semblait bien que le bourg était le lieu de différents événements étranges. A chaque fois qu’on lui avait parlé, ses interlocuteurs avaient évoqué la présence du Malin... Était-ce seulement pour l’effrayer ou bien cette ambiance sulfureuse était-elle réelle ? Est-ce que cela expliquait le comportement révoltant de la Supérieure du couvent ? 

   Un moment, la jeune femme eut la tentation d’aller voir sur le champ la Maréchaussée afin de lui faire part de ses soupçons. Mais elle savait combien la parole d’une femme était peu respectée. De plus, Elaine avait déjà été la protagoniste d’une histoire dans laquelle elle n’avait pas eu le beau rôle. 

   Trois ans en arrière, elle avait cru voir un loup errant dans les pâturages autour de l’Espigouze. Elle en avait informé les gendarmes. Ces derniers, par acquis de conscience, avaient entamé une battue qui s’était achevée près d’un tertre où un pauvre diable dormait, recouvert d’une vieille fourrure mitée. Les gens du village en avaient fait des gorges chaudes et Elaine avait subi stoïquement leurs moqueries durant un bon trimestre. C’est depuis cette époque que la seule vue d’un gendarme lui faisait monter au front le rouge de la honte et de la colère. 

   Il n’était donc pas question qu’elle parle à quiconque de ses interrogations. Non, elle devrait mener toute seule son enquête afin d’étayer ses soupçons. Et d’abord, comme elle l’avait affirmé quelques minutes auparavant, elle devait rencontrer Angélus Gabrielli. Cette décision fit battre follement son coeur. Elle songea de nouveau à l’échoppe de l’apothicaire, à sa main abîmée et un frisson d’angoisse la parcourut. Pourtant, sa décision était prise. 

***
(A suivre)

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"Y'a quoi à manger, ce soir?
- Des petits végétariens...
- Beurk..."


Les végétariens vivent plus longtemps 
que les carnivores
(les animaux avec les végétariens également...)
ALEXANDRA BRESSON

   (...) Entre un steak bien saignant et quelques années d'espérance de vie, il faut choisir. C'est en substance ce qu'affirme une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association(JAMA) et relayée par le Wall Street Journal. Réalisée par l’American Medical Association, l'étude s'est penchée sur 73 000 personnes issues d'une communauté religieuse prônant le végétarisme.

   Ces personnes ont été suivies pendant six ans dans le but de comprendre l'impact d'un tel régime alimentaire sur l'organisme et ses possibles conséquences. Résultat : grâce à ce choix alimentaire, les participants à l'étude ont compté 12% de morts en moins sur cette période que les consommateurs de viande. Ces derniers auraient davantage été épargné par le diabète, l'insuffisance rénale ou les maladies cardiaques.(...)

   En clair, ce n'est pas les calories absorbées qui importent, mais bel et bien la qualité des aliments consommés (oh, la révélation!). Ce choix de régime n'a en revanche eu aucun impact sur le cancer puisque selon l'étude, les végétariens comme les carnivores ont été touchés de manière égale par cette maladie. Pour autant, les auteurs précisent qu'il est important de ne pas éliminer totalement la viande des assiettes.
   Selon eux, un repas végétarien riche en graisse s'avère en effet bien plus néfaste qu'un repas équilibré composé d'un morceau de viande. Outre, le végétarisme, il existe un autre régime alimentaire, le végétalisme, qui exclut toute chair animale ainsi que les produits dérivés des animaux. Moins contraignant, le semi-végétarisme consiste à ne manger que du poisson, des fruits de mer et de la volaille, à l'instar du régime méditerranéen. (Et toi,, tu es quoi? Un semi-végétarien... oui, ça le fait...) (...)



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(La publicité pour ce détachant miracle ne faisait pas l'unanimité)


The Stunning Image Of ‘The Lady In Red’ 
Will Endure Even After The Turkey Protests End
Michael Kelley
REUTERS/Osman Orsal


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(Homme politique transparent)


Transparence: 
le projet de loi adopté en commission, 
mais profondément remanié

   (...) Les députés ont adopté mercredi 5 juin en commission l'ensemble du projet de loi sur la transparence sur la vie politique, mais en remaniant profondément le texte du gouvernement en atténuant sa portée. Les députés ont ajouté des mesures sur les micro-partis mais ont décidé de ne pas interdire l'exercice d'une profession pendant le mandat parlementaire, contrairement à ce prévoyait le gouvernement.

   En outre, un amendement de René Dosière (PS) visant à limiter les revenus tirés d'une activité professionnelle pendant le mandat à 50% du montant de l'indemnité parlementaire (soit environ 2750 euros) a été retiré. Le groupe socialiste avait apporté son soutien mardi à cette idée, défendue depuis longtemps par les écologistes. Le projet de loi, largement détricoté par les députés après son passage en commission mardi et mercredi, sera examiné le 17 juin en séance publique.(...)

   La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a défendu mercredi le compromis passé avec les députés sur le projet de loi sur la transparence, affirmant que l'exécutif restait "ferme sur les objectifs mais ouvert sur les modalités" (et le détricotage de la loi?). Depuis l'annonce des mesures sur la transparence après l'affaire Cahuzac, et en particulier la publicité de la déclaration de patrimoine, les députés de gauche étaient remontés comme rarement depuis le début de la législature.

   Après avoir voté mardi l'amendement sur les déclarations de patrimoine, qui seront consultables, mais pas publiées contrairement à ce que voulait le gouvernement, les députés sont aussi revenus mercredi sur l'interdiction de l'exercice de profession de conseil. La profession d'avocat d'affaires était sur la sellette.(...)

   Mais, finalement, il sera seulement impossible d'entamer une profession de conseil après le début du mandat, interdiction déjà en vigueur pour une partie des professions. En revanche, ils ont estimé qu'il n'était pas possible d'être avocat et membre du Conseil constitutionnel. Ils ont aussi décidé d'en rester à la situation actuelle en matière d'indemnités lorsqu'un ministre quitte le gouvernement: ce sera toujours six mois alors que le gouvernement voulait réduire ce délai à un mois.

   Dernièrement, les émoluments de l'ex-ministre du Bugdet Jérôme Cahuzac avaient fait scandale, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui demandant, en vain, de renoncer à ces six mois d'indemnités. "Il a choisi de les toucher. Le Premier ministre lui a demandé de ne pas le faire. Nous n'avons pas les moyens d'interrompre cela, c'est légal", avait expliqué le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici.(...)

   (...) Autre amendement voté, à l'initiative cette fois des écologistes, par ailleurs très hostiles à l'affadissement des mesures sur la transparence : l'encadrement des micro-partis. Cette mesure était déjà dans l'air du temps depuis la dernière loi budgétaire.

   Les députés ont précisément adopté un dispositif qui avait été voté à l'automne mais censuré par le Conseil constitutionnel: la limitation des dons d'un contribuable à des partis politiques à 7500 euros par an et non plus à 7500 euros par parti. Dans cette somme globale de 7500 euros sont comprises les cotisations d'adhésion à un parti politique.

   Les coprésidents du groupe écologiste à l'Assemblée Barbara Pompili et François de Rugy se sont félicités, expliquant que ces mesures répondaient "à des situations dénoncées de longue date par de nombreux organismes officiels et par les associations de lutte contre la corruption et pour la transparence".(...)


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Luc Desle

samedi 27 avril 2013

"Elle était scandaleusement belle, cette somme d'argent". benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(NE PASSE PAS TA VIE
A CHERCHER LE MAÎTRE)

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"J'ai rien programmé, Nom de Diou...
Y'a qu'cette machine, elle me pompe
le ciboulot depuis un bon moment..."

Bientôt une loi pour lutter 
contre l’obsolescence programmée ?
KARINE LE LOËT

   (...) Ce mardi (23 avril), le Sénat sera appelé à discuter d’une proposition de loi sur l’obsolescence programmée. En clair, la planification délibérée, par les industriels, de la mort d’un objet. Et ce, afin d’inciter les consommateurs à en acheter un nouveau, plus beau, plus à la mode. Déposée par le sénateur Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie – Les Verts) le 13 mars, le texte vise à augmenter la durée de vie des produits. Mais comment donc ? 

   En augmentant graduellement la durée légale de conformité des produits établie par le Code de la consommation de deux ans à cinq ans d’ici à 2016. « La plupart des produits sont fiables pendant au moins cinq ans, les fabricants ne devraient donc pas être particulièrement pénalisés par cette mesure. L’allongement de la durée de garantie peut même constituer un avantage concurrentiel », souligne le texte. La proposition de loi propose aussi une mise à disposition de pièces détachées pendant une période de dix ans et une meilleure information sur les possibilité de recyclage du produit usagé.

   Et si c’était un mythe ? Il était temps. Car la mort planifiée se décline sous de multiples formes, comme le souligne le Centre européen de la consommation (CEC) – une association franco-allemande qui œuvre pour la protection des droits des consommateurs en Europe – dans son étude (PDF). Là, il répertorie les différentes formes d’obsolescence : technique (un appareil tombe en panne et est irréparable), par péremption (des produits alimentaires affichés comme bons à jeter alors qu’ils sont encore consommables), esthétique (c’est la mode qui rend l’objet caduc), ou encore écologique (on envoie au garage sa titine pour une nouvelle voiture qui consomme moins). 

   Conclusions du rapport : pour chaque appareil acheté, le consommateur devrait pouvoir connaître « la durée de vie de l’appareil », « la réparabilité de l’appareil et la durée de disponibilité des pièces détachées et accessoires », « l’impact environnemental du produit » et recevoir « une incitation au recyclage de l’ancien appareil ». Une transparence que promet en partie la proposition de loi de Jean-Vincent Placé.

   Mais responsabiliser les industriels ne fera pas tout. Le citoyen a aussi sa part à accomplir, assurait en novembre dernier dans nos colonnes, Damien Ravé, le fondateur du site Commentreparer.com : « En fin de chaîne, l’acte d’achat est toujours accompli par le consommateur. Il peut évoquer la manipulation, la dissimulation, l’absence de choix, mais est-il prêt à croire qu’il n’a aucune responsabilité dans la qualité des produits qu’il achète ? (…) L’obsolescence programmée est peut-être bien un mythe affirme même l’économiste Alexandre Delaigue On peut expliquer la durée de vie réduite de nos appareils beaucoup plus simplement : par leur faible prix. » (...)



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"Qu'est-ce que tu fais?
- Je m'aère la tête"


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"Je cherche des citoyens prêts à m'aider...
En connaissez-vous?"


La République
JANET-LANGE
(1815-1872)

La proportionnelle a bon dos. 
Roger Martelli répond à Jacques Julliard
 Roger Martelli

   (...) Dans le dernier numéro de Marianne, Jacques Julliard se lance dans une diatribe contre Mélenchon et le Front de gauche. « Une stupidité, la VIe République », assène-t-il en titre. Pourquoi ? Parce qu’elle réintroduirait la représentation proportionnelle. Il a tort. Ce qui est stupide est de laisser les institutions en l’état. Ou de penser que l’on peut les améliorer en respectant leur esprit. Jacques Julliard se trompe doublement.

   Il se trompe d’abord sur le constat historique. Ce qui a tué la Quatrième République, ce n’est pas la représentation proportionnelle. Ce sont les guerres coloniales et, plus encore, la guerre froide. Pour une raison toute simple : la guerre froide tend à substituer, au conflit de la droite et de la gauche, celui de l’Est et de l’Ouest. À gauche, le Parti communiste est durablement isolé ; à droite, le parti du général de Gaulle, le Rassemblement du Peuple français, refuse toute alliance avec le « régime des partis ». Or le total des deux partis « hors système » approche alors la moitié du corps électoral. Pour constituer des majorités, il semblait alors qu’il n’y avait pas d’autre solution que de rassembler une partie de la gauche et une partie de la droite. Comment, sur cette base, les majorités peuvent-elles être stables, quel que soit le mode de scrutin ? 

   La République n’a pas souffert d’un mode de représentation qui empêchait la formation de majorité, mais de ce que les majorités du centre tuent la gauche dans ses valeurs et donc dans sa dynamique. De quoi peut mourir la gauche aujourd’hui ? De ce qu’elle se positionne au centre, au nom des contraintes de la « gouvernance ». De quoi peut mourir la République ? De ce que la droite est trop à droite pour la respecter et de ce que la gauche n’est pas assez à gauche pour la défendre.

   Julliard se trompe par ailleurs sur le constat présent. Si la crise est à la fois économique, sociale, politique et morale, c’est que nous subissons les effets d’une trentaine d’années dominées à la fois par la logique économique de l’ultralibéralisme et par la méthode technocratique de la gouvernance. Le pouvoir de décider s’est concentré, la représentation s’est affaiblie, les citoyens se sont sentis écartés. Or c’est l’esprit même des institutions, son présidentialisme et son tropisme bipartisan qui ont généré cette dépossession. 

   Si l’on veut se sortir de la crise, il faut se sortir de cette logique-là. Si la Cinquième République se limitait au changement de mode de scrutin, je comprendrais à la rigueur les doutes qui s’expriment. Mais qui propose de s’en tenir à cela ?

   Le fond de la crise est dans le gouffre qui sépare désormais la société et les institutions politiques. Les citoyens ont le sentiment qu’ils ne sont pas représentés ; ils ont le sentiment que les choses leur échappent de plus en plus. Comment combler ce gouffre ? En améliorant la représentation tout d’abord : en rendant possible une correspondance visible entre les représentants et les représentés, en n’écrasant pas les opinions minoritaires jusqu’à les nier, en déprofessionnalisant la politique, en accélérant la rotation des responsabilités publiques, en élargissant la citoyenneté. Les citoyens se sentent mis à l’écart ? 

   Multiplions les occasions de les associer, de les solliciter, de les impliquer directement, dans l’élaboration de la loi, dans la gestion des biens communs, dans les choix les plus décisifs, nationaux ou supranationaux. Améliorons la représentation et ouvrons la voie à une démocratie d’implication, à la fois politique, économique et sociale. (Les technocrates de Bruxelles sont-ils d'accord?) (...)

Lire sur:

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Luc Desle

lundi 15 avril 2013

"L'Homme Invisible avait toujours été adepte de la transparence, mais sans beaucoup de succès". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(ES-TU LE FUNAMBULE
SOUMIS AU VERTIGE?)

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(Hyènes OGM fêtant grossièrement leur victoire)


Le "Monsanto act" met les OGM 
au-dessus de la loi aux Etats-Unis
Grégoire Allix

   (...) C'est un amendement discret glissé dans une loi budgétaire pour l'agriculture aux Etats-Unis, mais il provoque scandale et stupéfaction chez les défenseurs de l'environnement et les ennemis des OGM : la justice américaine ne pourra plus s'opposer aux mises en culture de plantes génétiquement modifiées, même si leur homologation est contestée devant un tribunal. Une disposition perçue comme un cadeau aux géants de l'agrochimie, Monsanto en tête.(...)

   (...) Que dit l'article 735 de ce texte de loi, affublé du surnom de "Monsanto Protection Act" et désormais voté par le Congrès et approuvé par le président Barack Obama? Que "dans le cas où une décision [d'autorisation de culture] est ou a été invalidée ou annulée, le ministère de l'agriculture doit (...), sur simple demande d'un cultivateur, d'un exploitant agricole ou d'un producteur, accorder immédiatement une autorisation ou une dérogation temporaire."

   Au cas où la finalité commerciale de l'opération n'irait pas de soi, l'article précise que les autorités doivent "s'assurer que les cultivateurs ou d'autres acteurs sont en mesure de déplacer, planter, cultiver, introduire dans le commerce" les semences en question et les cultures qui en sont issues.

   Pour Greenpeace Canada, "la signature de cette loi par le président Obama ne permettra plus aux tribunaux américains d'empêcher la vente et la plantation de plantes OGM même si elles n'ont pas été approuvées par le processus pourtant déjà laxiste des autorisations et quelles que soient les conséquences pour l'environnement ou la santé".

   Les ONG soupçonnent le sénateur républicain du Missouri, Roy Blunt, décrit par le magazine Mother Jones, le 4 avril, comme "l'homme de Monsanto à Washington", d'être l'auteur de cet amendement. La firme a son siège à Saint Louis et finance de longue date les campagnes politiques de M. Blunt.

   D'autres élus ont tenté de s'opposer au texte, comme le sénateur démocrate du Montana Jon Tester. Selon lui, par cette loi, le gouvernement contraint son propre ministère de l'agriculture à "ignorer une décision d'un tribunal qui interdise la plantation de cultures OGM parce qu'elles sont illégales". Une autre sénatrice démocrate, Barbara Mikulski (Maryland), a présenté des excuses publiques pour l'adoption de cette loi. (...)
Lire la suite sur:

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(Robe imperméable transparente
pour SDF femelle)


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(Gauchiste olé-olé militant pour la transparence
du Libéralisme)


La transparence, 
fille de la gauche et du libéralisme
Pascal Riché 

   (...)  La transparence, qui est contre ? Personne : elle fait consensus, du Medef au Front de gauche. On ne critique jamais la transparence, même si elle agace : tout au plus dénonce-t-on son prétendu excès. Pour s’en prendre à elle, il faut lui adjoindre un autre mot, plus péjoratif. Exemples :

   Obsession de la transparence : « Je crois beaucoup au secret (et j'en ai abusé?). Ça peut être un atout considérable dans un monde hypermédiatisé qui a l’obsession de la transparence » (Jacques Chirac, propos recueillis par Franz-Olivier Giesbert).

   Totalitarisme de la transparence : « La transparence absolue, c’est le début du totalitarisme... La transparence, ça veut dire qu’il n’y a plus d’intimité, plus de discrétion ; plus rien n’a d’épaisseur dans la transparence, à commencer par les êtres humains [...] on n’est plus responsable de rien, il faut juste faire attention de ne jamais rien dire » (Henri Guaino) (toujours le mot pour rire notre Guano national).

   Névrose de la transparence : « Je suis favorable au contrôle du patrimoine des élus par un organisme indépendant, il n’y a pas de raison que ces informations se retrouvent sur la place publique. La transparence ne doit pas être une exigence névrotique » (Jean-Luc Mélenchon). (...)

   La transparence est un thème partagé par deux courants de pensée : le libéralisme et la gauche non-totalitaire. C’est ainsi que de drôles de jonctions ont parfois lieu. Récemment, un référendum suisse a rendu la fixation de la rémunération des patrons des sociétés cotées plus transparente vis-à-vis des actionnaires. C’est un chef d’entreprise, parlementaire, apparenté au parti de droite UDC, qui a poussé cette proposition ; c’est la gauche européenne qui a applaudi.

   Les libéraux croient à une société de responsabilité : personne ne doit avoir honte de ce qu’il fait et ce qu’il est. La transparence est le pendant naturel de cette responsabilité (sauf dans les affaires?).

   Par ailleurs, elle participe du bon fonctionnement de l’économie de marché : les travers induits par l’opacité des relations entre les agents économiques (passe-droits, pistons, conflits d’intérêts...) sont autant d’entraves à la répartition optimale des ressources.

   C’est la transparence qui permet la prévisibilité et l’évaluation des actions des décideurs, c’est elle qui empêche les abus de pouvoir. Aujourd’hui, les libéraux associent « transparence » à « bonne gouvernance ».(...)

   La gauche française porte également en elle une revendication de transparence. C’est une tradition qui remonte aux Lumières : il faut sortir de l’opacité des ordres et des corporations, rendre la connaissance accessible à tous, rompre avec les relations de sujétions obscures...

   La psychanalyse et le structuralisme vont venir renforcer cette aspiration à la transparence, qui trouvera son apogée dans le sillage de Mai 68, analyse Stéphane Arbin dans un article publié en 2008 [PDF].

   Tout ce qui est caché, tout ce qui est enfoui, doit être mis au grand jour : de l’exploitation des travailleurs aux désirs sexuels, en passant par les textes censurés. Le mot de « transparence » prend alors son essor dans le vocabulaire politique.  C’est la gauche libertaire qui a reçu tout cela en héritage, et il n’est pas étonnant de voir aujourd’hui les écologistes être les plus en pointe dans la divulgation de leur patrimoine.(...)

   Quand des auteurs de la gauche de la gauche critiquent la transparence, ce n’est pas l’idée même qui est visée, c’est son détournement. Ils pointent le fait qu’elle est entrée dans la novlangue dominante, de même que « gouvernance » ou « moralisation ».

   Eric Hazan lui consacre ainsi quelques pages dans son petit livre « La LQR ». Selon l’éditeur engagé, le mot s’est paradoxalement mis au service de ceux qui entretiennent l’opacité (politique, financière, policière...). La transparence est devenue un outil permettant de rendre acceptables certains scandales, comme les rémunérations pharaoniques des patrons.

   Malgré tout, l’exigence de transparence fait son chemin, sous la double pression du libéralisme et de la gauche. La rencontre des deux courants a eu lieu à la faveur de la mondialisation et des luttes qu’elle a engendrées.

   A la fin des années 90, de nombreuses ONG, imprégnées de culture anglo-saxonne, ont ainsi protesté contre le secret entourant les négociations commerciales. Pour tuer l’ACTA, un projet d’accord controversé, les opposants prônaient la « stratégie Dracula » : il suffirait de mettre en lumière ce projet pour qu’il s’évapore de lui-même. (...)

Lire sur:

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Benoît Barvin

vendredi 14 décembre 2012

"Je veux bien être pendu si je suis coupable, disait le condamné à mort". Benoît Barvin in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(TU PEUX BOIRE L'EAU DU CIEL
ET MANGER LE VENT DE LA TERRE)

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(Médor refusant de lâcher la Main du Destin...
Un quelconque bankster de la City)

(出典: aresgoshgar (rllylameから))

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"Le mariage pour tous va détruire la famille traditionnelle!
- Yep!"



Mariage pour tous: 
la famille n'est pas un point de repère, 
c'est un point de départ

Emilien Matter et Xavier Schmitt

   (...) Signé par mille jeunes, un texte de François-Xavier Bellamy («Mariage pour tous, justice nulle part») interpelle les parlementaires sur le mariage pour tous. Avec élégance, loin de la violence homophobe qui émaille discours et manifestations ces temps-ci, il agite le spectre d’une dégringolade des valeurs et d’une perte dangereuse de ce qui constitue l’un des derniers «repères» de notre société en prise à des bouleversements économiques de grande ampleur. (Ahaha...)

   Par gros temps, rien de mieux qu’un repère, qu’une valeur à laquelle s’accrocher quand tout part à vau-l’eau. Et tant pis si l'on ignore le contenu de ce «repère», concept qui a le mérite d'être rassurant en lui-même. De même que la crise économique semble forcer les gouvernements à des politiques d'austérité contre-productives, de même il faudrait répondre à cette soi-disant crise des valeurs par une sorte d'austérité des valeurs.

   Le mariage pour tous mettrait en danger «la» famille et son équilibre. C'est oublier qu'il n'y a pas un modèle unique en la matière, mais une pluralité de types de familles dont la structure et l'existence ne se limitent pas aux seuls liens de filiation et à la différenciation sexuelle. C'est oublier également que la famille «idéale» des opposants au mariage pour tous n'a qu'une existence assez récente dans l'histoire. C'est oublier enfin, au risque de tomber dans une empirie contestable car négligente des Principes, que les conditions matérielles et morales de l'épanouissement d'un enfant ne sont pas suspendues aux préférences sexuelles de ses parents. (...)

   (...) Le souci de l'intérêt supérieur de l'enfant dont témoigne le texte de François-Xavier Bellamy en insistant sur la question de l'adoption est légitime. On est cependant en droit de se demander si les «filiations artificielles» fragilisent vraiment la structure familiale et remettent en cause la complémentarité des sexes.

   Faudrait-il, au nom de ces principes dont l'universalité fait débat, souhaiter que le code civil se contente de traduire les lois de la nature? Qu'en est-il alors de la domination des forts sur les faibles? (...)

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(La bibliothèque mangeuse de lecteurs en pleine digestion)

(出典: jy1310 (andoiから))

"Blurp!"


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"Et si Monsanto brevetait les semences humaines?
Moi, je serais pas contre..."


Argentine : 
manifestations contre une « loi Monsanto »
Laura Schneider, traduit par Melinda Legendre,

   (...) Le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’Argentine travaille sur une nouvelle loi visant à protéger les droits de propriété intellectuelle des compagnies qui produisent des semences transgéniques. Ce projet de loi, qualifié par les petits producteurs de «loi de la Semence » ou « loi Monsanto», est vivement critiqué dans divers secteurs qui considèrent que l’Argentine pourrait perdre sa souveraineté alimentaire si la loi passe.

   Sur son site web, le Partido Pirata (Parti Pirate) écrit à propos des conséquences qu’une telle loi pourrait entraîner pour l’Argentine :(...)

   (...) « [La loi] a pour objet de légaliser la politique sur des semences qui ont eu des résultats désastreux aux Etats-Unis et en Europe. Cette loi donnerait à Monsanto la propriété des semences. Les semences que nos petits fermiers et propriétaires terriens sèment n’auraient plus qu’à être contaminées par le gène pour être considérées comme la propriété de Monsanto, et les producteurs de semences ne pourraient plus récolter leurs graines. » (...)

   (...) Dans la Tribune des journalistes, Carlos Forte cite le ministre de l’Agriculture Norberto Yahuar :(...) 

   (...) « Ces derniers temps, les producteurs achetaient des semences génétiquement modifiées qui devenaient leur propriété exclusive. Les quantités des semences produites dans ces champs excédaient les quantités nécessaires pour les nouvelles semailles, si bien qu’a émergé un commerce sans quasiment aucun contrôle. Or, la logique veut que tout développement réalisé par l’Etat ou des compagnies privées soit approuvé selon la défense des droits de propriété intellectuelle. »

   Carlors Forte rétorque 10 bonnes raisons contre cette nouvelle loi : (...)

   (...) « Des organisations telles que Movimiento Nacional Campesino Indígena (MNCI, Mouvement national des fermiers et indigènes), CLOC-Vía Campesina Argentina, GRAIN, Amigos de la Tierra (les Amis de la Terre) et Acción por la Biodiversidad (Action pour la biodiversité) ont eu accès à l’ébauche du projet de loi fin août, qu’ils qualifient de tentative de « subordonner la politique nationale sur les semences » aux demandes de l’UPOV (Union Internationale pour la Protection des Nouvelles Variétés de Plantes) et de sociétés transnationales.

   Dans une déclaration des « 10 raisons pour combattre le projet de loi », [ces organisations] soulignent que “la loi en projet ne fait qu’encourager et protéger la privatisation de l’héritage collectif appartenant au peuple, en particulier aux communautés rurales et au peuple indigène”. » (...)

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Luc Desle (et Jacques Damboise)