Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 12 septembre 2014

"Il vendait des Bibles et des Corans pour caler les meubles". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(AS-TU L'AMOUR DE LA VIE?)

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(Je rangeais ma Maîtresse dans un réduit
des plus confortable)



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(L'Otan tentait de présenter
une apparence plus avenante)



Loin de la préserver,
l’Otan constitue une menace pour la paix. 

(The Guardian)
Seumas MILNE

Traduction : 
Micheline Borceux

  (...)  Pour les maîtres de la guerre occidentaux, c’est un bon moment pour être au Pays de Galles. Une alliance militaire qui se démène depuis des années pour expliquer pourquoi elle existe encore a un ordre du jour chargé pour son sommet de Newport. L’OTAN n’est peut-être pas au centre des plans de Barack Obama et de David Cameron pour lancer une intervention au Moyen-Orient pour rayer de la carte le dit Etat islamique. Mais après 13 ans d’une occupation sanglante de l’Afghanistan et une intervention désastreuse en Libye, l’alliance occidentale a maintenant un ennemi qui semble enfin faire son affaire. Au cours de sa visite éclair dans l’ancienne république soviétique de l’Estonie aujourd’hui, le président américain a déclaré que l’OTAN était prête à défendre l’Europe contre "l’agression russe".

   Le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen - qui en tant que premier ministre danois en 2003 affirmait catégoriquement que « l’Irak possède des armes de destruction massive ... nous le savons" - a fait publier des images satellites censées démontrer que la Russie a envahi l’Ukraine. Pour ne pas être en reste, le Premier ministre britannique a comparé Vladimir Poutine à Hitler.

   Le sommet prévoit le déploiement d’une force de réaction rapide à travers l’Europe de l’Est pour dissuader Moscou. La Grande-Bretagne envoie des troupes en Ukraine pour des entraînements. A Washington, les faucons du Congrès poussent des cris d’apaisement tout en exigeant des mesures pour donner à l’Ukraine "une force de combat plus capable de résister" à la Russie.

   Tout espoir que l’annonce aujourd’hui d’un accord de cessez- le-feu par le président ukrainien puisse signifier la fin du conflit fut anéanti lorsque son premier ministre, Arseny Yatseniuk - favori américain à Kiev – qualifia la Russie "d’état terroriste", et encouragé par Rasmussen, exigea que l’Ukraine soit autorisée à adhérer à l’Otan. C’est précisément la menace que l’Ukraine soit entraînée dans une alliance militaire hostile à la Russie, malgré l’opposition de la plupart des Ukrainiens et de son gouvernement élu de l’époque, qui fut à l’origine de cette crise. Au lieu de maintenir la paix, l’Otan est la cause de l’escalade des tensions et de la guerre.

   C’est ainsi depuis la création de l’Otan en 1949, à l’apogée de la Guerre Froide, six ans avant le Pacte de Varsovie, traité prétendument défensif contre toute menace soviétique. Il est souvent affirmé que l’alliance a maintenu la paix pendant quarante ans, alors qu’en fait il n’existe pas la moindre preuve que l’Union Soviétique ait jamais eu l’intention d’attaquer.

   Après l’effondrement de l’Union Soviétique, le Pacte de Varsovie fut comme dûment dissout. Mais pas l’Otan, bien que la raison apparente de son existence ait disparu. Si la paix avait véritablement été son objectif, elle aurait pu être utilement transformée en un dispositif de sécurité collective incluant la Russie, sous les auspices des Nations Unies.

   Au lieu de cela, elle s’est accordé un nouveau mandat "hors-zone" pour faire la guerre unilatéralement, de la Yougoslavie à l’Afghanistan et la Lybie, comme la garde avancée d’un nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis. En Europe, elle a jeté les bases de la guerre en Ukraine en rompant un engagement pris par les Etats-Unis envers Moscou et en accroissant inexorablement son influence vers l’est : d’abord dans les états de l’ex-Pacte de Varsovie, puis au sein de l’ancienne Union Soviétique elle-même.

   Mais le "plus gros lot", comme l’a dit l’an dernier le chef du National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie) financé par les Etats-Unis, c’était l’Ukraine ethniquement divisée. Après que l’Union Européenne a conclu son accord d’association aux implications militaires avec l’Ukraine, excluant tout accord avec la Russie – et que le président ukrainien corrompu mais élu, qui refusa de le signer, fut renversé par un coup d’état soutenu par les Etats-Unis, on ne peut appeler cela autrement – la Russie ne peut guère être accusée de paranoïa de considérer la main mise sur l’état voisin comme une menace pour ses intérêts fondamentaux.

   Six mois plus tard, soutenue par Moscou la résistance de l’Ukraine orientale aux nationalistes de Kiev soutenus par l’Otan s’est développée en guerre à part entière. Des milliers de personnes sont mortes, et des violations des droits de l’homme se sont multipliées des deux côtés, tandis que des troupes gouvernementales et leurs auxiliaires irréguliers bombardent des zones civiles et enlèvent, détiennent et torturent de présumés séparatistes sur une échelle gigantesque.

   Les forces ukrainiennes soutenues par les gouvernements occidentaux incluent des groupes comme le bataillon néo-nazi Azov, dont l’insigne est le crochet de loup des troupes d’assaut nazies pendant la guerre. Le régime de Kiev de plus en plus répressif tente maintenant d’interdire le parti communiste, qui a remporté 13% des suffrages aux dernières élections législatives.

   Mais l’Otan, dont les membres ont souvent compté des gouvernements fascistes dans le passé, n’a jamais été très pointilleuse en matière de démocratie. Les preuves de ses allégations selon lesquelles des troupes russes ont envahi l’est de l’Ukraine sont également très minces sur le terrain. La fourniture d’armes et une intervention secrète en soutien aux rebelles du Donbass – comprenant des forces spéciales et des irréguliers soutenus par l’état – sont une autre affaire.

   Mais c’est exactement ce que les puissances de l’Otan, telles que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France font depuis des années partout dans le monde, du Nicaragua à la Syrie et la Somalie. L’idée que la Russie a inventé une nouvelle forme de "guerre hybride" en Ukraine est étrange.

   Ce qui ne veut pas dire que la guerre par procuration entre l’Otan et la Russie en Ukraine ne soit pas horrible et dangereuse. Mais il n’est pas nécessaire d’éprouver une quelconque sympathie pour l’autoritarisme oligarchique de Poutine pour reconnaître que ce sont l’Otan et l’Union Européenne, et non la Russie, qui ont déclenché cette crise – et que ce sont les puissances occidentales qui opposent une résistance à un règlement négocié de peur d’apparaître faibles.

   Ce règlement devra inclure au minimum l’autonomie fédérale, des droits égaux pour les minorités et la neutralité militaire – en d’autres termes, pas d’Otan. Etant donné l’ampleur de l’effusion de sang et le fait que le centre de gravité politique à Kiev se déplace vers la droite, tandis que l’économie ukrainienne implose, seuls ses sponsors occidentaux peuvent faire qu’un tel accord puisse être appliqué. L’autre choix, après la Crimée, c’est l’escalade et la désintégration.

   L’Otan aime à se voir comme l’incarnation de la communauté internationale. En réalité c’est un club interventionniste et expansionniste d’états du monde riche et de leurs satellites, utilisé pour mettre en œuvre leurs intérêts économiques et stratégiques. Comme l’Ukraine le démontre, loin de la préserver, l’Otan constitue une menace pour la paix.


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(L'Ogre gardait quelques petits bras
 d'enfants dodus pour le goûter)



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Luc Desle

samedi 28 juin 2014

"Quand ce trader fou devint raisonnable, on l'arrêta". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE DISCIPLE DU MAÎTRE
NE PORTE PAS DE COLLIER)

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(Le lapin d'Alice était dans cette boîte,
incognito)



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(Escadrons de la mort états-z'uniens

se préparant à partir en Afrique)



Afrique :
les États-Unis forment
des escadrons de la mort 

(Black Agenda Report)
Glen FORD

   (...) Militairement, l’Afrique est en train de devenir un continent étasunien. Barack Obama, qui a été le président de tous sauf la première année d’existence de l’AFRICOM, a réussi à intégrer des unités de combat étasuniennes, des bases, à renforcer certains régimes, à équiper et financer les structures militaires de tous les pays africains hormis pour une poignée de pays résistants.

   Le grand rêve panafricaniste et ancien du président ghanéen Kwame Nkrumah d’une Afrique unie militairement n’a pas été réalisé – face aux appétits des Etatsuniens et des Européens. Sous couvert d’une intervention « humanitaire », Obama a considérablement élargi les projets d’expansion de Bill Clinton et de George Bush en Afrique, de sorte que seulement quelques taches sur la carte de l’Afrique restent en dehors de la sphère des opérations de Washington. L’Érythrée et le Zimbabwe sont les exceptions notables – et, par conséquent, les cibles futures.

   L’Afrique est un territoire occupé. L’Union africaine ne prétend même pas être responsable de ses propres missions de maintien de la paix, qui sont devenues en fait des occasions pour les forces armées africaines de se faire payer pour faire le travail de l’Occident. La Chine et le Brésil peuvent recueillir la part substantielle du commerce avec l’Afrique, mais les hommes disposant des armes à feu sont fidèles à l’AFRICOM – le papa gâteau pour la classe militaire africaine. Les troupes étatsuniennes dorment maintenant dans les casernes africaines. Elles sont les frères d’armes des officiers africains et peuvent déterminer les futurs présidents africains.

   Le rythme de la pénétration étatsunienne de l’Afrique de l’Ouest s’est accéléré de façon spectaculaire depuis 2011, quand Obama (Sarkozy et Cameron, ndt) a liquidé le gouvernement libyen de Mouammar Kadhafi, installant un flux de jihadistes et d’armes vers la Syrie et vers le Sud pour déstabiliser les nations du Sahel. Un chaos s’en est suivi – un beau chaos diriez-vous si vous étiez un planificateur militaire des États-Unis à la recherche d’une justification pour des missions de plus en plus importantes. L’agression de l’OTAN contre la Libye a engendré le chaos dans la sous-région subsaharienne qui a justifié l’occupation française et étatsunienne du Mali et du Niger. 

   Les djihadistes d’Afrique du Nord hyperactifs, renforcés par les bombes étatsuniennes (cf. ce qui s’est passé en Libye, ndt), des armes et de l’argent, forment et équipent leurs frères du continent, y compris les éléments de Boko Haram au Nigeria. Les guerriers islamiques de langue yoruba ont légué à l’AFRICOM un cadeau inestimable : près de 300 écolières nécessitant d’être délivrées, prétexte parfait pour une intervention « humanitaire ».(...)


   Les chefs d’Etat du Nigeria, du Tchad, du Niger, du Bénin et du Cameroun ont été convoqués à Paris (prétendant que c’était leur idée) où ils ont déclaré la “guerre totale ” à Boko Haram (...)

   (...) ” Bien sûr, les cinq Etats africains n’ont ni l’argent, ni la formation, ni l’équipement, ni la capacité de collecte de renseignements pour un tel plan. Ce sera un plan euro-étatsunien pour la défense et la sécurité de l’Afrique de l’Ouest – contre d’autres Africains. Immédiatement, les États-Unis ont envoyé 80 soldats au Tchad (pays qui sur le plan militaire a longtemps été un état mercenaire au service de la France) pour ouvrir une nouvelle base de drones, afin de renforcer le parc de drones étatsuniens existants déjà au Niger, au Burkina Faso, en Ethiopie, en Somalie, aux Seychelles, à Djibouti (où il existe une énorme base française et étatsunienne), et les sites de la CIA qui ne doivent pas être divulgués.

   Le nouveau groupe de sécurité en Afrique de l’Ouest est devenue une réplique de l’OTAN, une annexe visant à être façonnée par les planificateurs militaires impérialistes pour affronter les ennemis choisis par Washington et Paris. Quel formidable élan humanitaro-militaire ! Les filles sont absentes depuis un mois, et pourraient ne pas être secourues vivantes, mais cinq pays africains voisins – l’un d’eux étant la plus grande économie du continent – ont déjà été embrigadés dans une alliance militaire dominée par l’OTAN avec d’autres Etats africains subordonnés.

   Il est vite apparu que l’AFRICOM avait déjà une relation spéciale avec l’armée nigériane qui n’a été annoncée qu’après l’enlèvement des écolières. AFRICOM va former un bataillon de Rangers du Nigeria dans la contre-insurrection guerrière, ce sera la première fois que ce commandement étatsunien fournira une formation « intégrale » aux Africains à une telle échelle.

   Avec le public étatsunien embrigadé dans l’esprit interventionniste de l’opération “Save our girls”, les opérations secrètes sont soudainement devenues publiques. Le New York Times révèle que les Etats-Unis ont organisé un programme secret pour former des bataillons de lutte contre le terrorisme pour le Niger et la Mauritanie. Les forces spéciales des Bérets verts et les tueurs de la Delta Force instruisent des commandos triés sur le volet dans la contre-insurrection au Mali. Une source du Times, laisse clairement entendre que les opérations secrètes sont conçues pour recouvrir la région d’escadrons de la mort formés par les Etats-Unis. 

   Michael Sheehan était jusqu’à l’année dernière responsable des opérations spéciales au Pentagone – Death Squads Central (Centrale des escadrons de la mort) – où il a poussé à plus de formateurs pour des Opérations Spéciales pour les armées africaines. Sheehan détient désormais la “présidence prestigieuse” de la West Point’s Combating Terrorism Center (du Centre de West Point de Lutte contre le Terrorisme). Dans les années 1980, il était le commandant des forces spéciales de l’Amérique latine – ce qui signifiait en langage à peine codé : escadrons de la mort. (...)

   (...) Les Forces spéciales de l’armée des États-Unis ont toujours été des tueurs politiques, fonctionnant le plus souvent avec la CIA. Le Phoenix Program, au Vietnam, qui a tué entre 26 000 et 41 000 personnes et torturé beaucoup d’autres, était un crime de guerre de la CIA allié aux forces spéciales. De 1975 jusque dans les années 80, la CIA et ses forces spéciales ont apporté un soutien technique et des armes à des tueurs pour l’Opération Condor, les escadrons de la mort dirigés par un consortium de juntes militaires en Argentine, au Chili, en Uruguay, au Paraguay, en Bolivie et au Brésil, probablement responsable de 60 000 meurtres. Sheehan a probablement été impliqué dans l’Operation Condor et sa composante d’Amérique centrale, l’Opération Charly, et depuis a perfectionné l’art des assassinats politiques. S’il est chanceux et se sent justifié par les événements en Afrique, alors les escadrons de la mort formés par les Etats-Unis sont sur le point de proliférer dans cette partie du monde.

   Il n’y a pas de doute qu’Obama apprécie les Opérations Spéciales, car ces opérations de petites unités de meurtriers dirigés par des tueurs professionnels intervenant de nuit ne s’apparentent par à une guerre – et peuvent, si nécessaire, être imputées à d’autres “terroristes”. Cependant, l’histoire – l’histoire récente – prouve que les États-Unis peuvent parvenir à leurs fins avec des carnages de grande ampleur (et sans limites) en Afrique. En 2006, l’invasion de l’Ethiopie par la Somalie, soutenue par les forces étatsuniennes au sol, dans les airs et par la mer, a donné lieu à l’époque à “la pire crise humanitaire en Afrique”, “pire que le Darfour”, selon les observateurs de l’ONU, avec des centaines de milliers de morts. Les États-Unis ont alors refusé l’aide alimentaire pour affamer les combattants somaliens Shabaab, conduisant à une perte encore plus catastrophique de vies humaines. Mais, la plupart des Etatsuniens ne sont pas conscients de ces crimes contre l’humanité à l’encontre des Africains (“crimes again Black Humanity”).

   Les alliés éthiopiens des Etats-Unis ont commis un génocide contre l’ethnie Somali dans la région de l’Ogaden en toute impunité et ont interdit aux médias internationaux l’accès de la région. Les Présidents Clinton, Bush et Obama – chacun d’entre eux aidés par Susan Rice – ont collectivement tué six millions de Congolais depuis 1996. Le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale a été le résultat prémédité du chaos délibérément imposé par les Etats-Unis au Congo (RDC, ndt) riche en minéraux et par ses sbires du Rwanda et de l’Ouganda voisin. Paul Kagame, l’actuel leader du Rwanda, a abattu un avion avec deux présidents à bord en 1994, déclenchant les massacres qui ont amené Kagame au pouvoir et envoyé par la suite le Congo voisin sur la route de l’enfer. Les Etats-Unis célèbrent Kagame comme un héros, bien que le dictateur tribal Tutsi envoie des escadrons de la mort partout dans le monde pour étouffer ceux qui s’opposent à lui. (...)

   (...) Le Président ougandais Yoweri Museveni, un ami des États-Unis depuis l’époque de Ronald Reagan, a commis des actes de génocide contre ses rivaux de la tribu Acholi, les jetant dans des camps de concentration. Joseph Kony a été l’un de ces Acholi, qui apparemment est devenu fou. Depuis des années, Kony n’est plus une menace pour l’Ouganda ou pour tout autre pays de la région, mais le président Obama a utilisé une prétendue observation d’une hypothétique présence de bribes de son Armée de Résistance du Seigneur en RDC pour envoyer 100 Bérets verts en République démocratique du Congo, en Ouganda, au Rwanda, en République centrafricaine et au Soudan du Sud. Le mois dernier, Obama a envoyé 150 soldats et plus de quatre avions pour l’Afrique centrale, affirmant à nouveau que Kony se cachait quelque part.

   En fait, les troupes étatsuniennes ont été déployées près du sud Soudan, que les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël ont déstabilisé depuis des décennies dans le but de diviser la nation du Soudan. Le Soudan du Sud est devenu indépendant, mais il est resté instable et est loin d’être une nation, il s’agit plutôt d’un endroit riche en pétrole convoité par les États-Unis. Des dizaines de milliers d’autres personnes sont certains de mourir en combattant dans le Soudan du Sud, mais peu d’Etatsuniens blâmeront leur propre pays.

   Comme le montre le carnage au Congo, des populations entières peuvent être rayées de la carte en Afrique sans que la plupart des gens en Occident s’en aperçoivent. Les escadrons de la mort entraînés par les Etats-Unis au Nigeria, au Niger, en Mauritanie et au Mali, et ceux qui traqueront bientôt les victimes au Cameroun et au Bénin, ne se limiteront pas à la chasse à Boko Haram. Les escadrons de la mort sont, par définition, déstabilisant ; ils empoisonnent l’environnement politique et social au-delà de toute limite, comme l’Amérique centrale des années 80 peut en témoigner.

   Pourtant, c’est la méthode de conquête préférée de l’impérialisme étatsunien dans le monde non-blanc. C’est ce que les Etatsuniens font réellement, quand les gens demandent à ce qu’ils “fassent quelque chose”.


Traduction : Le blog de SLT

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Benoît Barvin

samedi 15 décembre 2012

"La Belle voulut se laisser pousser la moustache pour complaire à la Bête". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DU MAÎTRE
QUE CE QU'IL NE TE DONNE PAS)

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(Cette chanteuse qui eng... son micro
se trouva fort dépourvue quand celui-ci se fut tu)


Dinah Washington photo by William Claxton
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"Si je signe pour cette Loi contre la fracturation hydraulique
qui démolirait mon Empire souterrain?
Que j'veux, mon n'veu!"

Michel Simon dans "La beauté du Diable"

Les écologistes proposent une loi 
pour interdire toute exploitation 
des gaz de schiste
THIBAUT SCHEPMAN

   (...) Le député Europe Ecologie - Les Verts François-Michel Lambert a déposé ce mardi une proposition de loi visant à interdire définitivement (définitivement?) l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, « par quelque technique que ce soit » et à abroger l’ensemble des permis de recherche accordés aujourd’hui. Le texte prévoit une amende d’un million d’euros en cas de violation de l’interdiction.

   En effet, seule la fracturation hydraulique est pour l’instant interdite, et d’autres techniques commencent à être mises au point notamment en Amérique du Nord. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) a d’ailleurs été chargé de travailler à un rapport sur le sujet depuis le 21 novembre dernier.

   Pour lire le texte en intégralité, c’est ici :


***

(Ada et Ada, les soeurs jumelles, figurant l'expression
"Le monde marche la tête à l'envers")

photo by Joseph Janney Steinmetz

(Après être tombée, l'une des soeurs ne marcha plus du tout...)

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"Tous ensemble,
Tous ensemble,
Pour la Paix...
- Heu, contre les z'Athées,
Mec, contre les z'Athées!
- Autant pour moi..."

2012: 
mauvaise année 
pour les athées à travers le monde

   (...) Selon un rapport de l’International Humanist and Ethical Union (IHEU), une organisation qui regroupe plus de 120 associations d’athées et d’humanistes non croyants dans plus de 40 pays, les droits des non croyants ont été bafoués dans plusieurs pays en 2012. (de nombreux pays serait plus exact)

   Le rapport a été présenté au rapporteur spécial pour la liberté de croyance et de religion de l’ONU, Heiner Bielefeldt, à l’occasion de la journée des Droits de l’homme, le 10 décembre dernier.
   C’est dans les pays où l’islam est la religion officielle que les non croyants font face aux traitements les plus brutaux de la part des Etats et des tenants de la religion officielle. Il existe, note Reuters, au moins sept pays dans lesquels l’expression de l’athéisme ou le refus de pratiquer une religion officielle peuvent conduire à la peine de mort: l’Afghanistan, l’Iran, les Maldives, la Mauritanie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Soudan.

   Dans d’autres pays comme le Bangladesh, l’Egypte, l’Indonésie, le Koweit et la Jordanie, l’expression de convictions athées ou humanistes sur la religion est totalement interdite ou strictement limitée par des lois condamnant le blasphème.

   Pour autant, l’organisation n’épargne ni le monde occidental, ni les pays de tradition chrétienne. Ainsi en Europe, en Amérique du Nord et latine comme en Afrique sub-saharienne, des pays qui se réclament laïcs donnent des privilèges aux églises chrétiennes dans les domaines de l’éducation et des services publics. L’Etat de l’Arkansas a même, note Reuters, une loi interdisant à un athée d’être témoin dans un procès.

   Un fait nouveau concerne l’accès généralisé aux réseaux sociaux numériques. Si ces derniers facilitent l’expression de points de vue divergents, en retour il est plus facile de persécuter des non croyants pour l’expression en ligne de leurs idées. Dans certains cas, note le rapport, des gouvernements ont menacé de poursuivre en justice ceux qui ont liké ou re-tweeté des commentaires athées.

   En Indonésie, Alexander Aan a été condamné à une peine de deux ans et demie de prison pour des posts sur Facebook. Deux jeunes athées, Jabeur Mejri et Ghazi Beji, ont été condamnés à sept ans et demie de prison pour des faits similaires en Tunisie. Le pianiste athée Fazil Say risque la prison pour des tweets «blasphématoires» en Turquie. (...)


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Benoît Barvin (avec l'appui bienveillant de Jacques Damboise)

mercredi 12 janvier 2011

"Orage, oh désespoir, clamait ce météorologue quand il avait un coup de blues". Benoît Barvin in "Pensées pensées"


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"Les grands abattements 
suivent les grands enthousiasmes".

[Joseph Roux]

"Oh Déité, quel que soit ton Nom, fasse que les hommes 
ne continuent pas à s'autodétruire et...
- BROOMMM!!!
- Trop tard. Oh Déité, fais en sorte 
que je ne crois plus en toi, ça vaudra mieux"

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"Israël a ruiné toute chance" de reprise des négociations de paix


   En détruisant un ancien hôtel à Jérusalem-Est, "Israël a mis fin à toute chance d'un retour aux négociations", estime l'Autorité palestinienne.

(...) Les autorités israéliennes ont commencé à détruire dimanche matin toute une aile de l'ancien hôtel Shepherd dans le quartier palestinien de Cheikh Jarrah, situé dans la partie orientale de Jérusalem annexée après son occupation en 1967 pour construire sur le site des logements destinés à des colons juif.

   Les négociations de paix, brièvement relancées en septembre à Washington après une suspension de 20 mois, sont à nouveau suspendues. Les Palestiniens exigent la prolongation d'un moratoire de la colonisation israélienne, à laquelle le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est refusé.(...)

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"Vous n'êtes, après tout, 
qu'un minuscule individu 
dans le vaste monde."


[J. R. R. Tolkien] [+] 
Extrait de Bilbo le Hobbit

"Hé, ho, moi ch'suis pas jeune! 
Ch'suis qu'le fils du Résident, alors..."


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Emploi des jeunes: le Medef veut trouver de "nouvelles pistes"

(Tuer les jeunes?)



Le Medef, qui rencontre lundi les syndicats pour définir l'agenda social, "veut sortir des sentiers battus" (mais pas des syntagmes figés) pour faciliter l'accès des jeunes à l'emploi (en les enduisant de vaseline?), la priorité affichée, mais ne veut pas d'un "énième contrat jeunes" (car les jeunes, ça bouge tout le temps, c'est sale et ça fornique?), selon Benoît Roger-Vasselin, qui conduira la délégation patronale .

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"L'arme la plus efficace a toujours été, 
et demeure, l'arme spirituelle."


[Georges Meredith]

(De toute façon, vue comme cette jeune femme tient son arme, nous n'avons pas grand chose à craindre... Si ce n'est qu'elle s'enrhume?)

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Stupeur aux Etats-Unis après la fusillade mortelle en Arizona

(Les armes chargées... ÇA TUE! Oh My God...)



   La parlementaire (adepte des armes à feu...) blessée à la tête "communique" avec ses médecins (en soulevant un sourcil?)  et l'auteur des tirs a été inculpé. Barack Obama a appelé à un "moment de silence" à la mémoire des victimes (peut-être le temps de s'attaquer, une fois pour toute, au second amendement de la Constitution?).



   Le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique, garantit pour tout citoyen américain le droit de porter des armes. Il fait partie des dix amendements passés le 15 décembre 1791, couramment appelés « Déclaration des Droits » (Bill of Rights) (220 années d'obscurantisme... chapeau!)

«Rien ne se fait sans un peu d’enthousiasme.»

[ Voltaire ] - Extrait d’une Lettre 


(De la part de qui?)

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40.000 Pakistanais manifestent contre la révision d'une loi


   "Plus de 40.000 manifestants" ont défilé à Karachi, à l'appel des partis fondamentalistes musulmans qui s'opposent à toute révision de la loi prévoyant la peine de mort en cas de blasphème contre l'islam.

(...) La quasi-totalité des quelque 170 millions d'habitants de la république Islamique du Pakistan sont musulmans et les chrétiens en composent une toute petite minorité.
   Le pays est le théâtre d'une montée en puissance des partis religieux mais, surtout, d'une campagne extrêmement sanglante d'attentats perpétrés essentiellement par des kamikazes des talibans alliés à Al-Qaïda, qui a fait plus de 4.000 morts en trois ans et demi.(...)


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"Se révolter ou s'adapter, il n'y a guère
d'autre choix dans la vie."


[Gustave Le Bon]


(Slogan officieux du Parti Socialiste?)

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Quand Valls était «très fier» des 35 heures…

Gérald Andrieu - Marianne | Mercredi 5 Janvier 2011 à 12:01


(...) Il y a donc un peu plus de deux ans, lorsqu’on lui demandait à quel « moment récent » il s’était « senti fier, vraiment fier, d’être de la gauche, pour ce qu’elle faisait », le député-maire d’Evry répondait par deux décisions de Lionel Jospin : son discours sur les fusillés de Craonne … et la réduction du temps de travail.

Un peu plus de deux ans, c’est donc le peu de temps qu’il faut pour passer de la « fierté » des 35 heures à la volonté de les« déverrouiller » ? Pas si simple. 

   Car dans cet ouvrage, le même Manuel Valls amorçait déjà une critique sévère des 35 heures :« La rigidité de la réforme a posé plus de problèmes qu’elle n’a ouvert de solutions. Je te parle de la fierté d’un moment. D’un instant précis. Parce qu’on vient d’être élu sur des engagements, et qu’on décide de les tenir (ce qui est la moindre des choses). On avait tant cru au “partage du travail” (il suffisait de l'imposer réellement, peut-être?)! Avec Jospin, nous tenions enfin cette promesse que Mitterrand n’avait pas accomplie. Même si ce n’était plus le bon moment (bizarre comme ce n'est jamais le bon moment pour des avancées sociales...)… Cela doit nous servir de leçon (que vous avez manifestement retenue, cher Monsieur) : nous ne sommes pas là pour rattraper les occasions perdues par nos anciens ou par nous-mêmes. Gouverner n’est pas consoler. (mais enfoncer, piétiner les valeurs?) » (...)


Benoît Barvin