Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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vendredi 22 novembre 2013

"Il prit la mouche, ce thon, pour son plus grand malheur". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(RESPECTE L'HUMAIN
QUI EST EN TOI)

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Nouveau court récit au long cours (21)

LE LIBÉRÉ 
DU 
CLUB MAD

PtitBoss, le chef du Club joue les voyeurs, ce qui en dit long sur l'ambiance qui règne dans l'île...



CHAPITRE 6

« On peut habiter le monde sans le comprendre… » Michel Houellebecq


   Rachel se demande bien ce qui lui arrive. Elle flotte, soudain détachée des contingences.

   Au dîner, ils sont parmi les derniers, et parmi les retardataires se trouve Jean-Michel. Elle s’était imaginé ce midi, qu’elle allait se passionner pour l’étude de ce dernier et puis voilà qu’il parle et elle l’écoute à peine.

   - … Je viens donc achever une étude générale sur l’ennui comme vecteur de profit. C’est un système très perspicace, très fin dans le raisonnement. Tout d’abord, les instances dirigeantes font en sorte de générer de l’ennui chez les consommateurs de tout poils, un ennui profond. Et ensuite, ils s’arrangent pour inventer en factice, en superflu, des objets, des concepts, susceptibles de masquer cet ennui. Et ceci dans tous les domaines touchant les biens de consommation, de l’alimentaire au ludique. 

   Mon groupe de recherche m’a donc attribué le créneau bien spécifique du secteur touristique et plus précisément des Clubs de Vacances, afin d’y étudier cette clientèle qui veut oublier l’ennui du quotidien. Afin de voir quels sont ses désirs, s’il lui en reste, ce qu’elle vient chercher là et si ce que l’on met à sa disposition l’oriente bien vers les objectifs fixés en haut lieu…

   "Voilà qui est certainement très intéressant, très juste", pense-t-elle. Mais cela l’ennuie tout à coup. Elle ne veut plus penser à tous ces sujets. Elle a assez philosophé. Elle se sent ouverte à d’autres possibles.

   Jean-Michel, visiblement, attend une réaction de sa part.

   - Je ne sais plus que vous dire, si ce n’est que je lirai volontiers votre travail quand il sera fini, je vous le répète. Pour l’instant, j’ai envie d’oublier les manigances, je veux faire l’autruche. Vous savez, j’avais une case très bruyante et on a bien voulu m’en donner une autre. Je vais profiter de ces quelques jours pour décompresser comme on dit. Cet hiver, on reparlera de tout cela.

   Elle se traite d’imbécile, car ce n’est pas exactement cela qu’elle veut dire à Jean-Michel. Pour un peu, elle lui proposerait un massage !

   Jean-Michel, très disert, dit qu’il comprend, que lui-même a bien envie d’arrêter, que l’on fait tout pour le décourager. Ainsi, il lui est interdit d’interroger les clients et pourtant, il lui aurait été bien nécessaire de faire circuler un questionnaire dans les cases.

   Rachel lui dit qu’elle pourrait distribuer les questions pendant l’heure d’attente qui leur sera imposée à l’aéroport le jour du départ, que ce sera un très bon moyen de patienter. De toute façon, dès qu’elle aura quitté Ipsos, elle ne sera plus entre parenthèses. Il lui faudra se replonger dans les histoires sociales.

   Sa proposition plaît au garçon.

   - Vous pourrez déposer vos questionnaires à ma case « Diane » ou à celle de Daniel, la « Zeus ».

   - Tiens, on vous a mis aux cases réservées pour le Real TV. Le Ptiboss vous gâte !

   Daniel intervient.

   - Que voulez-vous dire au sujet de ces cases ? Nous ne sommes pas au courant.

   - Apparemment seuls les G.O. et la direction ont été prévenus. L’émission ne sera diffusée qu’à l’automne, mais les G.M. devront ignorer de quoi il s’agit même s’ils sont amenés à croiser quelques caméras pendant leur séjour. On ne leur dira pas de quoi il retourne véritablement pour que les réactions de tous restent naturelles. Cinq cases, dont les vôtres, sont équipées pour être sous surveillance vingt quatre heures sur vingt quatre. Je pense qu’elles ne seront opérationnelles que le jour J, c’est à dire lundi prochain.

   Rachel regarde Daniel. Elle hésite entre le rire nerveux et le fou rire. La situation est loufoque. Elle repense à la séance de massage et aux ébats qui s’en sont suivi. A retardement, elle se rejoue la scène dans la peau d’une exhibitionniste. Tout cela aurait pu l’exciter. Mais pas avec Ptiboss comme voyeur !

(A Suivre)
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(Élégante choisissant un horrible chapeau
avant d'être assassinée par 
un homme de bon goût, lui)


french postcard circa 1908

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"Pour une fois qu'on ne nous demande
rien en échange, Eve, profites-en!"



INDONÉSIE
Des arbres fruitiers dans la ville

   (...) Planter des manguiers et des durions sur le bords des avenues et des rues de la ville : c'est l'idée d'un nouveau programme lancé par le maire "star" de Jakarta, Jokowi. Les habitants seront libres d'en récolter les fruits.

   Le maire de Jakarta, Joko Widodo, alias Jokowi, vient de lancer un programme de plantation de 40 000 arbres fruitiers le long des rues, avenues et terrains vacants de la capitale indonésienne. Les plantations commenceront fin novembre, avec l’arrivée de la mousson : manguiers, durions, jambosiers et autres letchis chevelus broderont les voies publiques…

   Libre aux dix millions de citadins d’en récolter les fruits, a déclaré Jokowi au quotidien Kompas, en ajoutant : "Une ville se doit d’être esthétique, verte et nutritive". Les arbres serviront également d’ombrage aux piétons et de couloirs aériens pour les aigles de Sibérie, qui migrent chaque année en septembre vers des contrées plus chaudes et pour lesquelles Jakarta est une des ultimes étapes. 

   Voilà qui va encore grandir la popularité de Jokowi, que tous les sondages donnent déjà gagnant aux élections présidentielles de 2014, alors qu’il ne s’est pas encore déclaré candidat.


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(Face aux pauvres et à la culture,
il semblerait que les Etats-Unis étaient durs d'oreille)


Les Etats-Unis et Israël 
perdent leur droit de vote à l'Unesco

   (...) Les Etats-Unis et Israël ont perdu automatiquement, vendredi 8 novembre, leur droit de vote à l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture). Ces deux pays ont en effet cessé de payer leur contribution après l'admission de la Palestine en 2011 au sein de l'agence onusienne. (...) 

   Washington ne s'est pas acquitté de sa cotisation en 2011, 2012 et 2013. "Les Etats qui n'avaient pas réglé leur cotisation avaient jusqu'à 10 heures aujourd'hui pour présenter une justification de non-paiement et un plan de paiement des arriérés, a-t-on précisé à l'Unesco, dont l'Assemblée générale se tient à Paris. A 10 heures, rien n'a été reçu de la part des Etats-Unis." 

   Cette procédure automatique a lieu au moment où les Etats-Unis tentent de sauver les négociations de paix israélo-palestiniennes qui se déroulent dans un climat tendu depuis l'annonce de la relance de la colonisation israélienne en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est. (...)

   L'Unesco est devenue en octobre 2011 la première agence des Nations unies à accueillir la Palestine en tant que membre à part entière, une adhésion qui a suscité une vague d'espoir dans le monde arabe, qui y a vu un pas de plus vers une reconnaissance en tant qu'Etat à l'Organisation des Nations unies (ONU).

    Mais l'adhésion de la Palestine a entraîné la suspension des financements américains, Washington mettant en avant la législation américaine en vigueur depuis les années 1990. Cette dernière interdit tout financement d'une agence de l'ONU qui admet en son sein des groupes ou des organisations ne possédant pas"tous les attributs internationalement reconnus d'un Etat".

   La perte du droit de vote américain porte un nouveau coup à l'organisation internationale, dont près d'un quart du budget venait des Etats-Unis. L'an dernier, Irina Bokova, sa directrice générale, avait déclaré que l'Unesco se trouvait paralysée en raison du gel de la contribution américaine qui a contraint l'Unesco à stopper des embauches, annuler des projets et réduire ses dépenses.

   La perte du vote américain constitue le dernier accroc en date dans les relations mouvementées entre l'agence onusienne et Washington. En 1984, l'administration Reagan avait décidé de quitter l'Unesco, invoquant entre autres une mauvaise gestion et une politisation de l'organisation.

   En 2003 – sous l'administration Bush –, après près de vingt ans d'absence, les Etats-Unis faisaient leur grand retour à l'Unesco et s'engageaient à participer activement aux programmes de l'agence, qui intervient notamment en faveur de l'éducation et de la protection du patrimoine mondial.


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Luc Desle

vendredi 1 mars 2013

"Il était fier du chemin qu'il n'avait pas accompli". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE EST UNE IDÉE
MAIS L’IDÉE N'EST PAS LE MAÎTRE)

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"Ce que j'ai dans mon pantalon?
Vous êtes bien curieux..."
Banker with Huge Dollar Sign in Back Pocket
Loi bancaire : 
les contribuables ne doivent pas 
payer pour la finance

Jacques Généreux, 
Jacques Sapir, 
et Dominique Taddeï

   (...) Nous, économistes, pensons que le projet de loi de séparation bancaire présenté à l’Assemblée nationale ne fait pas ce qu’il prétend et ne protègera pas plus qu’avant les dépôts des ménages français. En réalité, il laisse libre cours aux activités spéculatives des banques et sauvegarde leur pouvoir.

   L’objectif affiché du projet consiste à sécuriser les dépôts et, pour cela, à séparer les activités de marché dangereuses des activités de crédit-dépôt. L’intention est bonne, compte tenu de l’hypertrophie des banques françaises. En effet, les actifs bancaires français représentent 340 % du PIB (contre 85 % aux États-Unis). Il existe au moins quatre banques dont la faillite peut entraîner la chute de l’ensemble du pays, contrairement à l’Allemagne qui n’en compte qu’une. Ces banques sont à la fois trop grosses pour qu’il soit possible de les laisser faire faillite (too big to fail) et «trop grosses pour être sauvées» (too big to save).

   Le secteur bancaire français présente un niveau de risque systémique parmi les plus élevés du monde : Dexia a déjà coûté 12 milliards d’euros aux contribuables français et belges et l’État vient d’y ajouter 85 milliards en garantie. Le Crédit agricole prévoit des pertes record en 2012, voisines de 6 milliards d’euros et la Société générale aurait perdu 11,9 milliards en 2008 sans le secours du contribuable américain.

   Par ailleurs, le «modèle» français se révèle défaillant dans sa tâche de financement de l’économie : seuls 10 % du bilan de nos banques sont consacrés aux prêts aux entreprises non financières et 12% aux prêts aux particuliers. Le reste relève d’opérations de marché essentiellement spéculatives : sur les 200 milliards d’obligations émises par le secteur bancaire français en 2012 pour «financer les prêts hypothécaires», seuls 22 milliards ont été distribués aux ménages et 27 milliards aux entreprises. Et combien consacrés à l’emploi, la recherche et l’investissement ?

   En supprimant la garantie publique implicite sur les produits bancaires hautement profitables et risqués que proposent les marchés, la séparation des activités spéculatives des activités dites commerciales, engagement de campagne n°7 de François Hollande, permettrait aux secondes de se consacrer intégralement au financement de l’économie réelle. En isolant les banques commerciales des humeurs des marchés, une vraie séparation permettrait de réduire le coût du financement des ménages et des entreprises. Elle ne pénaliserait que les quelques 9 000 traders et leurs dirigeants.

   Or, que fait le projet de loi actuel ? Il oblige les banques à loger certaines activités spéculatives dans des filiales, mais seulement 0,75 % à 2 % du produit net bancaire des banques est concerné par cette mesure. Toutes les activités interdites à la maison-mère (les prêts aux fonds spéculatifs, le trading à haute fréquence, etc.) sont accompagnées d’exception qui vident la loi de son contenu. Les amendements déposés pour élargir ce périmètre demeurent largement insuffisants. Le projet français reste très en-deçà de ce qui est envisagé ailleurs dans le monde, y compris dans les pays anglo-saxons ! Il est beaucoup plus faible, en particulier, que le rapport Liikanen de l’Union européenne, qui, bien que timide, a au moins le mérite d’exiger la filialisation de toutes les activités de «tenue de marché».

   À défaut de prévenir une crise, le projet de loi laisse-t-il au moins espérer que nous aurions les moyens de la guérir ? Non. Selon ce projet, les maîtres d’œuvre de l’éventuel démantèlement d’une banque française seront le gouverneur de la Banque de France et le directeur général du Trésor. Ils décideront seuls si l’État français devra aller au secours d’une banque (quitte à ruiner les Français) ou s’il conviendra de la laisser faire faillite. Les décisions seront prises sans obligation de consulter le Parlement, à l’aveugle, et au détriment du contribuable. Les 3,7 milliards prélevés sur les citoyens néerlandais, sans avoir été consultés, pour sauver sans conditions SNS Reaal, quatrième banque des Pays-Bas, sont un cas d’école qui risque de se généraliser. (...)

Suite à lire sur:


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"Je lui avais bien dit, à ce pauvre,
qu'il fallait prendre mon yacht..."



aa-banksters-drawing-of-bankster-sitting-on-top-of-submerged-little-man

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"Où es-tu, jolie République Italienne?
- Ici... Hihihi...
Ouvre les yeux..."

"Parfum de Femme"

ÉLECTIONS ITALIENNES 
Le rejet de la politique européenne

   (...) "Le vote des Italiens se résume en trois mots : désespoir, colère, impasse. Comme dans Head-On (2004), le film de Fatih Akin [réalisateur allemand d'origine turque], les électeurs n'ont vu d'autre solution que le crash", résume Die Tageszeitung. Atterré par le score de la liste Beppe Grillo et par une majorité d'environ 55 % d'électeurs "contre l'Europe, du moins contre cette Europe, contre l'Europe de l'austérité, contre l'Europe des diktats de Bruxelles, bref, contre l'Europe de Merkel".

   C'est toute la zone euro qui est menacée par ce destin italien, analyse le quotidien berlinois. "Il serait bon que Berlin en tire des enseignements : il n'est guère possible d'obtenir démocratiquement des majorités par une politique d'austérité qui mène à la récession. Soit l'Europe change de cap - soit elle fonce droit dans le mur." (...)



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Benoît Barvin

samedi 15 décembre 2012

"La Belle voulut se laisser pousser la moustache pour complaire à la Bête". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(N'ATTENDS DU MAÎTRE
QUE CE QU'IL NE TE DONNE PAS)

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(Cette chanteuse qui eng... son micro
se trouva fort dépourvue quand celui-ci se fut tu)


Dinah Washington photo by William Claxton
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"Si je signe pour cette Loi contre la fracturation hydraulique
qui démolirait mon Empire souterrain?
Que j'veux, mon n'veu!"

Michel Simon dans "La beauté du Diable"

Les écologistes proposent une loi 
pour interdire toute exploitation 
des gaz de schiste
THIBAUT SCHEPMAN

   (...) Le député Europe Ecologie - Les Verts François-Michel Lambert a déposé ce mardi une proposition de loi visant à interdire définitivement (définitivement?) l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, « par quelque technique que ce soit » et à abroger l’ensemble des permis de recherche accordés aujourd’hui. Le texte prévoit une amende d’un million d’euros en cas de violation de l’interdiction.

   En effet, seule la fracturation hydraulique est pour l’instant interdite, et d’autres techniques commencent à être mises au point notamment en Amérique du Nord. L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) a d’ailleurs été chargé de travailler à un rapport sur le sujet depuis le 21 novembre dernier.

   Pour lire le texte en intégralité, c’est ici :


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(Ada et Ada, les soeurs jumelles, figurant l'expression
"Le monde marche la tête à l'envers")

photo by Joseph Janney Steinmetz

(Après être tombée, l'une des soeurs ne marcha plus du tout...)

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"Tous ensemble,
Tous ensemble,
Pour la Paix...
- Heu, contre les z'Athées,
Mec, contre les z'Athées!
- Autant pour moi..."

2012: 
mauvaise année 
pour les athées à travers le monde

   (...) Selon un rapport de l’International Humanist and Ethical Union (IHEU), une organisation qui regroupe plus de 120 associations d’athées et d’humanistes non croyants dans plus de 40 pays, les droits des non croyants ont été bafoués dans plusieurs pays en 2012. (de nombreux pays serait plus exact)

   Le rapport a été présenté au rapporteur spécial pour la liberté de croyance et de religion de l’ONU, Heiner Bielefeldt, à l’occasion de la journée des Droits de l’homme, le 10 décembre dernier.
   C’est dans les pays où l’islam est la religion officielle que les non croyants font face aux traitements les plus brutaux de la part des Etats et des tenants de la religion officielle. Il existe, note Reuters, au moins sept pays dans lesquels l’expression de l’athéisme ou le refus de pratiquer une religion officielle peuvent conduire à la peine de mort: l’Afghanistan, l’Iran, les Maldives, la Mauritanie, le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Soudan.

   Dans d’autres pays comme le Bangladesh, l’Egypte, l’Indonésie, le Koweit et la Jordanie, l’expression de convictions athées ou humanistes sur la religion est totalement interdite ou strictement limitée par des lois condamnant le blasphème.

   Pour autant, l’organisation n’épargne ni le monde occidental, ni les pays de tradition chrétienne. Ainsi en Europe, en Amérique du Nord et latine comme en Afrique sub-saharienne, des pays qui se réclament laïcs donnent des privilèges aux églises chrétiennes dans les domaines de l’éducation et des services publics. L’Etat de l’Arkansas a même, note Reuters, une loi interdisant à un athée d’être témoin dans un procès.

   Un fait nouveau concerne l’accès généralisé aux réseaux sociaux numériques. Si ces derniers facilitent l’expression de points de vue divergents, en retour il est plus facile de persécuter des non croyants pour l’expression en ligne de leurs idées. Dans certains cas, note le rapport, des gouvernements ont menacé de poursuivre en justice ceux qui ont liké ou re-tweeté des commentaires athées.

   En Indonésie, Alexander Aan a été condamné à une peine de deux ans et demie de prison pour des posts sur Facebook. Deux jeunes athées, Jabeur Mejri et Ghazi Beji, ont été condamnés à sept ans et demie de prison pour des faits similaires en Tunisie. Le pianiste athée Fazil Say risque la prison pour des tweets «blasphématoires» en Turquie. (...)


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Benoît Barvin (avec l'appui bienveillant de Jacques Damboise)

mardi 17 juillet 2012

"Sous l'eau le Titanic navigua moins bien". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(ÉCRIS LE LIVRE DE TA VIE
AVEC UN CRAYON ET UNE GOMME)

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"Quand je disais avoir la peau des hommes,
ce n'est pas comme ça que je le voyais..."

Julien Palast. Skin Deep.


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"Quoi? QUOI! Masculi... quoi?
Arrête de dire des stupidités et
viens faire les courses,
puis la vaisselle"


Parité, égalité, mixité ?
Paumadou

   (...) (L)e féminisme est né pour en finir avec la domination masculine. Le masculinisme est né pour la rétablir.

   Sachant que les masculinistes (généralement homme, hétéro et blanc…) déclarent être des victimes des féministes. Je sais bien que certaines féministes sont extrêmes, mais c’est comme ça qu’on arrive à obtenir une égalité « légale » (et non pas « de fait » puisqu’encore beaucoup de monde en France pense la femme comme un objet ou un « sous-homme », en témoigne le hashtag tendance de #TesMaFemme surtwitter qui montre que beaucoup de mecs sont des cons finis)

   Le problème n’est pas d’avoir un dominant et un dominé, mais d’avoir une réelle égalité. Alors oui, si les femmes bossent, les hommes seront sans doute plus touchés par le chômage (mais regardons un peu les chiffres : les chômeurs sont majoritairement des chômeuses ! Il existe également un plafond de verre qui les empêchent encore d’atteindre les postes les plus importants et partout: entreprises privées, publiques, métiers artistiques, intellectuels, médicaux…)

   Le problème, c’est que le masculinisme ne touche pas que les hommes, beaucoup de femmes semblent prendre très au sérieux cette tendance à voir l’homme (hétéro et blanc, car les gays et les « colorés » sont autant de minorités qui subissent des pressions et des discriminations) comme des victimes. Voyez par exemple la loi votée qui interdit désormais à une femme de cumuler des années de cotisations pour chaque enfant mis au monde… au nom de l’égalité homme-femme. Si sur la forme, cette loi est égalitaire, sur le fond, j’attendrais que les femmes gagnent autant que les hommes, subissent moins de discriminations à l’embauche (vous êtes une femme entre 25 et 35 ans ? et bien vous « risquez » à tout moment de pondre un chiard, donc on vous regarde de loin et on ne vous embauche qu’avec modération), moins de jours « chômés » car les enfants sont malades ou que l’école fait grève (les papas prennent rarement des congés pour ça…)

   Autre exemple : le nombre de femmes et d’hommes qui minimisent les conséquences d’un viol, et chargent les victimes (elle était trop sexy, elle a fait des avances, elle n’a pas résisté, etc.)

   Ce que je vois autour de moi, ce n’est pas ça : les couples sont assez égalitaires. Ménages, enfants, cuisine, c’est partagé à presque égalité. Pour les salaires, par contre, mes amies gagnent moins que leurs compagnons, sont plus sujettes au chômage également (un exemple : ma meilleure amie a cherché un boulot pendant près de 3 semaines, alors que son compagnon l’a trouvé en 2 jours… à elle on lui évoquait à chaque entretien sa vie privée – voulait-elle des enfants ? – alors qu’à lui on ne lui a rien demandé du tout !)

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"Au secours! Cette corneille s'attaque à moi!
- Héhéhé... Personne t'entend, t'es qu'une bête statue"


Le calvaire hitchcockien 
(au petit pied quand même)
d'une Belfortaine
Gaétan Supertino

   (...) L'étrange calvaire (hum...) de Patricia Gasser commence au mois de juin. Depuis cette date, une corneille noire l'attend chaque jour à la sortie de son domicile, la suit partout, parfois sur plusieurs kilomètres, et lui a même foncé dessus plusieurs fois (hou la méchante!). "Quand je sors de chez moi il est là. Quand je change de place il change de place. Je n'ose plus sortir de chez moi et quand je sors, c'est avec un couteau. Je ne mange plus, je ne dors plus, je n'en peux plus", explose (explose!) cette aide à domicile de 45 ans, qui réside à Froidefontaine.

   "Au début, il faisait de drôles de bruits quand il me voyait, pas comme un croassement habituel (jè tème, jè tème...). Tous les matins à cinq heures, il tape contre la cheminée et réveille toute la famille. Et puis, maintenant, il me fonce dessus!", confit-elle Au Parisien. Le corbeau a attaqué à quatre reprises, la griffant sévèrement. "Une fois, j'allais au travail, j'étais au volant, fenêtre baissée, lorsqu'il a piqué en flèche. Il m'a agrippé le bras et s'est débattu, avant que je n'arrive à le faire sortir de la voiture", raconte-t-elle, encore éprouvée.

   Le volatile, décrit-elle, attaque Patricia Gasser uniquement lorsqu'elle est seule, "plutôt le matin et plutôt en campagne". "Il ne s'en prend qu'à moi et je n'arrive pas à expliquer pourquoi. C'est peut-être une bête domestiquée qui essaie de faire ami-ami et comme je le repousse, il devient agressif", avance cette mère de quatre enfants. (qui n'aurait pas un cadavre dans le placard réincarné en corneille? Moi je dis ça, hein, je dis rien...) (...)




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"Je-Vote-Pour-Mon-Maître-Qui-N'A-Pas-Pu-Venir...
- C'est-Mieux-Ainsi"



genevoisrienvenir.blog.tdg.ch

Du suffrage universel 
au suffrage de personne
Paride Broggi
Doctorant en philosophie politique


   (...) Historiquement, la France n'a jamais apprécié l'idée de céder sa souveraineté. C'est pour cela que le mot "cession" est devenu tabou dans le débat autour d'une éventuelle union politique européenne. On lui préfère "partage", parce qu'il est moins définitif et plus rassurant vis-à-vis de l'opinion publique. "Partage de souveraineté" est d'ailleurs la formule que le ministre du budget Jérôme Cahuzac a employée pour nommer le processus d'intégration budgétaire que l'UE est en train d'envisager.

   Si d'un côté ce nouveau terme adoucit la communication, de l'autre, il ne résout pas les problèmes qu'un partage de la souveraineté implique. Qu'est-ce que la France devrait partager? Et avec qui?

   Pour l'instant il n'y a pas de réponses précises, car les négociations entamées au dernier sommet européen sont loin d'être achevées. Toutefois il y a beaucoup de chances que ce soit la Commission Européenne et la BCE qui supervisionnent les choix budgétaires de chaque pays membre.

   On peut s'étonner (s'indigner serait mieux) que la politique économique d'un état démocratique, même dans le cadre d'une fédération, soit tracée en dernier ressort par des institutions totalement à l'abri du suffrage. Dans d'autres fédérations comme le États-Unis, ce rôle est assigné à des assemblées d'élus. Cela parce que même les décisions économiques doivent avoir une légitimité politique. Sinon pourquoi voter? (pour la forme...) Pourquoi recourir aux urnes si n'importe quelle majorité doit suivre la démarche déjà tracée par des organismes élus par personne?

   Rajoy (droite), Ayrault (gauche), Monti (technique) sont tous en train d'appliquer, avec différentes nuances, l'agenda de la BCE. (...)

Lire sur:
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Benoît Barvin