Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

jeudi 7 août 2014

"L'Homme à la moto jalousait en secret celui à la mobylette". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE AIME AUTANT
LES ROSES QUE LES CHARDONS)

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"Mon Doudou, je t'aime..."


(Dit-elle avant de le faire exploser
dans ses bras, manière originale 
de se suicider, pensa-t-elle)


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(Président américain dansant
sur les décombres de sa politique)



SOMMET AFRIQUE—ÉTATS-UNIS
Washington a des principes quand ça l'arrange

   (...) Le président américain semble avoir annoncé la couleur dans son casting. "S'il est en revanche un dossier bien tranché, c'est celui des trois non-invités, indésirables : le Zimbabwéen et farouchement antioccidental Robert Mugabe, l'Erythréen Issayas Afewerki, accusé d'alimenter le terrorisme en Somalie, et le Soudanais Omar El-Béchir, visé par un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI)", écrit Jeune Afrique dans son édition en ligne du 1er août. (...)

   (...) Ces dirigeants ne sont donc pas de la partie. Pour de prétendues raisons de gouvernance politique ; autant dire des pestiférés qui ne feront pas partie des convives – censés être fréquentables – qui vont porter le toast avec l’homme le plus puissant du monde. Ils doivent bien être aux anges à Washington ! Encore que, parmi eux, il y ait un nouveau distingo entre ceux qui font preuve de bonne gouvernance et les autres, qui sont ou des tripatouilleurs de Constitution ou des prédateurs, à moins que ce ne soit les deux à la fois. De sorte que si l’on se fie aux préparatifs de ce sommet, il est à prévoir que beaucoup d’oreilles siffleront, et nombreux seront ceux qui se sentiront morveux. 

   En effet, la position de l’Oncle Sam semble claire sur les modifications constitutionnelles dont le seul objectif est de permettre à des chefs d’Etat de se scotcher au fauteuil présidentiel. Barack Obama, devant de jeunes cadres africains, avait prôné l’utilité du sang neuf en ces termes : "Quand un homme ou une femme reste trop longtemps au pouvoir, il ou elle agit surtout pour durer et non pour le bien du pays." 

   De ce fait, sans présumer de la teneur du discours de l’hôte américain, des chefs d’Etats africains comme Denis Sassou N’Guesso [République du Congo], Paul Kagamé du Rwanda, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo (RDC)… ou Blaise Compaoré [à la tête du Burkina Faso depuis 1987] ne seront pas à l’aise. (...)

   (...) Fort malheureusement, ça, c’est pour les grands principes. Comment peut-on en effet prendre les Etats-Unis au sérieux quand les mêmes pouponnent certains potentats quand ça les arrange ? Bonnes gens, peut-on mettre sur le banc des accusés les Mugabe and Co et inviter par exemple un Al-Sissi ou un Museveni ? Le premier est arrivé au pouvoir [en Egypte] grâce à un coup d’Etat, donnant ensuite un verni légal à son retour par un scrutin des plus controversés. Le second règne sans partage sur son pays [l'Ouganda] depuis, excusez du peu, vingt-huit ans. 

   Pour tout dire, même si la voix de la première puissance mondiale porte, elle se trouve souvent en porte-à-faux avec ses propres principes qui sont parfois loin de l’honorer et qui apportent de l’eau au moulin de tous les tripatouilleurs professionnels. (...)

   (...) Certes, l’Afrique a plus besoin d’institutions fortes que d’hommes forts, mais Obama gagnerait à aller au-delà de la répétition des grands principes, et à "parler bon français" comme on le dit familièrement chez nous, en soutenant véritablement les pays africains dans leur quête de développement. Hors tous les analystes sont unanimes sur ce constat : Obama a moins fait pour l’Afrique qu’un George Bush tant décrié sous nos tropiques, ne serait-ce que par la mise en place de l’Agoa (African Growth and Opportunity Act), un système issu d’une loi américaine qui permet aux entreprises de 39 pays africains d’exporter vers les Etats-Unis sans payer de taxes, et la mise en place du MCC (Millenium Challenge Corporation), un fonds de développement bilatéral annoncé par l'administration Bush en 2002 et mis en place en janvier 2004.

   Aujourd’hui, ceux qui pensaient qu’avec l’arrivée de leur frère noir allaient raser gratis en sont pour leurs frais et ont vite déchanté. Et ce n’est pas à deux ans de la fin de son ultime mandat que celui qui a des racines kényanes par son père mettra les bouchées doubles pour faire des miracles. 

   En réalité, on a le sentiment que ce qui intéresse l’Oncle Sam, ce sont les porteurs de ressources minières, notamment le pétrole ; les Etats-Unis étant en train de remplacer leurs sources traditionnelles d’approvisionnement en or noir par le golfe de Guinée, bordé par le Nigeria, l’Angola, la Guinée-Equatoriale, le Gabon et São-Tomé-et-Principe. Le tout n’est donc pas de professer de belles théories du haut d’une chaire, fût-elle celle du Bureau ovale. Il faudrait résolument mettre la main dans la poche pour sortir le continent noir de l’ornière.


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(La Femme-Araignée malencontreusement
emberlificotée dans sa toile)



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Luc Desle

mercredi 6 août 2014

"Le tueur à la hache méprisait celui à la tronçonneuse solaire". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE NE PORTE
PAS SA SAGESSE EN BANDOULIÈRE)

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(La Femme à la hache, qu'on se le dise,
faut pas lui marcher sur les pieds)



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(Le dialogue, au guerrier venu du Nord,
ce n'était pas son fort)

— Massimo Carnevale
The Northlands


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(Derrière son menhir, 
la détrousseuse de bourse
attendait le client)


— Massimo Carnevale
Daughter of the Northland Thunder

http://meanwhilebackinthedungeon.tumblr.com/

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"Je suis venu, j'ai vu, et j'ai occis...
- Beurk! Encore du Dragon..."



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Blanche Baptiste

mardi 5 août 2014

"Ce Sans Domicile Fixe était également Sans Déprime Fixe". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(SI L'AMOUR ÉTAIT COTÉ
EN BOURSE, POURRAIS-TU
EN ACHETER UNE ACTION?)

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"Tu viens jouer à la Main Chaude?
- Je peux pas, aujourd’hui j'ai piscine..."


— Cyril Barreaux

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"Heu... Vous êtes sûrs qu'ils veulent
imposer l'Apéro pour tous?"



RESET AU FMI 

L'Améro : une nouvelle phase 
d’intégration totalitaire

Auran Derien 

   (...) Le mot fascine les organisations mondialistes. Il est prononcé des dizaines de fois par Christine Lagarde du FMI, dans un entretien réalisé pour une agence anglo-saxonne. Le moment était venu d’informer le monde de la finance: le Système Monétaire International a besoin d’un RESET. Préparez-vous. Une révolution monétaire grandiose est à venir. (...)

   (...) Plus personne ne conteste la situation dans laquelle le pouvoir financier a jeté le monde. Partout, chômage et destructions. La dépression s’est abattue sur l’Occident, et cela pour longtemps puisque les revenus sont détruits par le chômage, les délocalisations, l’usure et le parasitisme. Sans argent, pas d’achats; les commerces ferment, alors que les industries sont déjà parties. Pour manger, allons-nous devoir faire le siège des salles d’urgence et boire le sang des saignées ? Ce que firent quelques pauvres hères au temps des famines du XVIIème siècle, est-il programmé en grand, au XXIème? Il est vrai que le vampirisme financier n’a jamais autant engraissé la finance anglo-saxonne qui, depuis l’année 1973, lorsque le dollar a commencé à tomber du ciel, a acheté tout ce qu’elle a voulu. (...)

   (...) Le RESET devrait aller de pair avec la mise en fonctionnement de nouvelles structures de dictature économique. Le diktat transatlantique est prêt. Tout le domaine des services a déjà été réglé, en modèle réduit, avec les accords UE-Canada. Du côté de l’Amérique, on connaît la musique. Le Canada avait servi de cobaye en signant dès 1988 un premier accord avec la machinerie totalitaire étatsunienne. Il s’était intégré ensuite à l’ALENA et, depuis lors, les fers se généralisent, tant entre les pays d’Amérique du Nord qu’avec l’Union Européenne. Des associations, des fondations, concourent à la propagande de masse. Entre le projet d’Union pour l’Amérique du Nord et la liquéfaction de l’Europe par le diktat transatlantique, tout est prêt pour un nouveau monde de fanatiques à placer en travers de la montée de l’Asie. (...)

   Parmi les projets figure certainement celui de l’Amero, une monnaie unique qui serait émise par la réserve fédérale étatsunienne. S’il demeure une élite dans les peuples d’Europe en décomposition avancée, elle doit se préparer en prévoyant un plan de déploiement d’une monnaie complémentaire. Dans chaque pays, il faudrait que le projet concret d’Economie Complémentaire Sociétale (E.C.S.) soit prêt°. Il se préoccupe de la richesse réelle et non de la richesse symbolique (l’argent ). Il récupère pour partie la création monétaire volée par une mafia de banquiers privés. Il répartit la production entre ses ayant-droit, et non selon la règle kleptocratique de l’oligarchie. Le pas suivant consistera à revenir peu à peu à la sagesse grecque: contribuer à la vie plutôt que la perdre à devoir la gagner. (...)

   (...) Plongés dans un espace-temps culturel où domine la langue de bois, un changement de paradigme s’avère difficile, quoique essentiel pour faire revivre une véritable culture à visage humain. C’est toujours la finance mondialiste qui s’est opposée à la vie harmonieuse des peuples émettant la monnaie dont ils ont besoin. Le sens de la vie et la motivation n’ont pourtant rien à voir avec l’obsession de la richesse. Bien souvent on observe un parallèle entre le niveau de richesse matérielle et la pauvreté intérieure. Le besoin de démocratie est devenu tout aussi fondamental puisque les lobbys décident de tout désormais, ayant soumis les politiques à une parfaite corruption. La démocratie a toujours nécessité trois piliers: un pôle de représentants, un autre de démocratie directe et la nécessaire dimension participative. Tout sera donc à reconstruire. Une grande aventure s’ouvrira devant de nouvelles élites, si elles sont prêtes lorsque le RESET commencera. 

° (Philippe DERUDDER - André-Jacques HOLBECQ: Une monnaie nationale complémentaire. Ed. Yves Michel, 2011, 175p., 12€)


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"Si j'aime ta nouvelle armure?
Ben... Heu... OUI, OUI,
EVIDEMMENT!"


meanwhilebackinthedungeon:
— Larry Elmore



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Benoît Barvin

lundi 4 août 2014

" Il était content d'avoir fait le minimum en en faisant le minimum". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE A-T-IL DES
POCHES DANS SON HABIT?"

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"Alors? On l'astique bien, son
joli ustensile?
- C'est très fin!"



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(Danse Alstomiste collée serré-serrée)


Tout sur les conspirateurs 
qui ont vendu Alstom

Leslie VARENNE

   (...) Jean-Pierre Jouyet, ex-président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), David Azéma, de l’agence des participations de l’Etat (APE), Patrick Kron, PDG d’Alstom… autant d’acteurs dont le rôle interroge alors que la cession à General Electric est plombée par les affaires et les obstacles à franchir.

   Le gendarme boursier a mis en garde l’Etat sur les risques que représente son accord conclu avec Bouygues, pour que l’Etat entre à hauteur de 20% dans le capital d’Alstom. L’AMF considère cet accord comme une action de concert entre Bouygues et l’Etat et donc que les deux parties s’exposent au risque de dépasser le seuil de 30% du capital, ce qui nécessiterait de lancer une offre publique d’achat sur Alstom. En réalité, derrière cette mise en garde polie, l’AMF signifie à l’Etat une fin de non-recevoir confirmant l’amateurisme du gouvernement dans ce dossier stratégique. Car l’Etat ne peut pas entrer au capital de cette société sans prendre le risque de déclencher une OPA sur l’ensemble du capital d’Alstom. Or pour cela il faudrait que l’Etat ait la capacité d’acheter la valeur totale d’Alstom et donc de débourser entre et 8 et 15 milliards d’euros. Ce qu’il n’a pas les moyens de faire. David Azema, directeur de l’Agence des participations de l’Etat (APE) a déclaré : « les deux parties veilleront à ne pas franchir ensemble le seuil de déclenchement d’une offre publique. » 

   Des propos qui tentent de rassurer mais qui ne changeront rien. L’encre à peine sèche, l’accord est déjà à l’eau et la victoire du patriotisme économique cher à Arnaud Montebourg boit la tasse. Que reste-t-il comme solution à l’Etat pour avoir son mot à dire au sein d’Alstom ? Pour l’instant aucune. A partir d’avril 2015, date à laquelle toutes les autorités de concurrence auront donné leur accord, à supposer qu’elles le donnent, ce qui n’est pas certain, il pourra racheter seulement les actions de Bouygues au prix fort de 35 euros, alors qu’aujourd’hui l’action est cotée autour de 26 euros. Cette annonce de l’AMF n’est pas une surprise. 

   Dans notre édition du 26 juin dernier, nous dénoncions l’improvisation et l’incompétence du gouvernement dans cette affaire. Les spécialistes du dossier s’attendaient au retour de bâton de l’AMF, le droit boursier est strict. Pourquoi David Azema et l’Etat n’ont il rien vu venir ? Ce dossier a pourtant été suivi de près par François Hollande, en prime depuis avril 2014, son plus proche conseiller, le secrétaire général de l’Elysée n’est autre que Jean-Pierre Jouyet, l’ami de quarante ans du Président. Or, quelles étaient les fonctions de Jean-Pierre Jouyet entre 2008 et 2012 ? … Président de l’AMF ! (...) 

   (...) La direction d’Alstom et celle de Bouygues pourraient, elle aussi, avoir à rendre des comptes à l’AMF si cette dernière se penchait sur la suspicion de manipulation de cours boursiers (voir HD 418). Selon un spécialiste des marchés l’AMF devra également se pencher sur un autre problème celui de savoir : « Qui et dans quelles conditions peuvent être vendus 70% d’une société cotée au CAC 40 ? Ce n’est pas un acte de gestion courante. Tout le déroulement de l’opération est critiquable à bien des égards. On imagine mal l’AMF ne pas avoir à trancher là-dessus. Et là, c’est tout l’accord, General Electric-Alstom-Etat-Bouygues qui serait en cause. Il faudra tout reprendre à zéro ! » 

   La direction d’Alstom pourrait également avoir à rendre des comptes à la justice française dans le cadre des multiples affaires de corruption dans lesquelles ce groupe est impliqué (voir HD 418 et 419). D’après un avocat spécialiste du droit pénal : « Il est curieux que malgré les enquêtes très lourdes en cours aux Etats-Unis, au Brésil et au Royaume-Uni, la justice française n’a toujours pas engagé de procédure alors que le siège du groupe est en France et que certains cadres incriminés par les autorités judiciaires de ces pays sont françaises et proches du PDG actuel. » (...)

   (...) Dans cet océan de mauvaises surprises et de complications toutes les nouvelles agréables sont bonnes à prendre, en voici donc une : le problème David Azéma est réglé (voir HD 419). En effet, le patron de l’APE désirait quitter son poste et partir travailler dans le privé. Il avait choisi la direction du bureau parisien de Bank of America, une banque conseil d’Alstom, alors que lui-même était le principal négociateur de l’Etat dans ce dossier, ce qui le plaçait au centre d’un conflit d’intérêt majeur. Son cas était étudié par la commission de déontologie placée sous l’égide du ministère de la Fonction publique. Selon une source qui souhaite rester anonyme, la dite commission a tranché : David Azéma ne pourra pas émarger chez Bank of America Paris. En revanche, il pourra aller exercer ses talents au sein de la banque Merrill Lynch à Londres. Faut-il rappeler à la commission de déontologie que Bank of America et Merrill Lynch ont fusionné en 2006 et qu’elles sont devenues une seule et même banque ? Interrogée, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Dommage !

   Mais Alstom n’en a pas terminé pour autant avec les conflits d’intérêts. Le 20 mai dernier, devant la Commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale, Arnaud Montebourg critiquait la direction d’Alstom pour ne pas l’avoir informé de ses projets de vente à l’américain General Electric. Il fustigeait également cette direction pour n’avoir prévenu aucun dirigeant d’Alstom de ses projets à l’exception d’une seule personne, le président d’Alstom Grid, Grégoire Poux-Guillaume. Or ce dernier, un franco-américain dont le père est un ami proche de Patrick Kron a travaillé pour un des plus gros fonds d’investissement mondial, CVC Capital. En 2010, il était en charge de l’offre d’achat d’Areva TD aux côtés de … General Electric. 

   A l’époque, Patrick Kron avait fait appel au patriotisme économique du gouvernement Fillon pour éviter que la pépite française ne passe entre les mains des américains. Quatre ans plus tard, associé à Grégoire Poux-Guillaume, il vend l’ensemble des trois secteurs Energie d’Alstom à… l’américain General Electric.


°°°
Benoît Barvin

dimanche 3 août 2014

"Ils mangeaient avec appétit de la viande farcie à la souffrance". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE TEMPS T'ENLACE 
AMOUREUSEMENT)

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"Mais Bon Dieu, j'étais sûr d'avoir rangé 
ma Studebaker sur cette @%*$ de plage!!!"


gary-burden-design_bob-seideman-photography_
rick-griffin-lettering_neil-young_on-the-beach_reprise-1974 (1)


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"Hell and Devil! La Marmite infernale
nous a retrouvés!"


frank-frazetta_into-the-aether_ny-dell-1974_3830


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"Bon, on mettra la cuisinière ici...
- Heu... On ne s'occupe pas d'abord du lit?"


the-farmers-hotel_ny-bantam-books-1969_s4477


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"Chouette! Un zeste de soleil cancérigène...
Super!"


fabio-nicoli-art-direction_paul-wakefield-design-and-photography_
dick-ward-design_supertramp_crisis-what-crisis_AM-1975


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Blanche Baptiste 
(et Jacques Damboise, dit "Le Bon Beurre de ces Dames")

samedi 2 août 2014

"Ce pêcheur amateur demanda à acheter une poignée d'artichauts". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES CAILLOUX LAVÉS PAR
LA RIVIÈRE RESTENT DES CAILLOUX)

µµµ

(Ce Maître-espion, même en vacances,
continuait à travailler)



µµµ

"Hihihi... Cette cité lacustre sous les eaux,
c'est rigolo..."



ROUMANIE
Constantza, une cité balnéaire à la dérive

IULIA BADEA-GUÉRITÉE

   (...) Constantza, principale ville roumaine sur les rives de la mer Noire, fait régulièrement la une des journaux du pays. La cité est au centre d'un scandale politique majeur depuis le début de l'été : Mircea Basescu, originaire de Constantza et frère du président roumain, a été mis en examen le 14 juillet pour trafic d'influence, annonce Ziua de Constanta. Les mauvaises langues n'hésitent pas à soutenir que son frère, Traian Basescu, n'en sortira pas indemne. A quatre mois de l'élection présidentielle, même si le président actuel ne peut pas se représenter, le scandale affaiblit la droite.

   Quant au maire centre gauche de la ville, Radu Mazare, “mis en examen depuis 2005 pour diverses affaires concernant la restitution des terres confisquées par les communistes”, selon le quotidien, il n'en finit pas de faire parler de lui. Fêtard invétéré et amateur de mises en scène rocambolesques, il finance avec l'argent public les événements qu'il organise – où il apparaît déguisé tantôt en Hitler, tantôt en César. Le dernier carnaval en date, organisé le 5 juillet pour son anniversaire, lui a valu des tombereaux d'insultes sur les réseaux sociaux. Une cinquantaine de personnes seulement ont eu le courage de se rassembler devant la mairie pour protester. (...)

   (...) Radu Mazare n'est pas le seul notable de la ville à avoir maille à partir avec la justice : une demande d'extradition a été lancée aux Etats-Unis à l'encontre du président du conseil départemental, Nicusor Constantinoiu. L'archevêque Teodosie, quant à lui, est accusé de complicité de corruption... Au point que, pour la journaliste Ada Codau, la célèbre ville portuaire et balnéaire, qui fut la terre d'exil du poète Ovide, est devenue “la fierté du pays en matière de scandales”.

   L'agglomération urbaine est à la dérive. Le maire n'a ni le temps ni l'argent nécessaires pour restaurer le lustre d'une ville jadis prisée des touristes, avec son aéroport et ses nombreuses attractions. Ni même pour ce qui est de restaurer le fleuron de la ville, son casino historique.

   Exaspérés, les habitants, inspirés par l'initiative d'une ONG bucarestoise de jeunes architectes et designers nommée Calup, ont décidé de prendre les choses en main : le casino ouvrira ses portes du 1er au 10 août pour accueillir un événement artistique qui mêle littérature, histoire et musique de l'entre-deux-guerres. Le tout sera financé par crowdfunding… Pour les habitants de cette “république dans la République”, surnom de Constantza sur les réseaux sociaux, il est temps d'organiser eux-mêmes leurs réjouissances.


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"La... blub, blub... taxe sur l'air... blub, blub,
Moi je m'en balance"


laestlaquestion.tfo.org

VENEZUELA
L'aéroport de Caracas 
impose une taxe sur l'air


   (...) C’est une première mondiale, selon El Universal : désormais les passagers au départ de Caracas devront s’acquitter d’un impôt de 127 bolivars, soit une vingtaine de dollars, pour le nouveau système de climatisation. Ce système, qui insuffle de l’ozone dans l’air afin de supprimer les particules, répond avant tout à une question de sécurité, selon le vice-président du Conseil législatif qui a décidé du tarif de l’impôt vendredi (fin juillet).

   Cette taxe s’ajoutera au prix des billets coûteux, en raison notamment des récentes suspensions de vols de compagnies aériennes occidentales. Ces compagnies, telles que Delta Air Lines ou American Airlines, ont pris la décision de réduire la fréquence des vols à destination et en provenance du pays pour cause d’impayés gouvernementaux.


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Benoît Barvin

vendredi 1 août 2014

"Le chant des partisans de la Paix était joué en sourdine pour ne pas exciter leurs adversaires". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"

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Pensées pour nous-mêmes:

(L'ARME QUE TU POINTES
EST-ELLE UNE PART DE TON ÂME?)

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"Ces morts, quelle horreur!

- Quels morts?"



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"Qu'est-ce que vous faites, les enfants?

- On regarde un missile droit dans les yeux...
Pour le faire dévier de sa course"

Peut-on qualifier Israël 
d’Etat voyou ?

   (...) Ce lundi matin (28.07.2014), dans la dernière partie de la matinale de France Inter, l’ancien ministre de l’Economie Pierre Moscovici a été interpellé par François, un auditeur breton : « Quand les politiques français ou européens auront compris qu’Israël a des comportements d’Etat voyou, peut-être cela évitera-t-il que les voyous se manifestent en France. »

   Moscovici a répondu : « Parler d’Etat voyou, ça n’a pas de sens.[...] Israël, Etat voyou, non ; Israël est un état démocratique qui doit aussi assurer la sécurité de ses citoyens, donc je ne parle pas comme ça. »


   L’appellation « Etat voyou » (« rogue state » en version originale) est fréquemment employée par les détracteurs de la politique d’Israël, y compris des hommes politiques comme le vétéran des députés du Labour britanniqueGerald Kaufman. Ce faisant, les opposants à Israël détournent une expression inventée et utilisée quasi-exclusivement par les premiers alliés de Tel-Aviv, les Etats-Unis.

   L’expression n’a en effet pas de sens en droit international et ne doit sa popularité qu’à son utilisation, à des fins de propagande, par les administrations de Bill Clinton puis George W. Bush. Dans un sens comme dans l’autre, l’idée demeure de diviser le monde entre Etats respectables ou non, ce qui ne correspond pas tout à fait aux idéaux pacifiques dont se prévalent l’un et l’autre camp.

   1/ Israël n’est pas un Etat voyou au sens de Washington, qui a popularisé l’expression

   Alors que l’expression « rogue state » convenait plutôt, jusqu’à la fin de la guerre froide, aux Etats mis au ban de la communauté internationale [PDF], (« rogue » signifiant solitaire ou sauvage), la notion contemporaine vient d’un conseiller à la Sécurité nationale de l’administration Clinton, en 1994, Anthony Lake.

   A l’époque, Lake désigne ainsi cinq Etats : la Corée du Nord, Cuba, l’Iran, l’Irak et la Libye. Voici les caractéristiques qu’il leur attribue à l’époque dans la revue Foreign Affairs, selon le professeur de relations internationales Tanguy Struye de Swielande :

   - totalitaires, dirigés par des clans qui se maintiennent au pouvoir par la répression ;

   - pas ou peu de respect pour les droits de l’homme ;

   - promeuvent des idéologies radicales ;

   - manifestent une antipathie à l’égard de l’Occident ;

   - soutiennent le terrorisme. (...)

   (...) Au sens américain, Israël n’entre donc pas dans la catégorie des Etats voyous, ne réunissant pas tous ces attributs. Tanguy Struye de Swieland poursuit, dans son livre « La Politique étrangère après la guerre froide et les défis asymétriques » : « [Ce concept] a un ensemble de raisons d’être, spécifique à la politique intérieure et extérieure américaine. Ces raisons sont les suivantes:

   Primo, la qualification de “rogue state” permet de disqualifier les Etats hostiles à la politique américaine ou qui ne respectent pas les grandes règles du jeu des relations internationales.

   Secundo, cette approche permet également de satisfaire le besoin de se définir par opposition et d’assurer une position de leadership dans le combat contre un ennemi censé commun.

   Tertio, il existe un certain nombre de forces politiques domestiques qui poussent les Etats-Unis dans la direction d’une politique sévère à l’encontre des Etats voyous. Le puissant lobby juif Aipac (American Israel Public Affairs Committee) est la première de ces forces internes. »

   La Serbie-Monténégro de Milosevic, le Soudan et l’Afghanistan furent aussi sur la liste pendant quelques années. La Syrie et le Pakistan, qui semblaient remplir ces critères, n’étaient pas qualifiés d’Etats voyous en raison du rôle que pouvait jouer Damas dans le conflit israélo-palestinien et de la proximité historique entre Islamabad et Washington. L’expression était donc suffisamment floue pour s’adapter aux intérêts de la politique étrangère américaine, et aux attitudes changeantes des Etats vis-à-vis de Washington.

   En 2000, l’expression « rogue state » est officiellement transformée en « State of concern » (Etats préoccupants) mais elle sera à nouveau employée sous l’administration Bush.

   2 /Israël ne respecte pas le droit international et peut donc être qualifié d’Etat voyou

   Cette notion est cependant critiquée. Le philosophe Jacques Derrida, dans un livre (« Voyous ») publié en 2003, estimait que l’Etat était voyou par définition puisque « dès qu’il y a souveraineté, il y a abus de pouvoir et “rogue state” » : « Il n’y a donc que des Etats voyous. En puissance ou en acte. L’Etat est voyou. Il y a toujours plus d’Etats voyous qu’on ne pense. »

   Mais il pointait du doigt précisément les Etats-Unis et leurs alliés comme « les premiers “rogue states” », puisqu’ils « prennent l’initiative de la guerre, des opérations de police ou de maintien de la paix parce qu’ils en ont la force».

   De même, le penseur Noam Chomsky définit les Etats-Unis et Israël comme les premiers Etats voyous. Dans un article de décembre 2013 : « Il y a en fait deux Etats voyous au Moyen-Orient, ils recourent à l’agression et à la terreur et ils violent à l’envi le droit international : les Etats-Unis et leur Etat client, Israël.»

   En 2001, Chomsky, à l’occasion d’une interview dans laquelle il s’attachait à démontrer que les Etats-Unis étaient le premier des Etats voyous, donnait sa propre définition :


   « Un “Etat voyou” est un Etat qui va à l’encontre du droit et des conventions internationales, ne se considère pas comme lié par les traités et conventions majeurs, les décisions des tribunaux internationaux – en réalité, lié par rien si ce n’est les intérêts de ses dirigeants et des forces qui les entourent et décident de la politique. Voilà ce qui serait un cas extrême d’“Etat voyou” mais il y a bien sûr différents degrés. » (...)

   (...) Nous avons demandé à Jean-Marc Thouvenin, avocat et directeur du Cedin (Centre de droit international) de l’université de Nanterre, si Israël pouvait être décrit comme un Etat voyou. Il répond, par e-mail, que cela n’a pas de sens en droit international mais que la question peut être posée de savoir si Israël est respectueux du droit international. Et la réponse à cette question lui « paraît négative ». Il cite entre autres :

   « l’avis consultatif de la Cour internationale de justice qui avait considéré que la construction d’un mur en territoire palestinien occupé était contraire au droit international », dont Israël n’a pas tenu compte ;
   « les résolutions du Conseil de sécurité en matière de frontières et la pratique de la “colonisation” de manière clairement contraire aux principes les plus établis du droit international », dont Israël n’a pas tenu compte non plus.

   Concernant l’opération « Bordure protectrice », il estime difficile de juger aujourd’hui si Israël viole le droit international humanitaire mais rappelle que lrapport Goldstone (juge de la cour suprême sud-africaine mandaté par les Nations unies) avait pointé les violations du droit humanitaire à Gaza durant l’opération « Plomb dur ». Goldstone s’était pas la suite rétracté.

   Un autre professeur de relations internationales, l’Israélien Avi Shlaïm (université d’Oxford) –- ayant fait son service militaire en Israël dans les années 1960 et favorable aux frontières de 1967 –, apportait en 2008 une réponse catégorique à la question, dans une tribune au Guardian :

   « Après ce bref résumé des attitudes d’Israël ces quatre dernières décennies, difficile de résister à la conclusion qu’il est devenu un Etat voyou avec à sa tête “un groupe dirigeant absolument sans scrupules”. Un Etat voyou viole le droit international, possède des armes de destruction massive et pratique le terrorisme – la violence contre les civils à des fins politiques. Israël remplit ces trois critères ; le chapeau lui va bien, il doit le porter. »


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(En vieillissant, soudain, je trouvai

que le temps passait nettement plus vite)



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Benoît Barvin