Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.
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mercredi 24 septembre 2014

"Ce roi du pétrole adorait prendre des bains de cambouis". Jacques Damboise in "Pensées incompétentes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LES ANGES SONT TES
FRÈRES ET TES SŒURS)

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René Giffey
   René Henri Giffey (Paris 8 mars 1884 - Arcachon 1er septembre 1965 ) est un dessinateur français, illustrateur de livres et de magazines et auteur de bandes dessinées. Il fut dans ces domaines l'un des artistes les plus prolifiques de la première moitié du xxe siècle, auteur d'une œuvre immense en plus de cinquante ans de carrière.(...)

   (...) Formé à l'École nationale supérieure des arts décoratifs et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, résidant rue Turgot, il débuta sa carrière comme illustrateur de revues pour la jeunesse ( Saint Nicolas et L'Écolier illustré ) et de livres scolaires de la maison d'édition Delagrave en 1904. Dès 1908, il commença à travailler pour Arthème Fayard tout en présentant des spectacles d'ombres chinoises dans des cafés de Montmartre. Mobilisé en 1914, il participa à la campagne d'Italie en 1917 et collabora au journal des tranchées Face aux Boches. Il sera l'une des innombrables victimes des gaz de combat. Après-guerre, il se lança un moment dans la restauration de peintures d'églises avant de commencer sa longue collaboration avec la maison Offenstadt (devenue par la suite le Société parisienne d'édition ou SPE ). Ses dessins apparurent ainsi dans les magazinesFillette, Cri-Cri, L'Épatant, Le Petit Illustré, l'As, Hardi! et Junior.

   Sa carrière d'auteur de bande dessinée débuta avec la publication de L'Espiègle Lili - en collaboration avec Jo Valle et succédant à André Vallet - en 1921-1923 dans le magazineFillette et se poursuivra avec Ninette et Cloclo, M. Dupont, Détective, Nigaude et Malicette. Au fil des ans, son style fin, fluide et dynamique s'affirme - en particulier son type de personnages féminins, « Pin-ups avant la lettre », qui devient très caractéristique. C'est à cette époque d'ailleurs qu'il débuta aussi son travail d'illustrateur d'ouvrages érotiquesfétichistes, notamment pour le roman Éducatrice de Joan Spanking et pour la Librairie Générale et L'Almanach de l'Humour. Ce genre - dont il fut le "pendant français" de John Willie - deviendra étonnamment un des aspects majeurs de son œuvre ... avec l'illustration d'ouvrages scolaires et de Littérature d'enfance et de jeunesse.

Dans les années 1930-1940 parurent Les Frôle-la-Mort (dans Boum), Jean Lion le Spahi (L'As) ou encore Les Assiégés de Médine (Junior). À partir de 1941, il travailla pour Del Duca (Éditions Mondiales) - dont il produisit les collections principales - tout en contribuant à des collections de poche comme L'Aventure, L'Audacieux, Hurrah !, etc.

   Après-guerre, il débuta une série de bandes dessinées inspirées de grandes figures du roman populaire pour Fillette : Le Capitaine Fracasse, Les Compagnons de Jéhu, Cinq-Mars et bien d'autres. En 1948, il quitte définitivement Paris pour s'installer à Arcachon. Il cosigna avec Maurice Limat - un autre forcené du travail - la bande dessinée Buffalo Bill dans les années cinquante. Travailleur boulimique, il collaborait en même temps avec une dizaine d'autres maisons plus ou moins importantes (dont Casterman) tandis que sa signature apparaissait aussi dans France-Soir ! À la manière de Balzac, mort d'épuisement, il mourut foudroyé par une crise cardiaque en 1965.

   Par l'importance de son œuvre iconographique et sa renommée dans la presse et l'édition populaires, Giffey peut, quoique dans un autre style et un autre répertoire, être considéré comme le successeur d' Albert Robida et le précurseur de Brantonne, l'illustrateur de la Science-fiction. Quant à son itinéraire professionnel, entre illustration et bande dessinée, il n'est pas sans préfigurer ceux d' Hergé ou d' Edgar P. Jacobs.


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"Mais ce n'est rien, Amanda, c'était la moindre des choses...
Et, en plus, je n'étais pas au mieux de ma forme..."


René Giffey

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"Oh Mon Dieu, vous avez vu?
- Incroyable!
- Ces tatouages sont d'une finesse!
- Merci... Merci..."



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René Giffey 1924 Lovers, Kiss


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Blanche Baptiste

vendredi 3 janvier 2014

"Il se donnait jusqu'à sa mort pour réussir sa vie". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE MAÎTRE DES CLEFS
SAIT-IL OUVRIR LES SERRURES?)

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(Femme aérant sa moustiquaire)




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(Le sexe halal avait de la tenue...
et de la cuisse)



Les sex-shops halal, 
un créneau porteur

MEHER KACEM

   (...) A nouveau, les marchands ambulants ont repris possession de l'hyper centre de Tunis après la dernière campagne municipale [contre les étalages dans les rues de la capitale], qui remonte à deux mois et qui a été suspendue après le décès d'un vendeur ambulant qui s'est immolé par le feu. Parapluies, cigarettes de contrebande, parfums, et faux-bijoux sont vendus à des prix imbattables, et au diable les mises en garde des services compétents contre la nocivité de tel ou tel produit.

   Mais voilà qu'un nouveau produit commence à s'imposer : les stimulants sexuels ! En effet, ils sont de plus en plus nombreux à squatter les trottoirs situés en face des mosquées pour vendre tout type de stimulants sexuels. Gélules, pilules, crèmes et lotions.

   La scène laisse tout de même perplexe : des hommes barbus, tous vêtus de kamis [longue chemise], qui expliquent le plus sérieusement du monde les bienfaits de tel ou tel produit. Ces mêmes vendeurs étalent des burqas [voile intégral]. Les produits faits à base de viandes de taureaux ou de serpents sont présentés en tant que produits naturels et bio. (...)

   (...) Les clients sont exclusivement des hommes. Aucune femme n'ose s'arrêter pour acheter les produits à caractère sexuel, d'autant plus qu'il n'y a pas de vendeuses pour les prendre en charge. Par contre, c'est la bousculade au rayon des cosmétiques.

   Le commerce des stimulants sexuels, où ce qu'on peut appeler les "sex-shops halal" est, paraît-il, un créneau porteur. En effet, l'un des vendeurs (qui a préféré garder l'anonymat) nous a affirmé que son commerce lui rapportait entre 35 dinars et 80 dinars par jour [16 à 35 euros], ce qui lui fait un revenu mensuel qui varie entre 1 050 et 2 400 dinars [463 à 1 059 euros]. Il est donc normal que ce phénomène se propage aussi rapidement.

   Les aphrodisiaques vendus sur la place publique ne sont pas certifiés. Provenant de la contrebande et de fabrication artisanale, les produits en question peuvent causer d'énormes dommages d'ordre sanitaire. D'origine complètement inconnue, les pommades, huiles et crèmes peuvent engendrer de terribles dégâts à la peau, sans parler des comprimés à avaler. (...)

   Mohamed Rebhi, directeur de l'hygiène du milieu et de la promotion de l'environnement, nous a affirmé que les actions du ministère de la Santé sont très limitées : "Nous menons quelques actions de temps à autre, mais c'est insuffisant, compte tenu du nombre élevé de marchands ambulants et des risques auxquels sont exposés nos agents, ce commerce étant contrôlé en grande partie par le milieu interlope". Et d'ajouter, dans un long soupir : "L'Etat a d'autres priorités".

   Selon un marchand ambulant, la plupart des produits proviennent d'Afghanistan, ce que nous avons pu remarquer sur les notices, si on peut appeler ainsi le bout de papier collé à la main sur l'emballage.

   Les contrebandiers qui font les aller-retours entre la Tunisie, l'Algérie ou la Libye et l'Afghanistan pour inonder le pays de ces produits sont des Tunisiens, soutient notre interlocuteur. En effet, les produits ramenés d'Afghanistan transitent généralement par la Libye, sinon par l'Algérie. Les contrebandiers, fins connaisseurs de toutes les pistes entre ces trois pays, n'ont aucun mal à les passer. (...)


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(La gaieté de la marchande de vin
ne plaisait pas à son mari)



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Luc Desle

jeudi 1 mars 2012

"Étrange: la Belle au Bois dormant se reposait souvent sur un banal canapé". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?".


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 Pensées pour nous-mêmes: 

(MÉFIE-TOI QUAND LE TIGRE MIAULE)

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"L'amour, ça assouplit la vie"

(Ce slogan eut un certain succès lors de la biennale
de la sexualité du 4ème âge)

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Les «droits sexuels» des vieillards: 
jusqu'au bout de la nuit
AGNES GIARD

   (...) S'appuyant sur 20 ans d'expérience clinique, Pascale Molinier, professeure de psychologie à l'Université de Paris 13, aborde ce sujet avec toute la délicatesse possible: dans un texte à la fois poétique et déchirant (publié dans le dernier numéro de la revue Genre, sexualité & société), elle aborde la question du "sexuel dans le soin gériatrique" à partir d'exemples saisissants.
   Il y a cette aide-soignante qui n'ose plus laver une malade car, celle-ci, comme en pilote automatique, alors qu'on la nettoie au gant, se met à se frotter dessus avec insistance. Il y a cette autre aide-soignante qui s'étonne de découvrir le corps d'une très vieille dame incroyablement beau et qui se sent coupable d'éprouver du plaisir à en caresser la peau si douce… «Mon dieu, cette Madame là (…). Elle avait 94 ans peut-être. Mais je pensais seulement "Elle a tellement un beau corps" ». 
   Et puis il y a aussi cette élève infirmière, qu'on charge de s'occuper d'une femme âgée atteinte d'un cancer intestinal et qui, doit, tous les jours, enlacer le corps couvert de souillures de cette malade aux paroles erratiques, et qui finit par en faire des cauchemars. Elle rêve que «cette femme, ses bras, ses cheveux, sa merde et les draps du lit s’allongent, ils ondulent et s’enroulent en ruban de corps et de toile autour d’elle, ils l’enlacent et l’entraînent vers un fond insondable de nuit et de cloaque. L’étreinte semble se dérouler au lit même de la dormeuse qui s’agite, se réveille et se rendort, se débattant sans bien distinguer la démarcation entre le rêve et la veille, les draps du lit d’hôpital et les siens, son corps et celui de la vieille, tout confondu. (mouaf, c'est l'élève qui aurait besoin de soins, non?)»
   Dans le cadre hospitalier, la sexualité n'est pas que génitale, au contraire. Elle déborde par tous les pores de ces corps qui se livrent sans plus aucune pudeur aux manipulations du personnel soignant: ce sont des bouches qui happent, des mains qui palpent l'air, des langues qui sortent, des regards étrangement fixes dans des orbites de momie… (ça donne sacrément envie!) (...) 

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"C'est vrai? Tu me jures qu'une fois mariés,
tu me couvriras de cadeaux?
- Foi de bonimenteur..."


Sarkozy promet des solutions 
pour la Réunion et ArcelorMittal Florange

   (...) Nicolas Sarkozy a promis lundi sur RTL qu'il allait (raser gratis?) faire des propositions pour la Réunion, théâtre de violences urbaines provoquées par le coût de la vie, et pour le site industriel de Florange, menacé de fermeture, taclant par ailleurs à plusieurs reprises François Hollande.
   «J'aurai l'occasion d'aller à l'île de la Réunion au mois d'avril. Je ferai d'autres propositions car je ne crois qu'à une seule chose, au développement économique de cette île, un développement économique endogène (indigène?) », a déclaré le président-candidat.
   Nicolas Sarkozy devrait également faire «des propositions très précises» (que je préciserai plus tard...), «dans les prochains jours» (ou semaines, ou mois, ou années...), sur l'usine ArcelorMittal de Florange - où s'était rendu le candidat PS vendredi -, estimant que «le haut-fourneau doit pouvoir repartir au 2e semestre de cette année» (une fois qu'j'aurai z'été réz'élu cacaphoniste en chef). (...) 

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(Cette liseuse contenait des milliers de livres fantasmés)
"La Liseuse" Jean-Jacques HENNER

Mes livres-madeleines
Sabine Aussenac
Enseignante

   (...) Antoine Compagnon, dans un article un peu provocateur lorsque l'on connaît sa passion pour la chose écrite, prétend ainsi que l'avenir des « liseuses » sera identique à celui de nos chers livres de poche, ceux-là mêmes que les anciens décriaient en voyant en eux le Grand Satan de l'Inculture... L'auteur évoque Sartre, et, oui, moi aussi, petite fille, j'ai découvert l'auteur de Huis clos en lisant Les mots - exemplaire offert par Esso, rapporté par mon père, dans sa 404- entre deux Alice et autres Comtesse de Ségur...
   Il voit ainsi dans les liseuses une magnifique vulgarisation des mots et des cultures.
   Bien entendu, je suis, tout comme Monsieur Compagnon, issue de la génération Livre de Poche ; je les ai encore presque tous sur mes étagères, éparpillés au gré de mes envies, des exposés des enfants, de quelque déménagement. L'Idiot de Dostoïevski, les yeux lumineux de Gérard Philipe en couverture, y côtoie la robe verte de mamsell' Scarlett, et il me suffit de respirer l'un de ces anciens volumes pour recouvrer mon âme d'adolescente enfiévrée...
   Mais Monsieur Compagnon aura beau écrire chaque semaine un magnifique article à la gloire des Kindle, je n'en démordrai point : même si cette petite machine peut contenir autant de livres et de possibles que la bibliothèque d'Alexandrie, il lui manquera l'essentiel. Il lui manquera, et ce à chacune de nos lectures via ce petit joyau technologique, ce qui fait notre spécificité humaine, à savoir cette imperceptible passerelle entre le corps et l'esprit.
   Car lire, cher Monsieur, est un acte hautement, profondément, ontologiquement synesthésique. Vous allez me rétorquer que de jeunes enfants miment actuellement l'acte de feuilleter un magazine en tapant sur une liseuse. Certes. Mais comme il est réducteur de penser que la froideur inébranlable d'un écran pourrait égaler, dans le cœur des hommes, toutes les sensations qui se rattachent à l'acte de la lecture...
   Et le livre de poche est un bon exemple, justement, le contre-exemple parfait de tout ce que l'OBJET-livre apporte à un lecteur : car il est taillable et corvéable à merci, souple, facile à emporter. Chacun d'entre nous possède ainsi sa mémoire livresque, sa machine à remonter les lectures. Et cette synesthésie va être propre à chacun, en fonction des souvenirs, au gré des madeleines de nos rencontres littéraires...(...) 


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(Ces soldats génériques avaient tous
la même intention de donner la mort)

Les génériques, copies pas si conformes
Sandrine Cabut 

   (...) Incertitudes sur les contrôles de qualité, questionnements sur l'équivalence avec les médicaments de référence, réticences des médecins... Les génériques, ces copies moins chères de molécules tombées dans le domaine public, sont à nouveau sous le feu des critiques.
   Et pour la première fois depuis leur lancement, en 1999, le marché est en recul en France : le nombre de boîtes de génériques vendues a baissé de 3 % entre 2010 et 2011. Une stagnation qui s'expliquerait en partie par le développement du recours à la mention "non substituable" (NS) sur les ordonnances. Par ce procédé, les médecins interdisent au pharmacien de substituer un générique au médicament qu'ils ont prescrit. Ils seraient de plus en plus nombreux à y recourir systématiquement. L'assurance-maladie va lancer une étude sur ce phénomène. (...)
   (...) Des questions se posent aussi dans certaines familles thérapeutiques. Le cas des antiépileptiques, dont la marge thérapeutique est étroite, est emblématique. Des cas de déséquilibre de l'épilepsie après introduction d'un générique ont été rapportés, avec parfois des conséquences dramatiques sur le plan médical ou social.
   Après une enquête de pharmacovigilance plutôt rassurante, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a cependant recommandé aux prescripteurs de bien informer le patient et de s'assurer que la prescription de génériques n'induit pas d'anxiété particulière. (ahaha) (...)


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Luc Desle

dimanche 31 juillet 2011

"La fin justifie les moyens, déclara ce savant fou en inventant l'arme ultime". Benoît Barvin in "Pensées contrefaites".

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   Doug Sneyd est né à Orillia, en Ontario. Il a été caricaturiste pour le magazine Playboy à partir de 1964. Ses bandes dessinées ont été également vues dans les quotidiens à travers l'Amérique du Nord pendant presque vingt ans. Il est également l'auteur de "Scoops" une bande politique (1978-82). En 1993 il a écrit, produit et dirigé "Black-eyed Susan", un drame éducatif sur les problèmes conjugaux. 
   Il s'agit d'un excellent dessinateur qui use d'un humour classique avec des dessins où couleurs et trait se combinent joliment afin de mettre en valeur les courbes féminines.

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"Qu'as-tu mis dans la rubrique occupation, cette année? 
Fais-nous rire avec notre feuille d'impôts..."

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"D'accord, vous n'êtes pas la célèbre aviatrice disparue Amilia Erhard. 
Cependant, pour le vérifier, j'aimerais bien vous ramener avec nous"

   Amelia Earhart est une aviatrice américaine, née à Atchison dans le Kansas le 24 juillet 1897, disparue dans la région de l'archipel des Kiribati le 2 juillet 1937, déclarée officiellement morte le 5 janvier 1939.

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Can I stay and help you clean up the mess?

"Puis-je vous aider à nettoyer votre salon?"

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And this time, be more careful!

"Cette fois, fais bien attention!"

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I won't be bothering you and Pop
with any more embarassing questions!

"Je préfèrerais que Papa et Toi, vous ne me posiez aucune 
question embarrassante. On est d'accord?"

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Blanche Baptiste (pour les adaptations-trahison)

dimanche 16 janvier 2011

"Ce tueur en série n'avait jamais su compter". Benoît Barvin in "Pensées déconfites"



Bon, d'accord, "l'esprit" qui anime ces dessins 
ne plaira pas aux Chiennes de Garde, ni à nos compagnes ou amies,
mais Sneyd a un sacré talent, vous ne trouvez pas?

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"Mais assez parlé de moi. Évoquons maintenant la grosseur 
et la longueur de certaines prises..."

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"Tu sais... quand il s'agit des préliminaires, 
Jerry préfère réviser ses acquis"

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"Tu voudrais bien arrêter de demander où j'en suis... 
C'est très dévalorisant!"

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"Tu ne vas peut-être pas le croire, Bella, 
mais j'adore particulièrement ces vacances..."

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"Ce qu'il y a de bien avec ce modèle c'est que, 
s'il rétrécit au lavage, personne ne viendra s'en plaindre!"

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Blanche Baptiste
(pour les traductions trahisons)

jeudi 20 mai 2010

EPOXY. JEAN VAN HAMME. PAUL CUVELIER. "la pornographie c'est l'érotisme des autres". André Breton

(c) EPOXY. LOMBARD EDITEUR. (Disponible)
DESSIN: PAUL CUVELIER. SCENARIO: JEAN VAN HAMME.

http://www.altersexualite.com/spip.php?article552


   Devant ce qu'on appelle communément l'érotisme, il est de bon ton de faire la moue. Celui-ci serait "trop quelque chose", et "pas assez autre chose". Par contre tout le monde - ou presque - est d'accord pour préférer l'érotisme à l'immonde pornographie qui elle serait sale, dégradante, honteuse, impie, ignoble, etc. Dès que l'on cherche à connaître le "sens" des mots, les définitions, comme à l'habitude, se chevauchent, se contredisent, deviennent au final aussi molles que certains organes dans ces récits, bd ou films de genre... 

   L'hypocrisie ambiante fait que si, aux États-Unis, une chanteuse montre un sein - par hasard ou calcul -, elle est contrainte ensuite de s'excuser piteusement, alors que les images de boucheries humaines, les gros flingues et la notion même de combat constant et de guerre juste(!) ruissellent dans le quotidien de nos cousins d'outre atlantique. Sans que cela leur pose un quelconque problème de conscience. Ils sont même prêts à défiler en de gigantesques manifestations pour réclamer que jamais on n'abroge le deuxième amendement de la Constitution, celui qui garantit à tout citoyen du pays de porter des armes.

   Dans notre vieille Europe, avec l'intrusion, à nouveau, de la religion  comme force lente mais constante pesant sur les institutions - cette fois elle est musulmane, après avoir été chrétienne -, le monde laïque titube, travaillé par une mauvaise foi suintant du catholicisme dont certains peuples pensaient qu'il était devenu enfin mûr pour épouser ses pensées et envies, sans autre intervention que folklorique. Dans la logique de sa "création", toute religion devrait être là pour accompagner au jour le jour les hommes et les femmes, pour les bercer, pour jouer le rôle d'une mère à la tendresse constante et à l'humanisme imperturbable. De nos jours, force est de constater que tel n'est pas le cas avec les 3 religions du Dieu unique, alliées peu ou prou au capitalisme mondialisé qui pille les richesses de la Terre. Les guerres saintes(!) se succèdent et les mères de toutes origines pleurent des larmes de sang face aux cadavres de leurs enfants... quand elles n'encouragent pas leur progéniture à l'immolation par on ne sait quelle aberration intellectuelle.

   Dans ce contexte tendu, l'érotisme, plus que tout autre activité humaine, focalise les contradictions internes qui se meuvent en chacun de nous. Le moment intime, celui de la nudité, non pas journalière devant son miroir ou dans sa douche, mais face à un ou une autre, ce moment-là est souvent - toujours ? - d'une crudité intolérable. Réussir une vie amoureuse passe forcément, en tout cas les premières années de la vie, par l'apothéose des sens, apothéose qui, bien souvent, ressemble à un shoot. Une fois goûté aux plaisirs des caresses et, disons-le tout net, des différentes "pénétrations", l'homme et la femme ne peuvent plus s'en passer. Ou s'imaginent que. Et les commerçants du "Temple" consommation en profitent...

   Cependant, dans l'acte amoureux se joue l'idée d'une transcendance, via la sexualité, qui déboussole la structure même de l'Etre. L'acmé érotique transforme chacun de nous en une petite déité, déstructurant le fragile équilibre que nous avons patiemment - ou inconsciemment - édifié. Ce n'est pas pour rien que le langage populaire parle de "baiser" pour "faire l'amour" et de "se faire baiser" pour "être berné", "être piégé". Car c'est vraiment de cela dont il s'agit quand deux personnes sont face à face, nues dans un lit - ou en tout autre endroit. La construction égotiste risque à tout moment d'imploser, en raison de l'étonnant ébranlement des certitudes qu'implique une relation sexuelle réussie.

   On comprend mieux, dans ces conditions, alors que le mano à mano amoureux  met en scène l'individu et sa relation au monde enfin débarrassée de préjugés moraux, que les différentes religions ruent dans les brancards, désignant à la vindicte populaire cette relation impie qui, bien vécue, est capable de désinhiber enfin le "patient" humain. Et de lui déciller les yeux - et la cervelle - face aux "vérités"religieuses, politiques et économiques.
   Ce sont toutes ces raisons qui m'ont donné envie de parler de la bd ci-dessous.

http://www.altersexualite.com/spip.php?article552


   "EPOXY" est une bande dessinée scénarisée par Jean Van Hamme - créateur des célébrissimes séries "Thorgal", "XIII" et "Largo Winch", entre autres -  et dessinée par Paul Cuvelier. De ce dernier on connaît les séries "Corentin", "Line" et "Flamme d'argent".
   En 1968, les deux auteurs sortent une bande dessinée "érotique", donc, chez Eric Losfeld, l'éditeur sulfureux de l'époque. L'histoire est on ne peut plus simple: Epoxy est une jeune femme qui plonge dans un univers parallèle où vivent les personnages de la mythologie grecque. Elle est en bute aux assauts sexuels répétés de la part de la reine des amazones, de Thésée, de Pan, d'Hermes, etc. Les amours saphiques ou orgiaques lui sont offertes, ainsi d'ailleurs qu'un viol, consenti sans trop de problème, années libertaires obligent.

   Le fil narratif accompagne avec simplicité les pérégrinations de la jeune femme dans cet univers des désirs premiers, se promenant toujours étonnamment nue, dans un monde grec dont  les dieux, déesses et héros nous sont familiers. L'ambiance générale est à la "décontraction" des sens, au plaisir, à l'absence de morale - bien que cette bd ne soit en rien immorale.


   Ce qui fait la force de ces 70 planches, plus de 40 ans plus tard, c'est l'incroyable osmose qui lie l'histoire aux dessins. Paul Cuvelier est à cette époque "au sommet de sa force créative", de sorte que chaque vignette est un régal pour les yeux. Epoxy, nue comme la vérité, est croquée sans malignité, avec une joie du trait qui transcende le sujet.  Pour échapper à la Censure, ni les sexes masculins, ni ceux des jeunes femmes ne sont montrés, de sorte que l'érotisme, ici, est bon enfant, presque naïf. Ce qui tranche agréablement avec la vulgate d'aujourd'hui.

   Dans "Epoxy", nous nous trouvons face à un véritable maître du nu classique, même si la "forme" bd  ne permet pas à l'artiste d'aller jusqu'au bout de son art. Cependant l'héroïne - certainement "croquée" sur le vif - est dessinée dans toutes les situations possibles, la "caméra" pinceau utilisée par Paul Cuvelier tournoyant en tous sens autour de ce corps offert à notre contemplation muette et fascinée. 

   A la fin de l'histoire Epoxy, revenue des Enfers, c'est-à-dire du cœur d'un volcan, y replonge, alors que celui-ci explose en un geyser brûlant, métaphore transparente du désir érotique. Et c'est à cet instant que le lecteur réalise combien cette attraction des corps, pour aphrodisiaque qu'elle paraisse de prime abord, est également mortifère, car séparant le couple sexuel de la société, tout au moins le temps de sa fusion.

"Epoxy", dans un "simple" récit de bd, expose ainsi avec bonhomie les joies et les dangers inhérents au désir érotique.


   Une vision intéressante de cette bd est proposée par le blog mis en lien. 

Blanche Baptiste

samedi 27 mars 2010

MADAME PEEL WE ARE NEEDED

   
  Rien que pour se faire plaisir, le générique de début de "Chapeau melon et bottes de cuir". 

   Je sais, je ne suis pas le premier - et ne serai pas le dernier  - à le mettre sur un blog. Mais, que voulez-vous, la réunion de la classe et du charme, c'est une denrée rare, n'est-ce pas?  (remember: "casse-toi pov'con" et comparez. Décidément, nos amis Anglais ont gagné la bataille finale).

   John Steed et Madame Peel! Deux splendides personnages qui sont entrés dans la légende télévisuelle. A jamais. Avec leur univers de meurtres distingués commis avec élégance, d'humour exclusivement britannique et de prouesses télégéniques.

   Ah ces gros plans au travers de miroirs, de fenêtres ou ces nombreux, et uniques à l'époque, plongées et contre-plongées excentriques!  Sans compter une saison au Noir et Blanc somptueux, avant d'enchaîner avec celle en couleurs Kodachrome qui n'ont pas pris une ride.

   Sans parler, bien évidemment, des intrigues à la fois terriblement construites, encagées même dans des assassinats se succédant sur un rythme de métronome, le tout saupoudré par la relation intime du couple d'enquêteurs. Chacun ayant son lieu de vie, mais n'hésitant pas à habiter, ou chez l'un, ou chez l'autre, mais sans aucune espèce d'ostentation. 

   Pas besoin d'avoir du nu, ici, puisque les regards se cherchent, les lèvres se frôlent, les répliques se sirotent. En résumé, une série sensuelle, presque érotique, sans en avoir l'air. Le summum de la Britain touch.

   "Chapeau melon et bottes - hum... - de cuir" est toujours un must de la création de série, où les moues mutines d'Emma donnent à chaque adolescent l'idée même du Paradis Terrestre. Quant à Steed, ne pensons-nous pas, toujours: "Quelle chance il a ce vieux! Qu'il en profite, surtout. Sinon...".

   Au final, des moments de pure jubilation,  une extase presque parfaite, via une Madeleine proustienne dont ni le goût, ni la saveur n'ont perdu de leur éclat. Une gourmandise idéale en ces temps où la morosité  ambiante et la bêtise crasse nous scient ce qui nous sert de postérieur...

http://www.youtube.com/user/jimmyredproductions