Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

vendredi 25 novembre 2011

"Uniquement par lassitude, échange Banquier pourri contre Politicien véreux ". Benoît Barvin in "Annonces déclassées".

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"Vous voulez voir un conseiller de la Banque de France?
Voyons voir... Vous allez tout droit puis, au bout,
vous tournez à droite, puis tout de suite à gauche...
vous prenez un taxi qui vous conduit à l'aéroport...
vous prenez le premier avion venu et allez dans
cette île... qui... bref, une île paradisiaque. Là, vous...
- Heu... Merci, finalement je ne crois pas que c'était une bonne idée"


univers-l.com
(La Banquière. Romy Schneider)


28 octobre 2011
Sarkozy, plus c’est gros 
plus ça passe (suite…)
Jean-François Couvrat

   (...) La fatigue due à cet interminable « sommet » européen explique probablement cet ultime dérapage présidentiel, témoin lui aussi de sa prétention à décider de tout, même de ce qui lui échappe :
   « J’ai demandé au gouverneur de la Banque de France de recevoir dans les jours qui viennent la totalité des banquiers français pour les interroger sur le plan de recapitalisation qu’ils mettront en œuvre (…). Nous demanderons aux banques françaises que la quasi totalité de leurs dividendes serve à l’augmentation de leurs fonds propres plutôt qu’à la rémunération de leurs actionnaires (…). Le gouverneur veillera à ce que la pratique des bonus et celle des rémunérations rentre enfin dans une pratique normale… »
   Le problème est que le statut de la Banque de France, réformé en 1994 lorsque Nicolas Sarkozy était ministre du Budget et porte-parole du gouvernement, stipule expressément ceci :
   « Dans l'exercice des missions qu'elle accomplit à raison de sa participation au Système européen de banques centrales, la Banque de France, en la personne de son gouverneur ou de ses sous-gouverneurs, ne peut ni solliciter ni accepter d'instructions du Gouvernement ou de toute personne. (Ben zut, alors, le Résident il avait oublié...)»
   Au lieu de solliciter indûment le gouverneur, et faire semblant d’agir à travers lui, Nicolas Sarkozy aurait peut-être pu envisager les mesures législatives qui s’imposeraient aux banques – car cela, il le peut (car qui peut peu ne peut pas?). (...)


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(Réponse au slogan des écologistes
'Vous n'imaginez pas le pouvoir de l'écologie':
NON... et je me trompe rarement)

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Pourquoi je ne voterai pas 
pour Eva Joly en 2012
Le Yéti voyageur à domicile

   (...) Il y a une autre façon de juger des convictions d'une personnalité politique et du groupe qui la soutient : c'est la différence entre les intentions proclamées et le comportement dans la vraie réalité.
   Prenons les votes du groupe écologiste au Parlement européen depuis 2009 (seul endroit où ils sont à ce jour significativement représentés) :
   20 octobre 2010 : vote (avec la droite ! ) d'une résolution précisant que « le financement des pensions [de retraite, ndlr] ne peut être entièrement laissé au secteur public, mais doit reposer sur des systèmes à trois piliers, comprenant des régimes de retraite publics, professionnels et privés ».
   13 octobre 2011 : vote (avec la droite ! ) d'une résolution demandant « la mise en place d'un mécanisme plus rapide et plus strict qui permette à la Commission de faire respecter l'acquis relatif au marché unique dans les États membres ».
   Enterrement en grande pompe de la retraite par répartition, ode au « marché unique » et reconnaissance de la toute puissance d'une Commission européenne affranchie de tout droit de véto parlementaire ? (bon, on n'a pas vraiment compris pourquoi l'auteur ne votera pas pour Joly, qui paraît plus droite - hem - que ses petits camarades, mais le rappel des faits était digne d'être signalé...) (...)
Lire la suite sur:

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"Hé-M'Dame-Ch'uis-Pas-Là-
Pour-Te-Torcher-Les-Fesses-Moi!
-Huhuhu... Ces nouvelles auxiliaires de vie 
ont vraiment de l'humour"


Retraités abandonnés : 
l'auxiliaire de vie avait oublié qu'elle travaillait
(Le chapeau, comme d'hab', chez les journalistes
intègres est légèrement put...
Le Parisien aurait pu parler de l'impéritie
de la Direction, par exemple.)

   (...) Au lendemain du scandale de la maison de retraite de Carrières-sous-Poissy (Yvelines), le parquet de Versailles a ouvert une enquête préliminaire pour mise en danger de la vie d'autrui et délaissement. Dans la nuit de mardi à mercredi, soixante et onze pensionnaires de la résidence pour personnes âgées "Le Sourire" ont été littéralement abandonnées par le personnel et secourues par la police.
   Les deux employées au statut de femmes de ménage, qui assuraient le service de jour, ont quitté les lieux à 19 h 30 sans attendre l'arrivée de la relève (la fatigue d'être sous-payée et considérée comme de la m... expliquant peut-être certaines réactions...) et les deux femmes de la nuit ne sont jamais arrivées. 
   Mercredi, les policiers du commissariat de Poissy ont entendu de nombreuses victimes particulièrement choquées par cette expérience. Ils ont aussi entendu les deux femmes qui devaient travailler ce soir-là. La première, agent hôtelier, avait prévenu de son absence dans la matinée (qu'a fait la direction de l'établissement pour pallier à cette carence?). Elle s'était mise en arrêt maladie parce que son enfant était souffrant (quoi?! Les enfants du petit personnel ont également une vie? Scandale...). La seconde, une auxiliaire de vie vacataire, âgée de 44 ans, en poste depuis début novembre, soutient qu'elle avait tout bonnement oublié qu'elle travaillait (pour un salaire de misère et aucune considération... qui ne comprend pas?). Et son téléphone portable n'était pas en réception. 
   La suite de l'enquête devrait permettre de mettre en lumière les différents niveaux de responsabilité dans ce grave dysfonctionnement (dont, le premier, est dû à la direction... Mais ce qu'on en dit, nous, hein, affreux marxistes...).

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"Quoi, mon nom me convient bien?
Quoi ça, je réagis au quart de tour comme une gonzesse?
T'es qui, Toi, d'abord? 
Viens ici qu'on s'explique entre mecs!"


Noah : Douillet et l'Espagne (rien que ça) en colère
Nicolas Rouyer avec AFP

   (...) Les condamnations sont vives après les déclarations de Yannick Noah dans Le Monde.
   Ils ont en commun d'avoir longtemps figuré (ou de figurer encore) dans la liste des sportifs préférés des Français. Mais, sur la question du dopage, Yannick Noah et David Douillet ne sont pas vraiment en accord. Le ministre des Sports, très protocolaire, a pris la parole samedi soir, dans le 20-Heures de France 2, pour réagir à l'édito du franc-tireur chanteur publié dans Le Monde daté de samedi et dans lequel il milite pour une légalisation du dopage, par équité sportive.
   "Ce sont des propos graves et irresponsables. C'est un sujet extrêmement lourd (heu...), on parle ici de tricherie (ben non, si c'est légalisé...) et de santé publique", a insisté l'ancien judoka, qui a dit être "la preuve vivante qu'on peut gagner sans se doper" (heu... dopé aux pièces jaunes, peut-être?). (et blablabla...)

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Luc Desle

jeudi 24 novembre 2011

"Étrange: Ce lait en poudre ne savait pas nager". Benoît Barvin in "Étrange, vous z'avez dit?"


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"Voici le lait en poudre qui a empoisonné mon enfant...
- Du Bait de Loutre? Je ne vois pas... C'est quoi?"
Les médias chinois 
se laissent corrompre
Xiao Shu. Journal: Nanfang Zhoumo

   (...) L’histoire de l’entreprise laitière Sanlu, qui a déjà réussi à passer entre les gouttes [de la dénonciation par la presse], est révélatrice des pathologies qui touchent les médias. En effet, Sanlu avait déjà été prise la main dans le sac [elle est la première entreprise, mais pas la seule, à avoir été mise en cause en septembre dans l’intoxication à la mélamine de plus de 50 000 nourrissons, dont quatre sont morts]. 
   Il y a quatre ans, la société avait trempé dans l’affaire des “bébés à grosse tête” [en 2004, des dizaines de bébés nourris d’un lait frelaté avaient souffert de malnutrition, ce qui les faisait paraître avoir une grosse tête, et au moins cinquante d’entre eux en étaient morts]. A l’époque, la presse avait révélé les noms de 45 laits maternisés posant problème et les produits de Sanlu figuraient sur la liste. Mais il n’avait fallu que dix-sept jours à Sanlu pour retomber sur ses pattes, en réussissant à faire retirer son nom de la liste publiée par les journaux. Il n’est pas difficile d’imaginer ce qui s’est passé en coulisses pour en arriver là. Pour les journalistes, ce fut une défaite décourageante. Non seulement les médias n’ont pas pris le recul nécessaire vis-à-vis des opérations de relations publiques très discutables mises en œuvre en temps de crise, mais ils ont joué le jeu, aidant ainsi largement Sanlu à sortir de ce mauvais pas.
   Force est de reconnaître que les consommateurs sont en position de faiblesse absolue quand il s’agit d’affronter des entreprises malhonnêtes. En l’absence d’un Etat de droit clairement défini, il n’existe pour ainsi dire aucune limitation efficace à l’action de ces entreprises, qui disposent de ce fait d’une liberté quasi absolue (communisme d'état d'un côté, capitalisme financier de l'autre, superbe sandwich à consommer sans modération?). Non seulement elles peuvent falsifier la vérité comme bon leur semble, mais elles peuvent aussi mobiliser toutes les influences nécessaires pour parvenir à franchir les différentes lignes de défense instaurées par la société. Et, parmi ces sources d’influence mobilisables, les ressources médiatiques constituent une importante armée de réserve. 
   C’est pourquoi, à peine le scandale de la mélamine était dévoilé qu’émergeait la rumeur selon laquelle la somme colossale de 3 millions de yuans [300 000 euros] avait été mise sur la table pour limiter l’usage d’un moteur de recherche (selon des messages placés sur des forums, le moteur le plus populaire de Chine), Baidu, aurait accepté dès le 11 août, soit un mois avant que le scandale n’éclate, de neutraliser le terme “lait en poudre”].(...)

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"Moi j'voulais bien faire d'la pub gratos pour Cora,
mais z'ont pas voulu. Allez y comprendre quelque chose..."
Hypers Cora : encore une cliente 
trop contente pour être vraie
Nolwenn Le Blevennec

   (...) Le 5 septembre, un reportage concernant les hypermarchés Cora passe sur la jeune chaîne régionale Air. Bidonné, le sujet commence par un témoignage faussé.
   Le film concerne le nouveau concept « drive » du groupe – les clients font leurs courses sur Internet et viennent ensuite les récupérer en voiture. Il est diffusé dans une rubrique, le « Rendez-vous des entreprises », présenté chaque lundi par Fabrice Genter, vice-président de la chambre du commerce et de l'industrie, qui a pour objectif de faire connaître « les entreprises qui marchent en Moselle ». (...)
   Stéphanie Rompeux, qui est présentée dans le reportage comme une cliente conquise et régulière du « drive » de Cora, est en réalité (aussi) une assistante de direction de l'hypermarché Cora de Moulins-les-Metz. Au début du reportage, elle dit, élogieuse, à propos de l'utilisation du service :
   « Ça me permet de gagner du temps. Je prépare des listes de courses, j'envoie ça, le matin quand je suis au travail, directement sur le site et puis ça me permet de récupérer mes courses le soir en sortant du travail...(...)
   (...) Lancée en février 2011, la chaîne généraliste Air TV est diffusée sur le canal 21 de la TNT et concerne le Grand duché du Luxembourg et la région Lorraine. « Air, l'autre télé », dit le slogan. Oui, mais laquelle ?
   La chaîne dépend de Mira Services, boîte de production et de conseil. Les films corporate de Mira passent peut-être, de temps en temps, sur Air, se dit-on. Avec une double fonction : remplir les cases éditoriales et faire de la publicité aux clients-annonceurs.
   Alexandre Mensuelle, directeur de Mira Services, nous a dit qu'il allait regarder le film et nous rappeler dès qu'il le pourrait, tout en précisant que « Bienvenue chez vous » n'est pas une « émission d'actualités », « mais un magazine », comme si ce dernier genre journalistique exonérait de toute rigueur. Puis, il nous a rappelé pour nous dire qu'il n'avait jamais tourné de films d'entreprise – à usage interne – pour Cora (ils ont seulement fait une publicité pour eux, « qui n'a rien à voir avec le drive »).
   "Ceci était donc bien un reportage", nous dit-il. Et sur le bidonnage, il explique : « La dame est une cliente réelle de Cora et aussi une collaboratrice, c'est vrai. Mais l'objectif du sujet était d'illustrer un outil, c'était un sujet d'illustration d'un mode de consommation, pas d'information. Il y a peut être eu une petite erreur déontologique si vous le souhaitez. »
   Méfiance, les hypermarchés sont remplis de petites erreurs déontologiques. En septembre 2009, Luc Chatel avait croisé des mères de famille exaltées par les prix de la rentrée et qui étaient aussi des sympathisantes UMP. (...)

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"Si vous nous remboursez pas le démantèlement, 
on fait tout péter.
- Et qui c'est qui nous paiera?
- Ah M... j'avais pas pensé à ça"

Allemagne: la sortie du nucléaire 
contraire à la constitution?

   (...) Le numéro un des fournisseurs d’énergie allemands, EON, a porté plainte contre la réduction de la durée de vie des réacteurs nucléaires devant la Cour constitutionnelle allemande.
   Selon le quotidien TAZ, EON déclare que la sortie du nucléaire est contraire à la constitution allemande (superbe déontologie du groupe...) et réclame un dédommagement de plusieurs milliards d’euros (Ah bon... On se disait aussi...). «Le gouvernement fédéral a gardé son sang-froid face à la plainte et affirme qu’il n'y a aucun doute que la sortie du nucléaire soit conforme à la constitution», rapporte le TAZ.
   Le groupe EON n’est pas seul à avoir porté plainte contre la décision de l’Allemagne de sortir de l’énergie nucléaire d’ici à 2022. Vattenfall, fournisseur d’énergie suédois, a également engagé des poursuites contre l’Etat allemand. D’après un article du journal Handelsblatt, le groupe réclame un dédommagement de plusieurs milliards d’euros pour la fermeture, en mars dernier, de deux de ses réacteurs. Vattenfall veut porter l’affaire devant un tribunal international implanté à Washington (ces tribunaux pour tout et n'importe quoi ont l'air de proliférer un peu partout... Mais nous, ce qu'on en dit, hein?). (...)

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"P'Tain... pfff... Carla... pfff... Arrête de courir...
- Je cours pas, je marche, mon petit Résident.
- J'ai... pfff... horreur quand... pfff...
tu m'appelles comme ça..."
Luc Desle (et Jacques Damboise)

mercredi 23 novembre 2011

"Le Monde ne tourne pas rond, affirmait régulièrement ce poivrot philosophe". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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« Chaque pas mène vers un résultat escompté ; 
l’espoir se mesure au degré de combativité. »

Fatou Diome
"Le Ventre de l’Atlantique"
"J'mentraîne pour les prochaines échéances électorales"

et-alors.net (C) Uderzo/Goscinny.

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"La protection sociale, j'y tiens,
comme à la prunelle de l'oeil
de verre d'un mien ami..."

Sarkozy en guerre 
contre les fraudeurs
(ses amis politiques
et les chefs d'entreprises
qui inondent sa campagne?)

   (...) "Frauder la sécurité sociale, c’est voler » (et frauder le suffrage universel, c'est quoi, hé, bille de c...?): ce message, Nicolas Sarkozy l’a martelé (avec l'accent allemand?) mardi à Bordeaux devant plus de 3.000 personnes. Lors d’un discours prononcé dans la ville de l’ancien Premier ministre Alain Juppé (tiens, tiens... mais pourquoi ancien Premier ministre? N'est-il pas celui des Affaires qui lui sont étrangères?), avec des accents (p'tain cong...) de meeting électoral, le chef de l’Etat s’est posé en «garant» et en «protecteur» du modèle social issu du Conseil national de la Résistance (ça mange pas de pain...) pour mieux en défendre les réformes (qui détruisent ce modèle) et, surtout, en fustiger les fraudeurs (fraudeurs des réformes? du modèle? heu... on n'a pas tout compris, là)
(extrait de l'article de - médiocre as usual - propagande que vous pouvez éventuellement 
- si vous n'avez rien d'autre à faire - retrouver à l'adresse suivante)

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"Seul Godzilla peut empêcher le Japon de brader son agriculture...
- Hihihi... Qu'elle croit. Cela fait longtemps que je suis acquis
au monde ultra-libéral... et j'ai d'ailleurs toujours aussi faim.
Miam... Miam... quelle peau délicate..."

TPP : le Japon s'apprête 
à sacrifier son agriculture
(Quoi? Comment cela se fait-ce?)
Mathieu Gaulène

   (...) Le Trans-Pacific Strategic Economic Partnership est un traité de libre-échange (ah, cette liberté de pourrir les échanges commerciaux revendiqué par le capitalisme mondialisé... tout un poème...) visant à intégrer les économies de l’ensemble des pays de la région Asie-Pacifique. A l’heure d’aujourd’hui, neufs pays sont concernés par les négociations - Bruneï, le Chili, la Nouvelle-Zélande, Singapour, les Etats-Unis (tiens? Pourquoi eux?), l'Australie, le Vietnam, la Malaisie et le Pérou (?). La décision prise par le gouvernement japonais de participer à cette zone de libre-échange a surpris par sa rapidité l’opinion publique qui tente de comprendre de quoi il s'agit.
   La crainte que suscite le TPP chez certains Japonais concerne avant tout l’agriculture, bien que la supression concernera également les biens manufacturiers et les services. Sur ce sujet qui mêle alimentation et tradition, la réaction de la population peut être épidermique (naturelle, ça sonne mieux nous trouvons...). L'agriculture japonaise reste relativement peu productiviste et bénéficie encore d’un fort cadre protectionniste qui la protège de toute concurrence. Selon les opposants au TPP, si cette zone de libre-échange voyait le jour, les régions agricoles déjà ravagées par le séisme du 11 mars et ses suites subiraient la concurrence des produits agricoles américains ou australiens à bas coûts. L’autosuffisance alimentaire du Japon déjà très basse pourrait alors fortement diminuer, passant de 39% à 13%, ce qui rendrait le pays dépendant des fluctuations du marché sur les produits alimentaires. De fait, l'objectif du gouvernement de faire passer l'autosuffisance alimentaire du Japon à 50% d'ici à 2020 paraît dans ces conditions irréalisable.
   L’agriculture biologique pourrait aussi, face à la concurrence de pays productivistes, connaître un sérieux revers. Les pro-TPP ne cachent d’ailleurs pas leur volonté d’accroître la productivité de l’agriculture japonaise et de mécaniser les campagnes. Mais surtout, la crainte des opposants, à tort (à tort? Monsanto? vous rigolez...) ou à raison, est de voir la firme Monsanto manœuvrer en coulisses pour imposer ses semences OGM aux paysans japonais. Par ailleurs, la zone de libre-échange concerne également les services et les biens (ben, évidemment, pourquoi se gêner quand on peut faire du fric avec tout), ce qui suscite une certaine méfiance des industries face aux produits à bas-coûts des autres pays asiatiques. Sans parler du dumping social que pourrait entraîner (qu'entraînera) une telle concurrence. (Bienvenue, Monsieur le Japon, dans la libre concurrence que vous avez pratiquée pendant de nombreuses années à notre détriment...) (...)

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"Allo, Pôle Emploi? 
On m'a dit qu'il y aurait de l'avenir chez vous. 
C'est vrai? Comment ça on m'aurait menti... 
Ben m... alors... Je me disais aussi..."

Les salariés de PSA 
veulent un avenir
William Molinié


   (...) Désormais, les salariés attendent une réponse claire (ahaha...). « Car nous avons des crédits sur le dos (tant pis pour vous?). Il faut que nous anticipions (notre chômage?). Alors, la direction a-t-elle l'intention de fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois ? Oui ou non ? », questionne Salah, un salarié, qui regrette le silence de la direction à ce sujet. « On ne peut pas tergiverser ainsi avec la vie de milliers de familles », s'indigne Claude Bartolone, président socialiste du conseil général du 93 (ah bon? Quelle loi l'interdit, cher élu PS?). « De toute façon, il faut se tirer d'ici. On n'a pas d'avenir dans cette boîte », glisse, résigné, un ouvrier (l'avenir vu dans une boîte capitaliste... qu'on m'explique...).(...) 


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Benoît Barvin

mardi 22 novembre 2011

"Chaque week-end, le roi des Belges taquinait le gardon avec le roi des Berges". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet"


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"Comment ça, on me hait?
- Mais pas vous, Monsieur, un aéroport.
- Comment ça, Monsieur! Je suis général...
- Laisse-le tomber, c'est un vieux schnock.
- Hein? Un vieux schnock?!!!
- P'tain, heureusement qu'il a clamsé, ce vieux...
- QUOI??"
fr.wikipedia.org

Charles de Gaulle (Roissy),
«l'aéroport le plus haï du monde»

   (...) Cette fois-ci, c’est au tour de CNNGo, le site de la chaîne d’informations américaine CNN dédié aux voyages en Asie pacifique, de s’intéresser, non pas au pire aéroport du monde, mais au plus haï, expliquant ainsi la nuance entre les deux:
   «Il y a une forme de haine bien spécifique envers les bâtiments qui vous obligent à enlever vos chaussures, à faire la queue, à acheter de la mauvaise nourriture et à courir vers une porte d’embarquement changée arbitrairement avant l’annulation de votre vol. "[…]
   Pour arriver à notre liste, qui n’est absolument pas scientifique, nous avons parcouru les sites Internet, blogs et forums de discussion. Et fait appel à nos propres souvenirs de voyage catastrophiques. Ce qui suit sont dix hubs internationaux qui, bien qu’ils puissent avoir quelques fervents fans et même avoir gagné des prix, ont tous généré assez de fureur, de griefs et de "plus jamais ça" pour mériter une place sur la liste.»
   Et le résultat ne déroge pas à la règle: l’aéroport de Roissy arrive tout simplement à la première place, devant l’aéroport international de Los Angeles et celui d’Heathrow à Londres qui complètent le podium. Les aéroports de Toncontin au Honduras, de Ninoy Aquino aux Philippines ou encore de Nairobi au Kenya font tous meilleure figure que notre Charles de Gaulle national. (...)

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"Et des chanteuses sous plastique,
ça vous va, Messieurs les fondamentalistes?"
toutlecine.com
(Zardoz)

Cachez ces femmes
que l'on ne saurait voir


   (...) Le mois dernier, le chef ashkénaze Yona Metzger a déclaré dans un décret religieux que les FDI doivent s'assurer que les soldats religieux ne soient pas obligés d'assister à des spectacles où il y aurait des chanteuses...
   "L’extrémisme religieux dans l’armée est une menace plus grave que l’Iran", juge un ancien chef du Mossad - des cadets de l’armée ayant refusé d’assister à un spectacle mettant en scène des femmes (Jerusalem Post)

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"Vous avez le choix, gueux. Ou vous vous suicidez
ou c'est nous qu'on le fait. Choisissez. On a tout votre temps.
vince0088.blogspot.com

Dans le pressoir des banksters
et des hypra libéraux

   (...) En France, notre premier sinistre Fillon, qui, campagne électorale oblige, est désormais préposé aux mauvaises nouvelles, vient d’annoncer un nouveau “plan d’austérité”. C’est le troisième en quelques mois. Surréaliste et ridicule à la fois. En plus d’être parfaitement vain. Il devrait permettre d’économiser 7 milliards d’euros. Fort bien. Ca paiera tout juste l’ardoise du “sauvetage” de la banque Dexia, 6 milliards. Pour ça, il a pourtant fallu augmenter la TVA, l’impôt qui frappe les pauvres. On a glosé sur la restauration et la rénovation du bâtiment. On a moins parlé des “services à la personne”, ou des livres. De toute façon, c’est mauvais de lire des livres. Ça fait réfléchir…
   Fillon est un malin (hum...). Il fait passer la TVA des restaurateurs de 19.6 à 5%. 3 milliards de moins chaque année dans les caisses de l’Etat en faillite. Ah oui, mais ça “crée des zemplois®”. Oui, 30000 à peu près. Ça nous met l’emploi subventionné à 100000 euros par an. Ca fait cher du loufiat… (et quand on voit comment ils reçoivent la clientèle, ces loufiats, notamment parisiens...)
   Croyez-vous qu’il reconnaîtrait son erreur en annulant cette connerie ? Non, il passe de 5.5 à 7. Foutaise.
   Il paraît que c’est pour faire comme les Allemands. On fait tout comme les Allemands. Du moins quand ça arrange Sarkozy et Fillon. Car les Allemands, ils ont compris qu’il faut sortir du nucléaire, mais curieusement, là on ne les imite pas (oui, curieusement...). Les Allemands, contrairement à nous qui avons laissé partir toutes nos usines en Asie ou en Europe de l’Est, ils fabriquent encore chez eux. Du coup, ils vendent plus qu’ils n’achètent. Du moins pour l’instant. Croire qu’un modèle économique capitaliste puisse marcher à l’infini, c’est grotesque. Le pic pétrolier, qui fera que plus personne n’achètera rien, aura raison de l’économie allemande comme des autres. En attendant, ce qu’on loue chez les Allemands, ce sont les “réformes” dictées par les alliés ultralibéraux de Merkel, les baisses de salaires, la casse du droit du travail… (l'argent sale également? Les ventes d'armes en augmentation constante? la Rigueur teutonne?)
   Par contre je n’ai pas bien compris le coup de pied de l’âne du passage à la retraite à 62 ans plus tôt que prévu. Bénéfice sur le budget 2012 : 0. C’est juste idéologique. Si vous regardez le parcours de Fillon, vous verrez qu’à chaque fois que le gouvernement a attaqué les retraites, il n’était jamais loin. Il a dû être frappé par un retraité quand il était gamin, et il a décidé de se venger, probablement… (hypothèse intéressante... Quant à son Maître, c'est un petit chiot qui a dû lui mordiller les oreilles quand il était n'enfant...) (...)
Lire l'article - et le blog - de:

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"La démondialisation? Nous, on s'en fout..."
 Crânes de victimes de torture
dans un Stûpa  en dehors de Phnom Penh, Cambodge.

La démondialisation, 
imaginaire utopique
Jean-Marc Proust
   (...) La démondialisation trouve sans doute ses sources dans les premiers textes utopiques où sont décrites des cités idéales, situés dans des lieux éloignés ou inconnus, comme la Cité du Soleil (Campanella, 1602), La Nouvelle Atlantide (Francis Bacon, 1627) et, surtout Utopia(1509), premier du genre. Cet ouvrage a été inspiré à Thomas More par l’observation des inégalités sociales. Voilà ce qu’il imagine, comme le relève ce cours de lettres en ligne:
   «Une société où la propriété privée n’existerait pas, où la terre appartiendrait à tous". Cet aspect “communiste” de l’humanisme de More marque profondément son Utopie: les habitants doivent intervertir leurs habitations tous les dix ans et sont dans l’obligation de trouver un métier utile à la communauté. More trouve en effet révoltant que certains groupes oisifs de la société (bourgeoisie rentière des villes et des campagnes, noblesse, clergé) s’enrichissent sur le dos d’une majorité laborieuse. Ainsi, les habitants d’Utopie sont religieux, mais leurs prêtres et leurs hommes politiques doivent se plier à la loi commune. On ne trouve ni riches évêques, ni rentiers, ni domestiques en Utopie
   Dans ce monde idéal, tout n’est qu’harmonie:
   «Les Utopiens entretiennent admirablement leurs jardins, où ils cultivent des plants de vignes, des fruits, des légumes et des fleurs d’un tel éclat, d’une telle beauté que nulle part ailleurs je n’ai vu pareille abondance, pareille harmonie.»
   Utopie: l’étymologie renvoie au grec «ou-topos» («nulle part») ou encore «eu-topos», «lieu du bonheur». Thomas More pose ainsi le principe de la perfection introuvable (ce qui n'empêche pas de la chercher...).
   A leur tour, les Lumières (que l’on songe à l’Eldorado dans Candide de Voltaire, à L’Ile des esclaves de Marivaux…) explorent le thème. Sade lui-même, lumière sombre (hum...), s’en empara (Aline et Valcour).(...)
   (...) La démondialisation a fait une entrée remarquée dans le vocabulaire politique. Sous ce joli mot, encore plus radical que l’altermondialisme, se nichent quelques préconisations fort prosaïques (nationaliser des banques, imposer des barrières douanières…) qui n’expliquent pas ce succès symbolique.  
   En fait, le mot donne à rêver parce qu’il réveille le mythe de la cité idéale et celui de Robinson Crusoé (Daniel Defoe, 1719), faisant de nous d’éternels adolescents (que ne sont évidemment pas ceux qui, par le biais de leur pouvoir financier, gouvernent le Monde comme dans un Lego(c)...). (...)
Lire:

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Luc Desle

lundi 21 novembre 2011

"Tous les matins, pour améliorer sa diction, le Résident mettait des petits cailloux dans la bouche. Puis il les oubliait". Benoît Barvin in "Pensées pensées".


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(Représentants Allemand et Anglais affirmant
que celui de la France est nu et que
c'est une honte)
Une étude européenne affirme 
que la France ne mérite pas son triple A
(Comme Abêtissant? Aberrant? 
Abracadabrant? Abscons? 
Absurde? Abusif? 
Abrutissant? Désolé, mais
on ne peut pas s'en empêcher...)

   (...) La situation économique de la France est difficilement compatible avec la notation triple A sur sa dette, estime un rapport publiée mardi. Cette étude de la banque allemande Berenberg et du centre d’études européen The Lisbon Council (Allemagne et Angleterre unies pour cracher sur la méchante France... Syndrome de napoléonite aiguë?), classe le pays en queue d’un classement évaluant l’état de santé des membres de la zone euro.
   «Il faudrait tirer la sonnette d’alarme pour la France», souligne ce baromètre Euro Plus Monitor. «Parmi les six pays bénéficiant d’un triple A au sein de la zone euro, la France a obtenu la plus mauvaise note» selon l’étude qui place Paris en 13e position sur les 17 pays de la zone euro. «Les résultats sont trop médiocres pour un pays qui veut rester en tête», indique l’étude avant une conférence qui doit se tenir mardi à Bruxelles en présence du président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy.
   Selon cette étude qui prend en compte notamment la croissance, la compétitivité et la soutenabilité de la dette (soutenabilité... mamma mia...), la santé générale de la France la place entre l’Espagne (12e) et l’Italie (14e), deux pays qui sont actuellement dans le viseur des marchés et des agences de notation, signe que la France est elle aussi menacée de l’avis de l’étude par une contagion de la crise de la dette. (dette dont de nombreux articles parus sur Tu Quoque vous ont déjà dit sur quelle artificialité elle est bâtie...)(...)

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"Cet esclave travaille plus de 35 heures, j'espère...
- Que Monsieur se rassure. De toute façon,
elle n'a jamais su ce que c'était..."
Jean-Léon Gérôme "Achat d'une esclave"

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Les propositions chocs 
(Aie! Ca fait mal!)
des grands patrons pour 2012
Marie Visot

   (...) C'est un «nouveau pacte économique et social» que l'Association française des entreprises privées (Afep) va envoyer aux candidats à l'élection présidentielle. Présidé par Maurice Lévy, le mouvement patronal a élaboré un rapport dont les propositions visent à «per­mettre aux entreprises françaises d'être plus fortes dans la compétition internationale» (ouah! l'ambition...).
   «Si l'on n'est pas assez compétitif face aux marchés occidentaux, il n'y a aucune chance que l'on rééquilibre notre balance commerciale et que l'on se remette à créer durablement des emplois» (compétitif: baisser les charges... Créer des emplois durables: augmenter les charges. Cherchons l'erreur...), insiste (et en plus il insiste!) Maurice Lévy. Lequel tient aussi à mettre les choses au point: «L'objectif n'est pas de maximiser les profits par des solutions ultra­libérales (surtout pas, la main sur mon portefeuille coeur), mais de s'adapter pour redonner à la France la force qu'elle a eue par le passé.»
   Le «pacte» de l'Afep s'appuie sur trois piliers forts: l'assainissement des finances publiques par la baisse des dépenses (publiques, donc suppression de l'aide aux fénéants que sont les chômeurs et les pauvres?), la réduction du coût du travail via la création d'une TVA sociale (payée par les toutes petites entreprises?) et la suppression des 35 heures (d'où viennent tous les maux et qui, évidemment, plombent l'entièreté de l'économie de la France, même si elles sont si peu appliquées). (Faut-il vraiment continuer à rapporter ces propositions "chocs"? Et sur "Le Figaro"???) (...)


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"Et le petit Chatel, honteux et confus, jura,
mais un peu tard, de tourner dix fois sa langue
dans sa bouche avant de l'ouvrir...
- Encore, Maman, encore..."

Luc Chatel traite François Hollande 
de "Babar" : que dira-t-on de Sarkozy ou DSK ?
(Tocard et queutard, pour la rime?)
Bruno Roger-Petit Chroniqueur politique

   (...) Luc Chatel mériterait bien ce lundi matin le "Micro de plomb de l'élément de langage" pour sa sortie sur RTL comparant François Hollande au personnage créé par Jean de Brunhoff. On cite : "Il y a un personnage de bande dessinée qu'on connaît bien, qui s'appelle Babar. Babar, il est sympathique, c'est le roi des éléphants. C'est l'histoire qu'on raconte aux enfants pour les endormir le soir."
   On saisit où se situe le trait : Babar, c'est un mou, la preuve, c'est l'histoire que l'on raconte aux enfants pour s'endormir. Babar, c'est émollient et anesthésiant, c'est le Jacques Chancel de l'histoire pour enfants. Donc, Hollande est un mou émollient et anesthésiant. CQFD. 
   Le problème, c'est que le ministre Chatel est à côté de la plaque. Totalement. Absolument. Car Babar, ce n'est pas une histoire que l'on raconte le soir aux enfants avant le dodo.(...)
   (...) Pourquoi disserter ici sur le sens et la portée de l’œuvre Babar rapportés au propos de Luc Chatel ? Parce que l'on touche là à l'absurdité du fonctionnement de la communication en mode éléments de langage. Quand on y songe un peu, loin d'accabler Hollande en le comparant à Babar, personnage courageux, volontaire et sympathique auquel des générations d'enfants se sont identifiés, Luc Chatel rend service au socialiste, délivrant au bout du compte un message contraire à celui qui est recherché.
   Dans cette perspective, l'alternative est la suivante :
  - soit Chatel n'a jamais lu Babar, auquel cas sa comparaison bancale s'explique par l'ignorance (on peut parier?),
  - soit il l'a lu et n'a rien compris, auquel cas c'est révélateur du surmoi du ministre de l’Éducation en charge de tous les enfants de France (ben... pourquoi pas aussi? On hésite...). Il est même légitime de s'interroger sur ce que cette erreur manifeste d'appréciation dit de l'inconscient d'un sarkozyste du premier rang comme Luc Chatel. Par quelle mystérieuse alchimie de la psyché, le ministre de l’Éducation en est-il venu à juger qu'un personnage comme Babar pouvait, de son point de vue, être considéré négativement ?
   Cette affaire illustre évidemment la grande misère des éléments de langage du sarkozyste communicant, écartelé entre arrogance et ignorance. Elle nous alerte aussi quant au fonctionnement d'un cerveau sarkozyste comme celui de Chatel, cerveau qui juge qu'un personnage orphelin, en lutte pour sa survie, la reconnaissance de son identité, et combat des forces d’oppression est un personnage ennuyeux et inintéressant (car, dans la vraie vie, ce personnage crève la bouche ouverte?).(...)
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« Rien ne sert de penser, 
il faut réfléchir avant,
disait Pierre Dac dans
Y'a du mou dans la corde à noeuds !"
Pour rappel:

   (...) Après que sa mère a été tuée par un chasseur, Babar l'éléphanteau quitte sa jungle et arrive épuisé dans une grande ville, où il se lie d'amitié avec la Vieille Dame qui pourvoit à son éducation. Après plusieurs années, il retourne finalement au royaume des éléphants suite à la mort du roi, qui a mangé des champignons vénéneux. Babar est couronné roi, se marie avec sa cousine Céleste, restaure la paix et fonde la ville de Célesteville dans laquelle chaque peuple animal construit sa maison avec son architecture particulière et vit selon ses propres coutumes. (Libertéville, donc, et c'est ça que n'aimerait pas Luc Chatel, si on comprend bien...)(...)

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Benoît Barvin (en compagnie de Blanche Baptiste)