Bonjour à vous qui, dans le maelström du net, êtes arrivés, par hasard? lassitude? erreur? sur ce blog. Vous êtes les bienvenus. Vous y lirez des extraits d'articles, de pensées, d'interviews, piochés ça et là, et illustrés de photos et dessins détournés, via un humour de bon aloi. Vous pouvez évidemment réagir avec le même humour, la même ironie que nous mettons, chaque jour, à tenter de respirer un peu plus librement dans une société qui se corsète chaque fois un peu plus.

jeudi 13 février 2014

"Cette cantatrice brisait les sonotones fabriqués par les concurrents de son mari". Benoît Barvin in "Pensées coïncidentes".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LA NUDITE DE L'AME
VAUT-ELLE CELLE DU CORPS?)
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ASLAN
   Impossible de passer sous silence la mort d'Aslan, dessinateur fameux de pin-up dans le LUI des années 60, journal que les jeunes gens feuilletaient avec passion, justement en raison de la double page centrale où apparaissait le dessin d'une femme élégamment dévêtue. 
   La qualité du trait d'Aslan, ses nus ironiques, son rendu quasi photographique - mais avec une sensualité en plus -, tout était parfait. J'imagine avec délectation les réactions scandalisées des féministes actuelles - celles qui stigmatisent les Femen - face à ces dessins provocants mais qui ont beaucoup fait pour nourrir l'univers fantasmatique des adolescents des années 60. 
   Merci à Aslan de nous avoir fait rêver avec ces nudités (et avec toute son oeuvre, notamment celle de sculpteur)


   Le dessinateur Aslan, de son vrai nom Alain Gourdon, célèbre pour ses pin-up publiées par le magazine Lui, est décédé à l'âge de 83 ans d'un arrêt cardiaque, mardi 11 février au soir au Canada où il résidait depuis une vingtaine d'années, a annoncé à l'AFP son agent François Meyniel.
Aslan était aussi sculpteur: en 1968 et 1978, il avait réalisé les bustes de Brigitte Bardot et Mireille Mathieu en Marianne pour l'Association des Maires de France. Dix ans plus tard, il a signé deux statues de Dalida pour la tombe de la chanteuse et une place qui porte son nom à Montmartre.
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Jacques Damboise

"Ce sous-fifre ne savait même pas jouer de la flûte". Jacques Damboise in "Pensées inconvénientes".

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Pensées pour nous-mêmes:

(FAIS CE QUE TU DOIS
SANS SONGER AUX CONSÉQUENCES)

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"Psstt, Ma Reine...
On va encore dire que vous faites la Belle...
- Je ne le fais pas, idiote, je SUIS Belle!"


(SOURCE: VIKTORIABAKSA)

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"Moi, je veux pas d'enseignement du tout.
C'est nul l'enseignement"



Quand la Ministre de l’Enseignement supérieur 
et de la Recherche veut faire enseigner
l’entreprenariat dès la maternelle


   (...)" Je pense (pense!!!) que si on veut avoir davantage d’étudiants [qui lancent des entreprises, ndlr], si on veut avoir une vraie équipe France (des entreprises?), c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt, il faut même commencer dès l’école maternelle (dès la conception, ce serait mieux, non?).  Mais comme je suis responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche, je commence à la recherche!" Geneviève Fioraso

   (...) Il n’est sans doute pas inutile de rappeler à notre ministre que même à son niveau, c’est-à-dire celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’article L141-6 du Code de l’éducation, qui dit que « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », le monde l’entreprise n’a pas à s’immiscer de la sorte ! (...) 


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"Quoi? 
C'est ma nouvelle coiffure, c'est ça?
- Non... heu... Non..."


LILIAN MCCARTHY AS JOCASTA - HAROLD SPEED 1907
(VIA MUDWERKS)

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Luc Desle

mardi 11 février 2014

"Le Maître des Vents s'en prenait toujours plusieurs de la part de ses conquêtes". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LA DESTINÉE N'A AUCUNE VOLONTÉ)

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(Blonde attendant que sa chaîne Hifi fasse des grillades)


Full image link → 1969


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(Européenne répondant finement aux grossièretés américaines)


funnyjunk.com

Les cinq leçons du « fuck the EU ! »
d'une diplomate américaine

Sylvie Kauffmann
Journaliste au Monde

   (...) On savait que les défunts présidents Johnson et Nixon parlaient comme des charretiers dans l'intimité du Bureau ovale ; on ignorait que certains responsables de la diplomatie américaine perpétuaient cette tradition encore aujourd'hui. Grâce aux Russes, on sait depuis jeudi 6 février que Victoria Nuland, chargée de l'Europe au département d'Etat, est une digne héritière du parler cru de la Maison Blanche, surtout lorsqu'elle évoque ses amis de l'Union européenne : « Qu'ils aillent se faire foutre ! »

   Le plus intéressant pourtant, dans cette conversation téléphonique entre MmeNuland et son ambassadeur à Kiev, Geoffrey Pyatt, délicatement enregistrée à leur insu par – présume-t-on – les services secrets russes, n'est pas le « And, you know… fuck the EU ! » qui ponctue la description par la responsable américaine de sa stratégie sur la crise ukrainienne. L'expression gagne en clarté ce qu'elle perd en élégance, et après tout, Dominique de Villepin au Quai d'Orsay ne faisait pas non plus dans la nuance en fustigeant les « connards » de tous bords. Le plus intéressant, en réalité, c'est tout ce qu'il y a autour de l'interjection. Cinq leçons peuvent en être tirées :

   /Moscou n'hésite pas à recourir aux vieilles ficelles du KGB

   Selon l'agence Reuters citant une source diplomatique, l'enregistrement a été diffusé sur YouTube jeudi par Dmitri Loskoutov, un collaborateur du vice-premier ministre russe, Dmitri Rogozine, avec transcription de l'échange en russe, alors que Mme Nuland arrivait à Kiev. Une autre conversation téléphonique, moins toxique, entre une adjointe de Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, Helga Schmidt, et l'ambassadeur de l'UE à Kiev, Jan Tombinski, a été postée sur YouTube au même moment. Message subliminal : les dirigeants occidentaux vont et viennent en Ukraine pour soutenir le mouvement de Maïdan, mais les services secrets russes sont chez eux.

   /Il n'y a plus de diplomatie secrète

   Les Américains sont pourtant bien placés pour le savoir, après la fuite géante des télégrammes diplomatiques de WikiLeaks en 2010 et l'affaire Snowden en 2013. La NSA écoute le monde entier, mais deux hauts responsables américains s'entretiennent d'une des crises mondiales les plus sensibles du moment sur leur téléphone portable sans se soucier d'être écoutés ? C'est l'arroseur arrosé. D'après la presse américaine, les diplomates américains de ce rang ne sont pas équipés de téléphones portables cryptés. Washington n'a pas confirmé l'authenticité de la bande audio, mais ne l'a pas démentie non plus, et Victoria Nuland s'est excusée auprès de l'UE.

   / Les propos de Victoria Nuland sont révélateurs des divergences profondes entre Américains et Européens sur l'Ukraine

   Les Etats-Unis traitent l'affaire ukrainienne comme une crise de la guerre froide : l'Occident contre la Russie. Ils veulent prendre des sanctions et ne comprennent pas que l'UE hésite. Les Européens, eux, voient dans l'Ukraine une crise qui concerne au premier chef l'UE et l'un de ses voisins, dont une partie de la population aspire à la rejoindre. En outre, les Etats-Unis sont un Etat fédéral, tandis qu'en Europe, les décisions se prennent à vingt-huit. C'est plus compliqué et ça exaspère Washington. Le mari de Victoria Nuland, Robert Kagan, est l'auteur d'un livre célèbre : La Puissance et la faiblesse (Plon, 2003), dans lequel il explique que « les Américains sont de Mars et les Européens de Vénus ». C'est, visiblement, une vision que partage Mme Nuland. Mais au-delà des sanctions, les Etats-Unis n'ont pas non plus de solution-clé en mains à proposer pour la crise ukrainienne.

  / La maladresse, voire l'arrogance, américaine

   La familiarité avec laquelle la vice-secrétaire d'Etat évoque les dirigeants de l'opposition ukrainienne (« Yats » pour Arseni Iatseniouk, « Klitsch » pour Vitali Klitschko) et les postes qu'elle leur attribue dans un éventuel gouvernement traduit une étonnante maladresse, voire arrogance, dans la méthode, compte tenu des échecs américains à installer des équipes au pouvoir dans des pays étrangers depuis dix ans. Elle-même et l'ambassadeur Pyatt parlent des protagonistes de la crise ukrainienne comme si leur sort dépendait d'eux, ce qui n'est pas le cas. Inévitablement, le titre de la bande audio sur YouTube, en russe, est : « Les marionnettes de Maïdan ».

   /L'exaspération allemande

   L'affaire enfonce un coin supplémentaire dans les relations entre l'Allemagne et les Etats-Unis, de plus en plus froides. Angela Merkel n'a toujours pas digéré d'avoir appris par Edward Snowden que la NSA écoutait son téléphone et le fait payer aux Américains depuis, en mettant en avant la fureur déclenchée dans l'opinion publique allemande par les révélations sur l'ampleur de la surveillance électronique. La chancelière a été la première à réagir, vendredi, en faisant savoir qu'elle considérait les propos tenus par Mme Nuland comme « absolument inacceptables », suivie samedi par Herman Von Rompuy, le président du Conseil européen, qui a utilisé le même terme : « inacceptable ». Les autres dirigeants européens préfèrent pour l'instant rire ou enrager sous cape, ou, comme l'ambassadeur de l'UE à Washington, Joao Vale de Almeida, riposter avec humour :

   Finalement, les dégâts pourraient être plus importants que ne le laissait penser au départ la dimension anecdotique de la gaffe Nuland. Encore un joli coup des Russes dans la partie d'échecs qui se joue depuis l'été dernier entre Moscou et les Occidentaux.


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(Y avait-il eu un accord secret 
entre le macaque et le pandore?
Certains en mettaient leur main à couper)



Illustration by Pem For "Le Sourire" September 1928

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Luc Desle

lundi 10 février 2014

"Il était aussi délicat qu'on peut l'être quand on est un tueur en série sans éducation". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(LE JUSTE N'EST PAS 
FORCEMENT LE BEAU)

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(Dans cette usine de jambons on mettait des
lunettes aux cochons pour qu'ils ne se doutent de rien)


weirdvintage


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L'empreinte environnementale 
de la viande s'alourdit

Magali Reinert 

   (...) Dans l'Atlas de la viande, la Fondation Heinrich Böll et les Amis de la terre brossent un paysage inquiétant de l'extension de l'élevage industriel. Son empreinte environnementale est plus que préoccupante alors que les pays émergents rejoignent aujourd'hui les niveaux de production occidentaux.

   Publié conjointement par la Fondation Heinrich Böll et les Amis de la terre en janvier 2014, l’Atlas de la viande dresse un constat accablant des conséquences de l’industrialisation de la production mondiale de viande sur l’environnement. Exemples choisis. (...)

   (...) Une dizaine de multinationales de la viande domine aujourd’hui le marché international. En tête, JBS, une entreprise brésilienne, qui abat chaque jour 12 millions de volailles, 85 000 bovins et presque autant de porcs, qu’elle distribue ensuite dans 150 pays. Cette concentration s’applique aussi à la sélection génétique. Quatre compagnies se partagent 97 % de la recherche sur le poulet et 75 % de la recherche sur les bovins et le porc. Conséquence : la diversité génétique se réduit drastiquement, reléguant aux oubliettes la majorité des 8 000 espèces domestiquées actuellement recensées. 

   Par exemple, la race de vache Holstein couvre 83 % du marché mondial du lait. Quant aux porcs, trois races se partagent les trois quarts du marché. Comme pour les cultures, cette réduction de la biodiversité inquiète les experts, alors qu’elle réduit d’autant les capacités d’adaptation de l’élevage au changement climatique.(...) 

   (...) Concernant le climat justement, l’élevage est très émetteur de gaz à effet de serre. Au-delà des rejets connus de méthane liés à la digestion des ruminants, l’Atlas de la viande comptabilise aussi les émissions de dioxyde de carbone et de protoxyde d’azote. Ce dernier, lié aux excédents d’azote, est un GES particulièrement nuisible, 300 fois plus que le CO2. L’ensemble des activités liées à l’élevage, y compris les cultures destinées à l’alimentation des animaux, contribuerait ainsi à 32 % des émissions de GES. (...)

   (...) 40 % des céréales mondiales sont aujourd’hui dédiées à l’élevage, soit 800 millions de tonnes, auxquelles il faut ajouter 250 millions de tonnes de soja. Ces cultures représentent un tiers des surfaces cultivées. Selon l’Atlas de la viande, cette proportion s’élèverait même aux trois quarts de la surface agricole en tenant compte de l’ensemble des coproduits des cultures destinés à l’élevage comme la paille, les tourteaux de soja… (voir La trop forte "empreinte terres" des Européens). 

   Dans les nouveaux pays grands producteurs de viande et de soja, l’élevage est aussi une des premières causes de la déforestation. En Amazonie, 62% des terres sont déforestées directement par les éleveurs. Cet impact devrait s’aggraver, alors que les élevages les plus industrialisés (porcs et volailles) enregistrent les plus fortes croissances. La production de poulet devrait croître de 25 % entre 2010 et 2020. Cette évolution conduit à une marginalisation des pâturages dans l’alimentation animale au profit des cultures. (...)

   (...) L’élevage est également très gourmand en eau : il mobilise 20 % des ressources mondiales disponibles. Et pour cause : produire un kilo de bœuf nécessite environ 15 500 litres d’eau, soit cent fois plus que pour un kilo de carotte. Si l’Atlas invite à modérer sa consommation de viande, il rappelle aussi que tous les modes d’élevages ne se valent pas. Et qu’un animal élevé à l’herbe consommera moins d’eau que celui engraissé à l’intérieur d’un bâtiment. Si la croissance de la production se maintient, prévient le rapport, la consommation d’eau pourrait encore doubler d’ici 2050. Quant à la pollution de l’eau, les dégâts du lisier en Bretagne donnent une image inquiétante de ce qui attend la Chine. Ce géant, qui produit plus de porcs que l’Europe, les États-Unis et le Brésil réunis, aura industrialisé la moitié de sa production porcine d’ici quelques années. (...) 

   (...) Autre source d’inquiétude, la contribution de l’élevage au développement de l’antibiorésistance. L’élevage consomme en effet plus d’antibiotiques que l’humanité. Cette situation est une conséquence directe des conditions intensives d’élevage, plus exposées aux épidémies. Les antibiotiques sont aussi largement utilisés pour accélérer la croissance des animaux. A titre d’exemple, un porc qui reçoit des antibiotiques a besoin de 10 à 15% d’aliments en moins pour atteindre le même poids qu’un animal non dopé. Si l’Union européenne a interdit l’usage des antibiotiques comme facteur de croissance, leur consommation n’y a toujours pas baissé. 

   Ailleurs, elle continue d’augmenter. A elle seule, la Chine administre à ces élevages 100 000 tonnes d’antibiotiques chaque année. Cette surconsommation de médicaments contribue également à la pollution de l’environnement par des molécules chimiques (voir L’eau potable est-elle polluée par les médicaments ?).

© 2014 Novethic - Tous droits réservés


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(Cette maîtresse, inconsciente, buvait
devant son chien qui avait fait voeu d'abstinence alcoolique)



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Luc Desle

dimanche 9 février 2014

"Ces religieux circoncisaient les idées gênantes". Benoît Barvin in "Pensées pensées".

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Pensées pour nous-mêmes:
(LA GUERRE N'EST PAS LA
POUR RESSUSCITER LES MORTS)
PCC Jacques Damboise

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(Un seul soldat est un traître à son régiment.
Sauras-tu le reconnaître?)


US soldiers wearing different styles of gas masks
 used by Allied and German forces during the First World War. 
(Photo by Hulton Archive/Getty Images). Circa 1917


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(L'imitation du canard des étangs de ce jeune homme
laissait à désirer)


A very simple 'gas' mask used during WWI
by the allies in the campaign in France. 
(Photo by Hulton Archive/Getty Images). Circa 1915


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(La femme du sergent, surprise dans un accoutrement ridicule,
alors qu'elle sort de chez son amant)


An American nurse wearing her gas mask
while working in the trenches near the front. 
(Photo by Russell/Getty Images). 1918


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(Petits comiques envoyant du gaz hilarant
 en direction des troupes ennemies)


Russian officers release gas during gas
attack training at Newmarket. 
(Photo by Topical Press Agency/Getty Images). October 1910


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Jacques Damboise

samedi 8 février 2014

"Il était sourd d'une oreille et muet de l'autre". Jacques Damboise in "Pensées à contre-pet".

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Pensées pour nous-mêmes:

(MARCHE AVEC TES PIEDS
ET PAS DANS TA TÊTE)

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"On lui dit que ce fameux Prince qu'elle embrasse
n'est autre que notre amie Edwige qui lui 
fait une blague?
- Non, pas tout de suite, on a le temps..."


Hans Christian Andersen The Princess and the Swineherd-Illustrated 
by Heinrich Lefler-Vienna, 1897

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« La mort dans l’âme » :
la réponse de Schneidermann à Patrick Cohen
(extraits)

Daniel Schneidermann 
Fondateur d'@rrêt sur images

   (...) Je crois que le rôle d’un journaliste, c’est de de tenter d’appréhender et de montrer toute la réalité. Même celle qui lui déplaît. Même la réalité désespérante. Même la réalité nauséeuse. Non, elle n’est pas belle, la France des dieudo-soraliens.

   Mais la France d’aujourd’hui, ce ne sont pas seulement les puissants et les « sachants ». La France, ce ne sont pas seulement les ministres, les corps constitués, et les intellectuels labellisés, qui se succèdent deux fois par jour à votre micro, de matinales en prime time, en un ballet immuable (j’apprends d’ailleurs que vous allez élargir le cercle, que vous allez inviter l’économiste anti-euro Jacques Sapir. Quelle audace ! Savez-vous que Moscovici vient de le taxer d’être d’extrême-droite ? Etes-vous bien certain qu’il n’est pas, lui aussi, un cerveau malade, un idiot utile de quelque chose ? N’est-ce pas un peu imprudent ? Réfléchissez bien).

   La France que nous devons regarder en face, c’est aussi ce jeune dieudonniste sur notre plateau, que l’on place devant l’odieuse sortie de Dieudonné vous envoyant aux chambres à gaz, et qui non, vraiment, ne voit pas le problème, c’est juste de l’humour, voyons.

   Cette France-là, il nous appartient de la regarder en face, de la sonder sans fin, de la révéler à elle-même et aux autres. Pour un reporter, ça veut dire : aller les voir. Pour un animateur d’émission : les inviter. La mort dans l’âme.(...)

   (...) L’ironie de cette polémique, c’est que je n’ai jamais invité, moi non plus, ni Dieudonné, ni Soral, et les dieudonnistes de notre forum nous le reprochent assez, idiots qu’on est décidément. Ni à l’époque de France 5, ni depuis 2008 sur ce site.

   Non pas que je me l’interdise. A l’époque où Arrêt sur images était encore sur France 5, je refusais, comme vous, d’être la porte d’entrée de ces discours-là dans le débat public. Je raisonnais en journaliste des anciens médias.

   Aujourd’hui, on a changé de monde. Pour le meilleur et le pire. On est dans une terra incognita, dont je reconnais qu’elle peut sembler terrifiante. Où la moindre vidéo de Dieudonné ou de Soral sur YouTube totalise dix fois, vingt fois plus de vues que les émissions d’Arrêt sur images. Où Dieudonné remplit les salles (avec l’aide remarquable de Manuel Valls et, je pense, la vôtre). Où les cerveaux malades ont sans doute, dans leur champ étroit, bien davantage d’influence que moi, et même que vous, du haut de vos estrades de la radio et de la télé publiques.  Et il faudrait se boucher les yeux ? Rien regarder, rien écouter, rien tenter de comprendre ?(...) 

   (...) Et pourtant, ici, nous ne les avons toujours pas invités. Pour plusieurs raisons. D’abord, tout simplement, parce que...leur champ reste un champ étroit. La polarisation périodique du débat public autour de leurs figures et de leurs thèmes: quel gaspillage d’énergie !

   Comme si la question de l’antisémitisme ou de l’antisionisme étaient les questions centrales de la France aujourd’hui, davantage que l’évasion fiscale, la disparition de l’emploi industriel, le maintien ou non de l’euro, le réchauffement planétaire, la dissolution de la vie privée, la marchandisation des données, l’espionnage américain, la révolution numérique sous tous ses aspects, et je pourrais allonger la liste.

   En outre, je l’avoue aussi, je ne saurais trop, sur un plateau, comment leur faire cracher leur vérité enfouie. Entre l’interview-interrogatoire et l’interview-accouchement, entre les écueils symétriques du trop agressif et du trop à l’écoute, je crains de ne pas trouver l’angle d’attaque, outre que j’ai passé l’âge de jouer à cache-cache. Mais je n’en suis pas fier. C’est une lacune. Mes compétences d’animateur trouvent ici leurs limites. (...)

   (...) Si d’autres animateurs de débats plus doués que moi s’en chargent, et y réussissent, je crie bravo. Voilà pourquoi il n’était pas correct de reprocher à Taddeï de le faire. Invitant les « cerveaux malades » (et pour peu évidemment qu’il leur porte la contradiction nécessaire, et pertinente, qu’il les accouche avec sagacité de leurs impasses et de leurs non-dits, comme on devrait le faire avec tous les invités), il fait le job. Ce job que ni vous ni moi ne faisons.

   Voilà. Vous noterez que je viens de vous répondre, Patrick Cohen, comme si votre papier de L’Obs était, à mon égard, une critique acceptable. Je suis décidément un gentil garçon. Car acceptable, il ne l’est pas. Vous ne me reprochez pas seulement de vous avoir critiqué. Vous me reprochez de vous avoir critiqué en tant que juif. « Le juif Cohen », glissez-vous au détour d’une phrase. Et ça, cette manière de brandir son étoile jaune en bouclier, je vous le dis, c’est infâme.

   Qui vous a mis en cause « en tant que juif », Patrick Cohen ? Trouverez-vous sous ma plume une ligne vous autorisant cette grotesque imputation larvée d’antisémitisme ? Et alors, pourquoi ne pas avoir porté plainte, comme France Inter l’a fait, à raison, contre Dieudonné ?

   Relisez-moi. Aucune autre critique que professionnelle. De journaliste à journaliste. « Que savez-vous de moi ? » demandez-vous. Rien. Rien d’autre que ce que vous montrez, dites et écrivez dans l’espace public, C’est mon seul matériau. Que des obsessionnels s’en emparent ensuite, je le constate comme vous, la mort dans l’âme encore une fois, mais c’est la règle, on la connait, et celà ne doit nous conduire, journalistes, à aucune autocensure, ni aucun aveuglement. (...) 


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"Et une tête d'intello de gauche, une de plus!"


Jean Benner, Salome c. 1899

(Dans cette période un peu trouble,
la penseuse de ce Parti Extrême se régalait)

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Benoît Barvin